le vieux monde qui n'en finit pas

08 décembre 2022

A boy and his dog [Old Shep]

L'interprétation déchirante de Walter Brennan,
même si elle s'écarte un peu du texte original,
n'a rien à envier [selon moi] à celle d'Elvis - encore moins à celle, pretty ridiculous, de Cash.

~

When I was a lad and old Shep was a pup
Over hills and meadows we'd play
Just a boy and his dog we were both full of fun
We grew up together that way
-
I remember the time at the old swimming hole
When I would have drowned beyond doubt
But old Shep was right there, to the rescue he came
He jumped in and helped pull me out
-
Now, the years they rolled by and old Shep he grew old
His eye sight at last it grew dim
Then one day the doctor looked at him
And said, "I can do no more for him, Jim"
-
With a hand that was trembling, I picked up my gun
And I aimed it at Shep's faithful head
But I just couldn't do it, I wanted to run
I wished they would shoot me instead
-
Now, old Shep is gone where the good doggies go
And no more on this earth will he roam
But if dogs have a Heaven, there's one thing I know
Old Shep has a wonderful home

walter_brennan

Posté par charles tatum à 11:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,


07 décembre 2022

Super Ducon, toujours d'actualité

gorce 6 décembre

Xavier Gorce, 6/12

Posté par charles tatum à 10:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Soutenir Sophie Djigo contre les intimidations et violences fascistes

Tribune. « Notre collègue Sophie Djigo est philosophe et chercheuse, enseignante en classes préparatoires, autrice de plusieurs ouvrages de référence sur la question des migrations et fondatrice de l’association Migraction59 pleinement engagée dans le soutien aux migrants à Calais.

migrants

« Elle est actuellement la cible des attaques de plusieurs mouvements d’extrême droite, sur les réseaux sociaux desquels son nom, sa photo, les vidéos de ses interventions et son adresse professionnelle sont diffusés et exposés à la vindicte et au lynchage médiatique. Elle reçoit depuis des semaines des insultes, subit des harcèlements et des menaces de mort explicites, dont la montée en puissance l’a conduite, suite à une nouvelle escalade, à demander la protection fonctionnelle le 28 novembre.

« Un communiqué de presse de Reconquête ! et un autre du Rassemblement national la désignent explicitement comme corruptrice de la jeunesse par son activité enseignante, criminalisant par là la simple action pédagogique de sensibilisation aux pratiques solidaires, qui fait pourtant partie intégrante et reconnue d’une éducation à la citoyenneté. En effet, le prétexte de ce déchaînement est l’organisation d’une sortie d’étudiants de classes préparatoires pour témoigner des conditions de vie des personnes migrantes à Calais et des formes de solidarité qui leur sont apportées.

« Des chercheurs et des enseignants sont ainsi régulièrement exposés à la violence de ces réseaux et à leurs manœuvres d’intimidation. Et les collusions entretenues entre le pouvoir politique et les puissances d’extrême droite, favorisées par les stigmatisations ministérielles à l’encontre des "islamo-gauchistes", introduisent une banalisation de la violence xénophobe et raciste.

« La brutalité des insultes et des intimidations subies par notre collègue atteste donc une véritable offensive coordonnée et décomplexée, plus particulièrement dans le Nord en ce moment, où d’autres collègues universitaires subissent collectivement des attaques similaires.

« Sophie Djigo est à la fois une philosophe et une militante, dont l’action solidaire, particulièrement efficace et déterminée, est liée à une profonde réflexion de chercheuse et à une activité enseignante intellectuellement exigeante, reconnue et de haut niveau dans le système de l’enseignement public supérieur. Et le rectorat a, du reste, décidé de la soutenir en portant plainte pour diffamation.

« Et pourtant, elle a dû renoncer à l’organisation d’une rencontre entre ses élèves et les bénévoles de l’Auberge des migrants, à Calais, par crainte d’une descente violente des associations xénophobes qui en ont divulgué la date. Et cette forme d’intimidation constitue un véritable bâillon culturel.

