le vieux monde qui n'en finit pas

28 novembre 2022

Presse police

Ce matin, l’ami Gérard Lenne écrit ceci.

Va-t-on en sortir ?

« J’ai l'impression que la situation empire de jour en jour. Nous sommes entrés définitivement dans l’ère du soupçon et de la délation. Un comédien du film de Valeria Bruni-Tedeschi LES AMANDIERS est accusé de viol (évidemment). Je ne le connaissais pas, mais l’accusation sans preuve valant culpabilité, j’apprends que plusieurs salles de cinéma ont retiré le film de leur programmation. Ces braves exploitants ont tellement peur (de quoi ? d'être accusés à leur tour ?) qu’ils agissent comme si la chose était déjà jugée. C'est ce que j'appelle une mentalité de collabos. Depuis, je vois que le quotidien Libé traite cette affaire à la une. A l’instar de Mediapart, ses journalistes ont mené une enquête policière, c’est-à-dire qu'ils pratiquent une justice privée plus importante pour eux que celle de la Justice. Où est le Libération que nous avons connu dans les années 70 ? Il est bien mort. » Gérard Lenne

amandiers

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27 novembre 2022

Une bise et au lit 177

Screenshot 2022-11-04 at 09-52-52 Frances Dade

Frances Dade et Béla Lugosi dans Dracula de Tod Browning, 1931

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Zone 51

Encore un message crypté pour cause d'anniversaire.
On ne sait pas où ça nous mène - à Roswell ?
mais c'est sûrement moins cruche
que les blagues convenues sur le nom d'une fameuse anisette.

~

Cliquons ici : Z51

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26 novembre 2022

Bloomdido

Pour Raminagrobis [et les coyotes de Radio Plus, Bruxelles, s'ils sont toujours de ce monde]

6/6/1950 New York ~ ℗ Verve 1952 ~ Norman Granz, producteur

Charlie Parker (as) / Dizzy Gillespie (tp) / Thelonious Monk (p)
Curly Russell (double b) / Buddy Rich (dms)

bloomdidoréduit

 

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Douglas Sirk et le western

AllThatHeavenAllows

« Mais vous savez que j’adore le western. Il n’y avait pas trop de metteurs en scène hollywoodiens qui étaient d’accord avec moi, et encore moins de critiques. Je me souviens de la célèbre déclaration de Ford: "Mon nom est John Ford. Je fais des westerns." C’était la première fois que les gens en venaient à penser au western comme à un moyen d’expression digne de quelque attention; on le considérait, au mieux, comme une bonne marchandise source de profit à coup sûr. Personne ne comprenait la place qu’a le western dans le cinéma américain, ou que le cinéma a dans la culture américaine. La remarque de Ford provoqua un grand débat. Tout le monde était surpris que Ford lui-même ait choisi de se définir de la sorte. Personne ne comprenait. On se serait attndu à ce qu’il se présente comme le réalisateur des Raisins de la colère. Mais toute évaluation du cinéma américain, à mon avis, passe par celle du western et aussi du mélodrame, et l’on peut asseoir ce jugement par une critique spécifiquement cinématographique. En tant que metteur en scène qui a commencé sa carrière au théâtre, et de plus, en montant des pièces très littéraires, j’aimerais beaucoup insister sur ce point. »

john-ford

« Celui que j’aimais beaucoup chez Universal, c’était Budd Boetticher. Nous avons souvent tourné sur des plateaux voisins. On se rencontrait le matin, avant d’aller travailler, et je lui disais: "Salut, Budd, qu’est-ce que tu fais ?" et il me répondait: "Salut, je ne fais qu’un petit western minable – et toi ?" et je répondais: "Oh, juste un petit mélo minable", et nous allions au travail. Je crois qu’il avait une conception totalement nouvelle, fraîche, moderne du western. Je ne parle pas d’une approche psychanalytique, comme dans High Noon (Fred Zinnemann, 1952) et Hud (Martin Ritt, 1963) – qui était nulle. J’aime beaucoup ce que fait Budd Boetticher. »

Boetticher2

« L’autre cinéaste dont je me souviens tout de suite et que j’appréciais beaucoup est Blake Edwards, que j’ai d’abord connu comme scénariste, avant qu’il ne devienne un excellent et très original auteur de comédies. »

Douglas Sirk, Sirk on Sirk, entretiens avec Jon Halliday, 1971.
[Traduction française Serge Grünberg : Conversations avec Douglas Sirk,
Cahiers du cinéma/Collection Atelier, 1996]

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23 novembre 2022

Hotties Reading 757

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Paul Newman, Joanne Wooward : Rally round the flag, boys ! (Leo McCarey, 1958)

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20 novembre 2022

En rachâchant, 1982

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Eloge de Frédéric Maire

 

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Et merde...

