le vieux monde qui n'en finit pas

11 décembre 2019

Hotties Reading 603

hr plateaux balance

William Heath Robinson CLIQUICI

[merci Ph!l]

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09 décembre 2019

Monday Mutts

mutts

(c) Patrick McDonnell

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Le jubilé de Yellow Now, c'est cette semaine

Les fameuses éditions Yellow Now (et leur increvable skipper Guy Jungblut)
célèbrent leurs cinquante ans d'activité, en trois étapes

le 13 décembre, Comptoir du Livre à Liège, c'est ICI

les 14 et 15 décembre, cinéma Nova à Bruxelles, c'est ICI

Guy espère bien vous y voir.

 

jubilé yellow now

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07 décembre 2019

Remembering

Avishai Cohen Trio

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04 décembre 2019

Hotties Reading 602

hr Ninotchka

Greta Garbo, Melvyn Douglas [Ninotchka, Ernst Lubitsch, 1939]

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03 décembre 2019

Entre chien et loup

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Une équipe de chasseurs a découvert en Iakoutie (nord-est de la Sibérie)
les restes d'un jeune canidé libéré par la fusion du permafrost.
Poils, griffes, dents et truffe sont en parfait état de conservation.
L'âge de l'animal est estimé à 18.000 ans.

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01 décembre 2019

Mati Diop et l'Atlantique

matidiop

« Une des raisons qui m’ont poussée à écrire ce film [Atlantique] c’est qu’il y avait dans cette situation de vague de migration massive – tous ces jeunes qui ont quitté ces quartiers, qui sont partis en mer et dont certains ont disparu et ne sont jamais revenus – il y avait d’abord cet acte primordial et initial de prendre un bateau et de se confronter à l’océan. J’avais beau comprendre les raisons économiques et pragmatiques du départ, il restait une dimension qui dépassait ma raison. Ce passage à l’acte, le fait de se jeter dans cette immensité qui pour moi est comme une autre planète. C’est une réalité par rapport à laquelle je n’avais plus de mots, par rapport à laquelle ma raison n’opérait plus. Il y a là quelque chose de l’ordre de l’aveuglement.

« Cette immensité, ce désert d’eau sont là, omniprésents autour de ce quartier et renvoie ces femmes – et nous, spectateurs – à un mystère profond. Tout a été rendu à la fois tellement scientifique et abstrait à travers les différents traitements médiatiques de la migration. On en a tellement parlé dans tous les sens en essayant d’expliciter tout mais en même temps en n’explicitant rien, qu’on a presque oublié la part quasi mystique du rapport des Sénégalais à l’océan, la dimension hantée aussi.

« Tous ces fantômes de l’Atlantique générés par une multitude d’histoires, la traite négrière, la colonisation, la façon dont ces différentes tragédies ont rempli l’océan de fantômes. J’ai vraiment voulu filmer cet océan comme un espace fantastique, comme une autre planète, comme un territoire qu’on n’est pas censé traverser, comme un écran de fantasmes et de projections. »

Mati Diop, extrait d’un entretien réalisé à Bruxelles par Philippe Delvosalle.
Atlantique, son premier long métrage, sort sur les écrans belges mercredi prochain.
Qu’on se le dise.

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30 novembre 2019

Lectures pour tous : Marcel Proust

« Elle aimait les artilleurs dont il faut longtemps – ah ! si longtemps – pour déboucler le ceinturon, les dragons qui dans la rue le soir laissent traîner leur sabre en détournant la tête, et qui sur un canapé quand on les serre de trop près risquent de vous piquer les jambes avec leurs grands éperons, tous enfin lanciers, cuirassés, chasseurs qui tous sous une étoffe trop épaisse pour qu’on le sente facilement battre, cachent un cœur inconscient, aventureux, pur et doux. »

Marcel Proust, Le mystérieux correspondant, 1896
[in « Le mystérieux correspondant et autres nouvelles inédites », éditions de Fallois 2019].