« La violence qui atteint actuellement Sophie Djigo est une cote d’alerte des dérives qui nous atteignent tous, et dont la défense des exilés constitue un emblème. C’est en ce sens à un refus collectif des politiques xénophobes et liberticides que nous appelons, par le soutien inconditionnel qui doit lui être manifesté.

« Nous n’exigeons donc pas seulement une réponse gouvernementale claire à des attaques aussi dangereuses qu’inacceptables du point de vue même du droit tel qu’il s’inscrit dans la Constitution, afin de permettre la défense de notre collègue et de toutes celles et ceux qui subissent cette violence. Mais nous exigeons aussi qu’il soit mis fin aux collusions – implicites ou explicites – qui font de l’idéologie fasciste un véritable facteur d’imprégnation des mentalités, et constituent par là même un danger massif à tous les niveaux de la décision étatique. »

SIGNATAIRES

livre djigo

Posté par charles tatum à 05:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Hotties Reading 759

hr frank en eva (pdlp)

Frank en Eva [ Scènes de la vie conjugale d'un couple ], Pim de la Parra 1973

Posté par charles tatum à 00:27 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

06 décembre 2022

« How long has this been going on ? »

Dexter Gordon et Lonette McKee dans 'Round Midnight (1986)

Le film de Bertrand Tavernier a fait l'objet d'une restauration en « 4K » et ressort sur quelques écrans.
Ce sera le cas après-demain, le temps d'une projection, au CinéManivel (Redon, dans l'Ille-et-Vilaine).

round midnight

Posté par charles tatum à 07:40 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,


05 décembre 2022

Chonchon

À la mémoire de notre chère Chonchon.

chonchon2

Épuisée par la maladie, elle a lâché la rampe ce midi,
à Munster dans le Haut-Rhin.
Elle avait 62 ans.
Son énergie et son humour, son franc-parler et sa simplicité vont nous manquer.

chonchon3

Posté par charles tatum à 13:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Un jardinier pince-sans-rire

« L’Europe est un jardin. Nous avons construit un jardin. Tout fonctionne. C’est la meilleure combinaison de liberté politique, de prospérité économique et de cohésion sociale que l’humanité ait pu construire. [...] La plupart du reste du monde est une jungle, et la jungle pourrait envahir le jardin. » [Par conséquent], « les jardiniers doivent aller dans la jungle. Les Européens doivent être beaucoup plus engagés avec le reste du monde. Sinon, le reste du monde nous envahira, de différentes manières et par différents moyens... » Josep Borrell, représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Bruges, 13/10/2022. [Cité par Pierre Rimbert, Le Monde diplomatique, novembre 2022] On frémit.

L'Europe

europe

La plupart du reste du monde

jungle

Posté par charles tatum à 12:57 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

04 décembre 2022

Une bise et au lit 178

UBEAL la vengeance de lady morgan

La vendetta di Lady Morgan, Massimo Pupillo, 1965

Posté par charles tatum à 00:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

03 décembre 2022

Ici comme ailleurs, le service public se surpasse

Fi_aP22XkAku9NW

Posté par charles tatum à 07:33 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , ,

01 décembre 2022

Serge Livrozet (2)

lamortsemérite

On reverra avec émotion le film que Nicolas Drolc a consacré à Serge Livrozet (2017).

Il s'intitule La mort se mérite, Digressions avec Serge Livrozet.

Je remercie Patrick Leboutte qui me communique le lien Viméo [Les Films Furax].
C'est gratuit. Mais qu'on se dépêche, ça ne durera peut-être pas.

LA MORT SE MÉRITE from LES FILMS FURAX on Vimeo

Posté par charles tatum à 10:10 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 novembre 2022

Serge Livrozet

serge livrozet

JiPé m'apprend la mort de Serge Livrozet.
Cet agitateur infatigable, pourfendeur irréductible du système carcéral/judiciaire
(des QHS à la peine de mort)
et à l'occasion perceur de coffres, était né en 1939 à Toulon.
Il est mort, semble-t-il, dans la sérénité et une relative solitude.
Ce grand bonhomme a beaucoup compté pour moi, dans l'autre siècle.

