le vieux monde qui n'en finit pas

27 avril 2015

Hotties Reading 400

groucho marx

Julius Henry Marx, dit Groucho (1890-1977)

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23 avril 2015

Bernard Stollman, toujours des nôtres

Retour sur Bernard Stollman, l'homme de ESP-disk. Ph!l attire mon attention sur un entretien passionnant publié il y a dix ans par allaboutjazz.com. Vous en trouverez le début un peu plus bas. Il y en a dix pages. Si vous voulez la suite, vous devrez cliquer sur le lien. En attendant, voici in extenso The Machine Gun de Peter Brötzmann. Un disque formidable, dit Berny à qui il fut proposé. Vous saurez en lisant l'entretien pourquoi il n'a pas pu le produire.

You never heard such sounds in your life, c'était la devise d'ESP.

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Founder of the iconoclastic jazz and protest-music label ESP-Disk, Bernard Stollman initially commenced recording and releasing new music in 1964 with Albert Ayler's Spiritual Unity, a classic of modern improvised music, and continued in a stylishly off-the-cuff yet wholly documentary vein releasing contemporary jazz, folk, rock, punk and outsider art music until the threat of bankruptcy forced the label close down in 1974. Plagued by soured licensing deals in Europe and Japan in the '70s, '80s and '90s, ESP-Disk' has returned to the fore under the direction, once again, of its founder. Mr. Stollman and All About Jazz New York writer Clifford Allen conversed on the history, the mission, and the future of the label last May. Here is the result of that conversation.

All About Jazz: I'd like to start out with a bit of your pre-ESP personal history. Were you born in New York?

Bernard Stollman: I was born in New Brunswick, New Jersey but when I was an infant my parents moved to Plattsburg, New York, on the Canadian border, and I grew up there. My father had been a child prodigy; he was an improvisational singer who toured Eastern Europe with another young boy and a cantor until his voice changed with adolescence and World War I erupted. When he had settled in America and had a family, he would sing everywhere an opportunity arose. He would drive from Plattsburg to Montreal during World War II with our mother, and we children were squeezed in the back seat, and he would sing as he drove to his captive audience, while our mother harmonized with him. I was the first of seven children, and my parents worked hard all their lives. We weren't poor, we weren't rich, but we were well off.

LA SUITE EST ICI

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"You never heard such sounds in your life." Bernard Stollman

Spiritual Unity est le deuxième disque produit par Bernard Stollman sur le "label" ESP-disk.
C'était il y a cinquante ans.

[Albert Ayler (tenor) y est accompagné par Gary Peacock à la basse et Sunny Murray à la batterie.]

Qu'on se penche sur le catalogue ESP, beaucoup de disques ont été réédités.
Berny Stollman est mort en début de semaine.
Nous sommes quelques-uns à en être affectés. CLIC

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22 avril 2015

Hotties Reading 399

Lillian Bassman _ Southwest Passage 1951

© Lillian Bassman
Southwest Passage : Sunset Pink, model unknown, pajamas by Kicker Nick, 1951

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21 avril 2015

regard chien et production d'ocytocine

billie-holiday-mister

Billie and Mister, en 1949

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Découvert tout à l’heure sur le site internet du Monde, cet article excitant signé Hervé Morin, du service science et médecine. Je n’en vois nulle trace dans la version papier du journal, peut-être est-il réservé aux abonnés. Excellent motif de le passer ici dans sa totalité. Beaucoup de mes amis ne donnent pas leurs sous au Monde, ce qui ne les empêche pas d’être joyeusement cynophiles. Ces grands sentimentaux produisent de l’ocytocine en quantité qu’ils partagent donc avec leurs clebs. Ils ont, faut-il le préciser, foutrement raison.