Couv-Proust

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29 novembre 2019

Lectures pour tous : Edmond T. Gréville

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« Paul n’avait pas épousé l’Idéal parce que l’Idéal s’appelait Cunégonde. Par euphonie ou par dépit, à moins que ce ne fût pour nul motif sensible, il avait épousé Léatrice. [...] Paul n’est d’ailleurs pas le héros de cette histoire, mais l’ami du héros, qui pour des raisons encore mal définies, s’appelle Ivor. » Edmond T. Gréville, Supprimé par l’ascenseur, 1924 [réédition Institut Lumière/Actes Sud, 1995]

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28 novembre 2019

Hitchcock looking at the camera [Thanksgiving]

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(c) John Rawlings

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27 novembre 2019

Nantes : Trois Continents, palmarès 2019

Montgolfière d'or

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Öndög [La femme des steppes, le flic et l'oeuf] de Wang Quan'an, Mongolie, 2019

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Montgolfière d'argent

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143 rue du Désert de Hassen Ferhani, Algérie, 2019

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Hotties Reading 601

hr hommesledimanche

Menschen am Sonntag
Robert Siodmak, Edgar G. Ulmer, Rochus Gliese, Curt Siodmak, Fred Zinnemann, 1930

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25 novembre 2019

« Il faut résister aux nouveaux censeurs » [Belinda Cannone]

[Tout cela va sans dire, (vieille histoire).
Mais Belinda Cannone le dit si bien que je la cite les yeux fermés.]

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Polanski boycotté, pièce annulée, conférences empêchées :
Il faut résister aux nouveaux censeurs, par Belinda Cannone

(La romancière rappelle qu’Internet, où éclosent des procureurs de tout poil, ne saurait tenir lieu de tribunal.)

« C’est drôle comme une société peut soudain ne plus désirer la liberté. Je me souviens de cette conversation, fin 2017, avec un membre de l’Observatoire de la liberté de création, qui faisait cet alarmant constat: une bonne part des demandes de censure auxquelles cet organisme doit répondre provient, non plus des traditionnels réactionnaires de tout bord, mais de militants féministes et antiracistes. Dans un malaise grandissant, nous fûmes quelques-uns à évoquer de plus en plus souvent, entre nous qui ne sommes pas moins féministes et antiracistes, cette étrange dérive: les héritiers des chantres de la liberté sont en train de devenir les pires ennemis de la liberté.

« Deux ans plus tard, échappant à présent à tout cadre légal ou judiciaire, la volonté de censure s’est amplifiée et elle se manifeste à la fois sur les réseaux sociaux et au travers d’actions directes. Je ne mentionnerai que quatre cas récents et spectaculaires de blocage: celui de la pièce Les Suppliantes, à la Sorbonne, celui de diverses projections de J’accuse, le film de Roman Polanski, ceux des conférences de la philosophe Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux et de François Hollande à l’université de Lille.

« C’est à chaque fois la culture, le savoir et le débat qui furent attaqués, et à chaque fois la vertu qui cautionna les atteintes à la liberté. Certes, cette vertu a changé d’aspect depuis le XIXe siècle: les vociférations du procureur Pinard contre les œuvres de Baudelaire et de Flaubert ont laissé place à celles des néoantiracistes, des néoféministes et des défenseurs des LGBT. Mais ne nous y trompons pas: il s’agit encore et toujours d’empêcher par la force l’existence d’œuvres ou de réflexions qui ne répondent pas à une certaine idée de la morale et du Bien.

« On sait que les réseaux sociaux peuvent faciliter le témoignage et accélérer la prise de conscience. Ainsi, l’événement #metoo a marqué une avancée pour la cause des femmes. Aujourd’hui est en train de se modifier un ensemble de "réflexes" qui présidaient aux relations entre les sexes. Les hommes découvrent la violence de certaines de leurs conduites. Mais on ne peut ignorer la limite de cette parole sans médiation et souvent anonyme: l’accusation peut être fausse et diffamatoire, et la personne calomniée n’en ressort jamais tout à fait indemne. On ne saurait donc admettre qu’Internet, où éclosent des procureurs de tout poil, tienne lieu de tribunal.

« Je regrette qu’on veuille faire jouer ce rôle aussi à la presse. Il entre dans ses fonctions d’enquêter et de révéler les désordres qui traversent la société, assumant ainsi son rôle démocratique de contre-pouvoir. Mais elle ne doit pas se substituer à l’action de la justice. Les courageux propos d’Adèle Haenel – importants, car le cinéma français n’avait pas encore pris la mesure de ses mauvaises pratiques – ont été accompagnés de son refus d’en appeler à la justice.

« C’est dommage. Si la justice fonctionne mal, on ne la contourne pas, on la réforme. Aussi sérieuses qu’aient été les investigations de Médiapart, elles n’équivalent pas à un procès. Et l’on vient de voir, à travers les déclarations de différentes sociétés de réalisateurs, comment la disqualification, implicite ou explicite, du système judiciaire, conduit à la tentation de bricoler la justice soi-même.