51mzbNRV0pL

Ce qu'en dit le Maitron
notice LIVROZET Serge, Raymond
[Dictionnaire des anarchistes] par Hugues Lenoir,
version mise en ligne le 3 mai 2014,
dernière modification le 12 novembre 2021 :

Serge Livrozet est né de père inconnu (en fait, il a eu deux pères, le génétique et celui de l’état-civil, mais n’en a connu aucun) et de Suzanne Macchiavelli (1911-1995) qui était prostituée, croyante et plutôt de droite. L’engagement ultérieur de Serge Livrozet est en partie dû à un cheminot communiste, amant de sa mère. Il a vécu avec Annie Hout (1943-2004) qui avait participé avec lui à la fondation du journal Libération "de la bonne époque" et activement à la création du Comité d’action des prisonniers. Depuis le décès de cette dernière, il vit avec Agnès Ouin, ancienne militante du CAP et ex-collaboratrice de Libération.

Avec un diplôme d’études comptables supérieures obtenu en détention, il exerça la comptabilité, soit à son compte, soit en entreprise. De 1965 à 1968, il se consacra à l’écriture et au perçage de coffres. À sa sortie de prison en 1972, il abandonna ses activités de perceur de coffres pour entrer dans le militantisme actif et participer à la création du CAP et de Libération.

Serge Livrozet commença à travailler à treize ans et demi. Il apprit le métier de plombier. Engagé volontaire à 18 ans dans l’armée de l’air, il devint maître de chien. En 1961, il créa une entreprise de publicité. Escroqué par son associé, il cambriola sa propre société, puis commit des vols dans de riches villas de la Côte d’Azur. Arrêté, il parvint à s’enfuir du commissariat de Nice. Arrêté de nouveau, il fut condamné à cinq ans de prison. Incarcéré à vingt-deux ans à la centrale de Loos-lez-Lille, il y passa le bac. À la suite de quoi l’administration pénitentiaire le bombarda instituteur des détenus.

Libéré en octobre 1965, il rencontra sa femme et exerça le métier de démonstrateur dans les foires, son casier judiciaire lui interdisant tout autre travail de type commercial. Dès cette époque, il analysa la délinquance d’un point de vue politique, économique et sociologique. Il commence à écrire.

En 1967, il adhéra à la CNT et s’affirma libertaire. En mai 1968, il fut l’un des premiers à occuper la Sorbonne et fut blessé par une grenade offensive. La tournure des événements le déçut, mais il continua de s’affirmer libertaire. Il décida dès ce moment de "politiser sa criminalité" en choisissant de manière lucide de s’en prendre au capital et à ses coffres-forts, afin de pouvoir créer une entreprise d’édition indépendante lui permettant d’exprimer les idées auxquelles il croyait et croit toujours.

En décembre 1968, il passa en cour d’assises pour "crime contre la propriété", sans jamais avoir blessé ou menacé qui que ce soit. Il fut condamné à quatre ans de prison. Il effectua la moitié de sa peine à la Santé, le reste à la centrale de Melun. Il profita de ce nouveau séjour en prison pour écrire, étudier et passer le diplôme d’études comptables supérieures. Ce qui ne l’empêcha pas de participer à l’organisation des premières revendications politiques des détenus, notamment dans l’imprimerie de la centrale où, en compagnie d’autres prisonniers, il rédigea un tract dans lequel les détenus étaient appelés à une grève sans violence.