 

Entre maître et chien, une dose de chimie

Hervé Morin, Le Monde 21/4/2015

 

Le chien, de tous les animaux, est sans doute celui dont les émotions sont le plus en phase avec celles de son maître. Il est aussi celui qui est le plus apte, même encore chiot, à interpréter presque spontanément les gestes humains – alors que les grands singes, nos plus proches cousins, doivent inter­agir longuement avec nous pour acquérir cette connaissance. Des dizaines de milliers d’années d’intime cohabitation ont affermi cette relation entre les deux espèces. Mais quelle est l’essence de son ressort biologique ?

Dans une étude publiée dans Science, vendredi 17 avril, une équipe japonaise pointe le rôle de l’ocytocine, une molécule star des laboratoires, parfois surnommée hormone de l’amour, du plaisir ou de l’attachement. L’ocytocine, produite dans le cerveau, intervient en effet à des moments-clés de la vie humaine – l’accouchement et l’allaitement notamment –, alliant effets physiologiques et comportementaux. Elle serait ainsi essentielle à la formation des liens entre la mère et l’enfant. De nombreux travaux sont en cours pour tenter de l’utiliser pour réduire certaines manifestations des troubles autistiques.

Quel rapport avec Canis lupus familiaris, le meilleur ami de l’homme ? Lui aussi produit de l’ocytocine, qui semble avoir un rôle dans la régulation des interactions entre individus. En 2014, la même équipe japonaise avait ainsi montré que l’administration par spray nasal de l’hormone conduisait les chiens l’ayant sniffée à s’engager dans plus de contacts sociaux avec d’autres chiens, mais aussi avec des humains.

Cette fois, Takefumi Kikusui (université Azabu, Sagamihara, Japon) et ses collègues se sont concentrés sur l’un des liens les plus forts, mais aussi impalpables, qui puisse exister entre un chien et son maître: les regards qu’ils se portent à chacun, yeux dans les yeux. L’expérience comportait deux phases distinctes. La première a consisté à mesurer les concentrations en ocytocine dans l’urine de 30 maîtres et d’autant de chiens, avant et après qu’ils ont interagi. Les propriétaires dont l’animal avait passé le plus de temps à les regarder montraient la plus grande augmentation de cette concentration. C’était aussi le cas pour leur chien. Quand les mêmes mesures ont été effectuées sur des loups et des humains qui les avaient élevés quand ils n’étaient encore que des louveteaux, l’effet ocytocine n’est pas apparu.

Dans un second dispositif expérimental, une bouffée d’hormone projetée sur la truffe des toutous augmentait les interactions ­visuelles avec le maître, mais en plus, chez ­celui-ci, la concentration d’ocytocine augmentait – un effet d’entraînement qui n’intervenait cependant qu’avec les chiennes. Le parallèle avec une étude de 2012 conduite chez l’homme est frappant: celle-ci avait montré que l’administration de l’hormone chez les ­parents augmentait sa production chez les ­enfants, en raison d’un surcroît de tendresse exprimé par les géniteurs.

Se pourrait-il que la relation entre Homo ­sapiens et chien se nourrisse des mêmes ­mécanismes hormonaux, interagissant en parallèle à travers le simple échange de regards ? Jean-Loup Rault (université de Melbourne), qui travaille sur l’ocytocine, n’en serait pas étonné, ni que, au-delà, nombre d’animaux domestiques soient aussi pris dans cette boucle mimétique de production d’ocytocine. «Cette étude japonaise a le mérite de rassembler de nombreuses pièces du puzzle concernant le rôle de l’ocytocine chez le chien », note-t-il. L’une de ces pièces avait été récemment apportée par une de ses étudiantes, qui a montré que le spray d’ocytocine améliorait la capacité du chien à interpréter des signaux d’humains pointant vers de la nourriture – un effet qui perdurait jusqu’à quinze jours.

Au-delà de l’exemple du chien, « qui constitue un très bon modèle pour étudier l’ocytocine », note Jean-Loup Rault, le rôle de cette molécule sur les relations sociales à l’intérieur d’une espèce, ou entre espèces, mérite d’être exploré: lui-même l’étudie chez le porc dans l’espoir de faire de l’hormone un marqueur du bien-être animal en situation d’élevage.