Jean-Marie Straub 1933-2022

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Danièle Huillet 1936-2006

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Une bise et au lit 176

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Ann Dvorak dans Three on a Match, Mervyn LeRoy, 1932

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19 novembre 2022

Anniversaire d'un absent

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Bon anniversaire à Glaz qui a choisi ce mot de Woody, et qui aurait eu 72 ans le 19 novembre.

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18 novembre 2022

Vomitif pour tous

Votre championnat de football,

on en a déjà plus que marre.

Quelle intox !

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17 novembre 2022

Ah, que la guerre est jolie

« ... Et si cette guerre dure assez longtemps vous verrez quelque jour, Aurelle, se séparer de l’humanité une espèce nouvelle: les hommes-soldats. Ils naîtront casqués et blindés, imperméables aux balles et pourvus d’armes naturelles. Les suffragettes seront alors des ouvrières asexuées qui nourriront ces guerriers, cependant que quelques reines prostituées mettront au monde dans des institutions spéciales les enfants nationaux. » André Maurois, Les silences du colonel Bramble, 1918.

« Les rois donnent aux champs les peuples pour engrais. Et ce meurtre s’appelle ensuite la victoire. » Victor Hugo, L’année terrible, 1872.

Extraits de L’Anti-France, textes choisis par Robert Treno (et les lecteurs du Canard enchaîné), Jean-Jacques Pauvert, coll. « Refus d’obtempérer », 1962. Je remercie Raminagrobis, qui m’a envoyé ce volume.

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16 novembre 2022

Hotties Reading 756

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Georges Perec dans la librairie Shakespeare and Company, rue de la Bûcherie, Paris

© Jean-Claude Deutsch

photo empruntée au livre de Denis Cosnard (éditions Parigramme, sept. 2022) que voici

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15 novembre 2022

Anthologie noire

88 ans après sa parution initiale aux États-Unis,
le chef-d'œuvre de Nancy Cunard fait l'objet d'une traduction française.

Le mot de l'éditeur. « La parution en 1934 de la Negro Anthology marque un moment-clé dans l’histoire de la conscience noire et de la lutte contre le racisme, aux États-Unis et au-delà. L’intuition singulière de Nancy Cunard, éditrice militante, poète et égérie des surréalistes, fut de documenter les violences infligées aux Noirs tout en célébrant d’un même geste les cultures héritées d’Afrique à travers le monde. Pour ce faire, ce livre sans équivalent multiplie les types de sources (iconographie, archives, articles de presse, témoignages, extraits d’ouvrages, photographies, discours politiques, tracts, poèmes ou encore chansons), les points de vue (Amérique, Afrique, Europe) et les contributeurs (historiens, anthropologues, militants, artistes, poètes). Si, comme l’écrit Cunard en ouverture, "il fallait écrire ce livre […] pour garder la trace des luttes et des accomplissements des peuples noirs, de leurs persécutions et de leurs révoltes contre ces persécutions", il fallait aujourd’hui en proposer la première traduction en langue française. Grâce à l’engagement et à la détermination de Geneviève Chevallier, le lectorat francophone peut enfin, près d’un siècle plus tard, découvrir ce monument kaléidoscopique qui rend compte de la modernité noire. »

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Anthologie noire
rassemblée par Nancy Cunard, traduite par Geneviève Chevallier, préfacée par Nicolas Menut
Editions du Sandre, 24/11/2022 ~ 900 pages, 60 €, 240 x 260 ~ ISBN 978-2-35821-149-9

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Martial Solal Trio [Tea for Two]

Martial Solal (piano), François Moutin (basse), Louis Moutin (batterie)