À sa sortie de prison, en juillet 1972, il rencontra Michel Foucault, avec lequel il correspondait et qui devint son ami. En novembre 1972, ils fondèrent ensemble le Comité d’action des prisonniers (CAP). Farouche opposant à la peine de mort, il cessa sa collaboration à La Cause du peuple, dirigée par Sartre et Serge July, qui réclamait la peine capitale contre le collaborateur Touvier. Il participa à la création de Libération avec Michel Foucault, Maurice Clavel, Jean-Paul Sartre, Marin Karmitz, Claude Mauriac, Philippe Gavi, etc. Un mois plus tard, Serge July, encore maoïste, arriva au journal. Serge Livrozet cessa alors de collaborer à la création de Libération.

Début 1973, il publia son premier livre au Mercure de France, De la prison à la révolte, préfacé par Michel Foucault, qui parlait à son sujet de "philosophie du peuple". Pour la première fois, le système carcéral et, surtout, les causes de la délinquance étaient analysés d’un point de vue politique, économique et idéologique par un ex-détenu. Directeur du centre socioculturel de Bièvres de 1973 à 1974, en plein accord et avec le soutien actif du CAP et de l’ensemble du personnel, il accueillit durant plusieurs mois plus de cinquante familles chiliennes réfugiées en France après le coup d’État de Pinochet. En 1976, il participa et organisa avec le CAP la première manifestation contre la peine de mort. Elle rassembla 10 000 personnes à Paris.

Réhabilité en 1983, il continua de militer, d’écrire, d’animer divers débats, de rédiger et de dire des sketches. Il anima durant plusieurs années une émission hebdomadaire, "Humeur noire", sur Radio libertaire. Au début des années 1990, il adhéra au groupe Berneri de la Fédération anarchiste.

Accusé en 1986 d’être le "cerveau" d’une contrefaçon de billets de banque pour un montant de 70 millions de francs, il passa une nouvelle fois aux assises, mais fut acquitté en 1989.

Depuis cette date, Serge Livrozet anime des ateliers d’écriture dans des milieux défavorisés. Ce qui a permis à des élèves du lycée de Saint-Ouen d’écrire Le Poulpe au lycée, édité en 1999 aux éditions Baleine. En 2001, il participa au film L’Emploi du temps de Laurent Cantet.

Depuis son acquittement, il collabore à divers journaux sous forme de nouvelles ou d’articles d’humeur, tout en préparant son seizième livre.

MJPU3JUOUMPV4NOGDAECVP35CY

Posté par charles tatum à 09:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , , , , ,

Hotties Reading 758

bustercrabbe1933m

Buster Crabbe, 1933

Posté par charles tatum à 00:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

28 novembre 2022

Le 44e festival des Trois Continents est fini

Le grand prix [Montgolfière d'or] du 44e festival des Trois Continents,
qui s'est achevé hier soir, a été décerné à Cendres glorieuses
du réalisateur vietnamien Bui Thac Chuyen. On découvrira ici le détail du palmarès.

4472652

Posté par charles tatum à 11:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Presse police

Ce matin, l’ami Gérard Lenne écrit ceci.

Va-t-on en sortir ?

« J’ai l'impression que la situation empire de jour en jour. Nous sommes entrés définitivement dans l’ère du soupçon et de la délation. Un comédien du film de Valeria Bruni-Tedeschi LES AMANDIERS est accusé de viol (évidemment). Je ne le connaissais pas, mais l’accusation sans preuve valant culpabilité, j’apprends que plusieurs salles de cinéma ont retiré le film de leur programmation. Ces braves exploitants ont tellement peur (de quoi ? d'être accusés à leur tour ?) qu’ils agissent comme si la chose était déjà jugée. C'est ce que j'appelle une mentalité de collabos. Depuis, je vois que le quotidien Libé traite cette affaire à la une. A l’instar de Mediapart, ses journalistes ont mené une enquête policière, c’est-à-dire qu'ils pratiquent une justice privée plus importante pour eux que celle de la Justice. Où est le Libération que nous avons connu dans les années 70 ? Il est bien mort. » Gérard Lenne

amandiers

Posté par charles tatum à 05:48 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , ,

27 novembre 2022

Une bise et au lit 177

Screenshot 2022-11-04 at 09-52-52 Frances Dade

Frances Dade et Béla Lugosi dans Dracula de Tod Browning, 1931

Posté par charles tatum à 16:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Zone 51

Encore un message crypté pour cause d'anniversaire.
On ne sait pas où ça nous mène - à Roswell ?
mais c'est sûrement moins cruche
que les blagues convenues sur le nom d'une fameuse anisette.