Hervé Morin

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19 avril 2015

Delvosalle, Okraina et les rivages de la mer bleue

L'ami Ph!l Delvosalle, garçon aux talents multiples et deus ex machina du "label" Okraina,
s'est livré ces jours-ci sur le blog de son pote, le très qualitatif Jean Dezert.
L'entretien se trouve, in extenso, ICI reproduit.

okraina4

En voici un extrait, suivi d'un topo de Nicole Brenez
évoquant sur les images de Barnet les plaisirs érotiques de DoPa.

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Okraïna est le nom d'un film russe réalisé en 1933 par Boris Barnet. Pourrais-tu m'expliquer les raisons du choix de cette filiation ?

En fait, le label aurait pu – ou aurait dû – s’appeler L'amour existe, du nom d’un autre film. Un court métrage documentaire, à la fois poétique, très touchant et très visionnaire, du jeune Maurice Pialat sur la banlieue parisienne et qui est pour moi un des plus beaux films du monde. L’idée était de sortir un double vinyle (30cm dans ce cas là, ça aurait été la seule exception dans les sorties de ce label) avec toute la bande-son du film sur une face (la musique de Georges Delerue, le texte de Pialat lu par Jean-Loup Reynhold) et des reprises-hommages-relectures sur les trois autres faces… J’ai fait l’erreur d’écrire à la veuve du cinéaste, la productrice de L’Inconnu du lac, Timbuktu, etc. Je n’ai jamais eu de réponse à mes différents courriers. J’aurais bien sûr dû demander l’autorisation pour reprendre la bande-son du film sur disque mais je n’aurais pas dû écrire pour demander l’autorisation d’utiliser le titre du film comme nom de label. J’aurais dû le faire de manière plus sauvage. C’était clairement un hommage, positif… Mais, bon…

Mais en tout cas, c’est clair que depuis plus de vingt ans la musique et le cinéma sont les deux sources d’énergies qui me font avancer. Du coup, après la "déconvenue Pialat", j’ai vite cherché du côté d’un autre cinéaste que j’aime beaucoup qui est Boris Barnet. C’est un cinéaste autodidacte, ancien boxeur, qui a fait tous ses films dans le cadre du cinéma soviétique mais en jouant avec les limites du film de propagande. Comment faire une œuvre personnelle, comment injecter de vrais personnages humains et non juste des archétypes, comment infuser de l’humour, etc. dans des films qui devaient obtenir l’aval de l’administration stalinienne et de ses services de censure…

Strictement au niveau du film, je crois qu’aujourd’hui je préfère Au bord de la mer bleue (1936) à Okraïna (1933 – que j’aime vraiment bien, mais avec des moments plus forts et d’autres plus faibles) mais je suis un cinéphile bruxellois des années 1990 et à l’époque, ici, c’étaient plutôt les muets de Barnet (La Jeune fille au carton à chapeau, La Maison de la rue Troubnaïa, le sérial Miss Mend, etc.) et Okraïna qui passaient souvent. À Paris, c’était plutôt Au bord de la mer bleue. Nicole Brenez a écrit un très très beau texte sur le film et sur Barnet (cf. vidéo ci-dessous), sur son "éthologie": selon elle, "l’euphorie d’avoir un corps". Mais, pour revenir au label (!), Au bord de la mer bleue, c’était un peu long comme nom. Donc…

 ~

(merci à Patrick Leboutte)

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10 avril 2015

10 avril, Franz reçoit une lettre du docteur

Berlin-Charlottenburg, 10 avril 1917,

Cher Monsieur,

Vous m’avez causé bien des soucis.

J’ai offert votre Métamorphose à ma cousine. Mais elle n’a rien compris à l’histoire. Ma cousine l’a passée à sa mère qui, elle non plus, n’y a entendu goutte. La mère l’a alors fait lire à mon autre cousine, laquelle ne lui a trouvé aucun sens. Voici ce que ces dames m’ont écrit: comme c’est moi le docteur de la famille, elles me somment de leur expliquer l’intrigue.

Or je suis complètement dans le brouillard.