Festival de Viersen, 2007

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Rachel Carson (1907-1964), whistleblower avant la lettre

« Sommes-nous hypnotisés au point d’accepter le médiocre et le nocif, comme si nous avions perdu la force et la pénétration nécessaire pour exiger le bon ? Selon l’écologue Paul Shepard, pareil état d’esprit idéalise une situation où nous avons tout juste la bouche hors de l’eau, où le milieu naturel a presque atteint le maximum de corruption compatible avec la survie de l’homme. Pourquoi devrions-nous accepter d’absorber des poisons sous prétexte qu’ils ne sont pas tout à fait meurtriers, de vivre dans une ambiance pas tout à fait insupportable, de fréquenter des êtres pas tout à fait ennemis, d’entendre des bruits de moteurs pas tout à fait assez stridents pour nous rendre fous ? Qui donc voudrait vivre dans un monde dont la caractéristique est d’être "pas tout à fait mortel" ? Et c’est pourtant vers ce monde-là qu’on nous pousse. [...] Je ne prétends pas que les insecticides chimiques ne doivent jamais être utilisés. Ce que je soutiens, c’est que nous avons aveuglément placé des produits chimiques toxiques et dotés d’une puissante action biologique entre les mains de personnes largement ignorantes de leur puissance nocive. Nous avons placé des milliers de gens en contact avec ces poisons sans leur consentement, et souvent à leur insu. [...] Je prétends encore que nous avons laissé employer ces produits chimiques sans s’interroger outre mesure sur leurs effets sur le sol, sur l’eau, les animaux et les plantes sauvages, sur l’homme lui-même. Les générations à venir nous reprocheront probablement de ne pas nous êtres souciés davantage du sort futur du monde naturel, duquel dépend toute vie. » Rachel Carson, Printemps silencieux, 1962, trad. de l’anglais par Jean-François Gravrand et Baptiste Lanaspeze, Wildproject (2020).

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13 novembre 2022

Lectures pour tous : Thierry Frémaux / Bertrand Tavernier

J'ai lu avec beaucoup d'émotion le petit livre où Thierry Frémaux consigne témoignages et souvenirs de près d'un demi-siècle d'amitié et de complicité professionnelle et humaine (lyonnaise) avec le cinéaste qui signa une quarantaine de films (dont Philippe Soupault, Coup de torchon et Voyage à travers le cinéma français), président de l'Institut Lumière, auteur de Cinquante ans de cinéma américain et d'Amis américains et cinéphile boulimique [quand on le croisait il fallait avoir en tête tout Delmer, Riccardo et Budd, parmi mille autres, sans quoi vous passiez pour un ignare-malotru à la mode Libération], érudit doté d'une tendance à rouspéter qui n'avait d'égale que son formidable sens de l'humour et son absolue gentillesse. Au désespoir de ses potes, Bertrand Tavernier est mort par surprise en mars 2021 à l'âge de quatre-vingts ans. Frémaux signe ici un « tombeau de Bertrand » [au sens de Marker s'adressant à Medvedkine] tour à tour bouleversant, drôle et épatant, comme l'était notre ami Tavernier. On n'en dira pas plus. Lisez-le. Le titre, Si nous avions su que nous l'aimions tant, nous l'aurions aimé davantage, est emprunté à Frédéric Dard. Le livre est publié par Bernard Grasset (2022).

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[dessin : Christophe Blain]

Une bise et au lit 175

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Barbara Stanwyck dans Ladies They Talk About, Howard Bretherton et William Keighley, 1933

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11 novembre 2022

Pétage de plombs chez les mandarin(e)s

« J’ai compris que j’étais bon pour la casse, quand on m’a dit qu'une simple dictée était un "instrument de l’oppression langagière normative et genrée qui participe, une lettre à la fois, à la construction du colonialisme linguistique". » Charles Le Blanc, prof et traducteur [que je remercie, et soutiens], Ottawa

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Olivier Straub dans En rachâchant de Jean-Marie Straub et Danièle Huillet
[texte de Marguerite Duras], 1982

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L'équation du jour

[23 + 32] × [11/11/22]

Ça fait combien d’années ?

[un message crypté à Glaz]

moujik

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