~

Cliquons ici : Z51

vlcsnap-2022-11-27-09h41m01s831

Posté par charles tatum à 09:52 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

26 novembre 2022

Bloomdido

Pour Raminagrobis [et les coyotes de Radio Plus, Bruxelles, s'ils sont toujours de ce monde]

6/6/1950 New York ~ ℗ Verve 1952 ~ Norman Granz, producteur

Charlie Parker (as) / Dizzy Gillespie (tp) / Thelonious Monk (p)
Curly Russell (double b) / Buddy Rich (dms)

bloomdidoréduit

 

Posté par charles tatum à 18:11 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,

Douglas Sirk et le western

AllThatHeavenAllows

« Mais vous savez que j’adore le western. Il n’y avait pas trop de metteurs en scène hollywoodiens qui étaient d’accord avec moi, et encore moins de critiques. Je me souviens de la célèbre déclaration de Ford: "Mon nom est John Ford. Je fais des westerns." C’était la première fois que les gens en venaient à penser au western comme à un moyen d’expression digne de quelque attention; on le considérait, au mieux, comme une bonne marchandise source de profit à coup sûr. Personne ne comprenait la place qu’a le western dans le cinéma américain, ou que le cinéma a dans la culture américaine. La remarque de Ford provoqua un grand débat. Tout le monde était surpris que Ford lui-même ait choisi de se définir de la sorte. Personne ne comprenait. On se serait attndu à ce qu’il se présente comme le réalisateur des Raisins de la colère. Mais toute évaluation du cinéma américain, à mon avis, passe par celle du western et aussi du mélodrame, et l’on peut asseoir ce jugement par une critique spécifiquement cinématographique. En tant que metteur en scène qui a commencé sa carrière au théâtre, et de plus, en montant des pièces très littéraires, j’aimerais beaucoup insister sur ce point. »

john-ford

« Celui que j’aimais beaucoup chez Universal, c’était Budd Boetticher. Nous avons souvent tourné sur des plateaux voisins. On se rencontrait le matin, avant d’aller travailler, et je lui disais: "Salut, Budd, qu’est-ce que tu fais ?" et il me répondait: "Salut, je ne fais qu’un petit western minable – et toi ?" et je répondais: "Oh, juste un petit mélo minable", et nous allions au travail. Je crois qu’il avait une conception totalement nouvelle, fraîche, moderne du western. Je ne parle pas d’une approche psychanalytique, comme dans High Noon (Fred Zinnemann, 1952) et Hud (Martin Ritt, 1963) – qui était nulle. J’aime beaucoup ce que fait Budd Boetticher. »

Boetticher2

« L’autre cinéaste dont je me souviens tout de suite et que j’appréciais beaucoup est Blake Edwards, que j’ai d’abord connu comme scénariste, avant qu’il ne devienne un excellent et très original auteur de comédies. »

Douglas Sirk, Sirk on Sirk, entretiens avec Jon Halliday, 1971.
[Traduction française Serge Grünberg : Conversations avec Douglas Sirk,
Cahiers du cinéma/Collection Atelier, 1996]

Posté par charles tatum à 08:06 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

23 novembre 2022

Hotties Reading 757

newman woodward

Paul Newman, Joanne Wooward : Rally round the flag, boys ! (Leo McCarey, 1958)

Posté par charles tatum à 00:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

20 novembre 2022

En rachâchant, 1982

FiAvBavX0AI57E-

Eloge de Frédéric Maire

 

Posté par charles tatum à 15:26 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,