Monsieur ! J’ai passé des mois dans les tranchées sans sourciller sous le feu des Russes. Mais je ne pourrais supporter de perdre la face devant mes cousines. Vous seul pouvez m’aider. C’est votre devoir, après tout. N’est-ce pas vous qui m’avez plongé dans ce pétrin ? Je vous remercie donc à l’avance de me dicter ce que mes cousines doivent penser de La Métamorphose.

Avec mes sentiments respectueux,

Dr. Siegfried Wolff

[Lettre de Siegfried Wolff à Franz Kafka, 10 avril 1917,
cité par Saul Friedländer dans l'excellent Kafka, poète de la honte, 2013,
traduit par Nicolas Weill, Seuil (2014).]

métamorphose

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06 avril 2015

Exit Tom Towles

tom towles

Tom Towles vient de disparaître, il avait à peine 65 ans.
Ce formidable acteur de composition fut le complice de John McNaughton
(inoubliable Otis dans Henry, Portrait of a Serial Killer),
de Tom Savini, de Rob Zombie et de quelques autres cinéastes du réel,
chers à notre coeur.

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02 avril 2015

Manoel De Oliveira (1908-2015)

de oliveira

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29 mars 2015

Comment ça va Irma ?

raysse irma

Martial Raysse (pierre noire, acrylique et objet sur toile, 2013)

Comment ça va Irma ?, clin d'oeil

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25 mars 2015

Marche funèbre d'une marionnette, de Gounod à Hitchcock

Marche funèbre d'une marionnette, Charles Gounod, 1872.

Le pièce pour piano fut orchestrée une dizaine d'années plus tard.
Cette version guillerette nous vient d'Arthur Fiedler à la tête du Boston Pops Orchetra.
Alfred Hitchcock la fit adapter en 1955, elle devint le générique
de sa série télévisée, Alfred Hitchcock Presents

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23 mars 2015

La terrassante frontalité d'Eugène Green, de retour

mercredi, partout :

la sapienza

Christelle Prot et Arianna Nastro dans La Sapienza

la sapienza2

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18 mars 2015

18 mars 1871

CriPeuple2

 

« Qui s’en souvient aujourd'hui, mais ce 18 mars est l’anniversaire de l’insurrection parisienne de 1871, mieux connue sous le nom de Commune de Paris. Nous tenons à saluer cette saine humanité qui, il y a plus d’un siècle, s’est spontanément soulevée contre la guerre, la misère, le capitalisme et la propriété privée. Ces vaillants combattants, qui ont écrit en lettres de feu des pages glorieuses dans l’histoire des exploités en lutte pour leur affranchissement, aujourd’hui encore, nous montrent la voie à suivre. »

[Ces lignes et l'affiche joliment composée que voici viennent tout droit du blog des joyeux drilles du groupe COLERe (il y a cinq ans).]

commune_marx2

CriPeuple1

Merci à Tardi (dessin) et Vautrin (scénar) pour Le Cri du Peuple,
à John (images), à Karl (prompteur) et, donc, à COLERe.

 

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17 mars 2015

Renée Rosnes Trio 1989

Renée Rosnes (piano), Ira Coleman (bass), Billy Drummond (drums), 1989

I Hear Rhapsody

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Hotties Reading 398

dubois aznavour

Marie Dubois, Charles Aznavour
Tirez sur le pianiste (François Truffaut, 1960)

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13 mars 2015

Daevid Allen 3

hier

daevid 2

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Daevid Allen 2

avant-hier

daevid 1

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Daevid Allen 1

Daevid Allen

( Gong, Soft Machine )

s'est barré pour toujours dans sa théière volante

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12 mars 2015

Hotties Reading 397

harper's bazaar 2

Harper's Bazaar, mars 1944 [photo: George Hoyningen-Huene]

merci à Thierry

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09 mars 2015

La complainte du progrès, 1969

Boris Vian, Raymond Oliver (et l'andouillon de L'écume des jours), William Lubtchansky
La complainte du progrès (Ortf, 1969)

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