« Comment expliquer ces multiples dérives et cette autopromotion de citoyens en justiciers ? D’abord, parce que ceux qui aujourd’hui musellent la parole et brûlent des livres ignorent sans doute l’histoire et les méthodes des totalitarismes du XXe siècle. Ensuite parce que, comme on sait, la France se signale dans le monde par le plus fort taux de défiance généralisée envers ses institutions, juste avant les pays pauvres et les zones de conflit.

« Dans les opinions qui se répandent à grande vitesse dans la société civile, ce manque de confiance globale trouve sa traduction dans des "analyses" qui l’accentuent: on dénonce, à l’aide de notions aussi floues qu’inconsistantes, le "patriarcat" et le "racisme systémique" (entendez que le racisme serait organisé et promu au niveau de l’État). Par exemple, les magistrats français ont beau être pour moitié des magistrates, on dénonce leurs attitudes patriarcales... À quand les camps de rééducation pour combattre les inconscients retors ?

« Sans confiance, pas de pacte social. Or, il faut se demander si nous vivons dans un pays totalitaire, où il serait tellement impossible de faire confiance à l’État et à ses institutions qu’on doive y intervenir par la force, ou si nous vivons dans un pays démocratique dont les citoyens peuvent (et même doivent), par le débat et la négociation, améliorer le fonctionnement des institutions. Les nouvelles ligues de vertu ont répondu: elles prétendent corriger par la force une société patriarcale et raciste. Mais attention: si les agissements des citoyens se modèlent sur ceux qui prévalent dans les pays non démocratiques, la défiance et le complotisme qui nourrissent le populisme risquent de gagner. Et nous deviendrions un pays totalitaire.

« Enfin, cette volonté de punir et d’empêcher tient probablement au fait qu’on a essentialisé la position de victime. Aujourd’hui, on n’est plus victime de discriminations ou de violences, on est "Une Victime". Alors, dans cette nouvelle vision d’un monde strictement polarisé entre dominants et dominés, oppresseurs et victimes, monde non complexe qui ressemble à s’y méprendre aux fictions grand public américaines, il n’y a d’autre choix que de mener par tous les moyens le grand combat du Bien contre le Mal.

« Il faut résister aux nouveaux censeurs. Nous, défenseurs de l’État  de droit, devons réaffirmer nos convictions démocratiques et, dans cette période troublée, maintenir notre exigence d’émancipation et notre désir de création. Car nous persistons à chérir la liberté. »

Belinda Cannone [Le Monde, 26/11/2019]

Belinda Canonne

Belinda Cannone est notamment l’auteur de La Tentation de Pénélope (réédité en version augmentée chez Pocket) et de La Forme du monde (Arthaud, 160 p., 13 €)

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24 novembre 2019

Lectures pour tous : Gargas Parac

Ca va pas ?

what a man

[Al Castar Astral]

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22 novembre 2019

Doudouche 1929-2019 / Michael J. Pollard 1939-2019

douchet

pollard

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20 novembre 2019

Hotties Reading 600

hr jalili (phil)

Det yani dokhtar [Det, une petite fille] de Abolfazl Jalili, 1994

mci Ph!l

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19 novembre 2019

FDJ 160 : Richard Quine

Drive a crooked road, 1954 [scénario de Blake Edwards]

« ... deux policiers dont le moins célèbre (Drive a crooked road, 1954) vaut mieux
que le plus connu (Pushover, même année)... » (Gérard Legrand, Cinémanie, 1979)
Merci à Thierry pour le rappel.

drive a crooked road

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Les Trois Continents, du 19 au 26 novembre

a story from africa

A story from Africa [Billy Woodberry, Portugal-Angola, 2018]

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POUR EN SAVOIR PLUS, C'EST ICI (CLIC)

Ce soir, pour la 41e année consécutive, le festival des Trois Continents (Nantes et alentours) ouvre ses portes. Les titres des chapitres sont les suivants :

Une compétition internationale de neuf films. Seront décernés par les jurys ad hoc une Montgolfière d’or et une autre d’argent, un prix du public et un prix du jury jeune.

Une poignée de séances spéciales, ouverture, clôture, films récents inédits ou non.

Le livre noir du cinéma américain. Anthologie composée d’une quarantaine de films.

Tsui Hark, l’iconoclaste du cinéma hongkongais.

Aspects du cinéma costaricain. [On apprend dans le catalogue – en ces temps troublés, aucune occasion de se fendre la pêche ne nous est épargnée – que les femmes occupent une place prépondérante dans l’industrie cinématographique de ce petit pays.]

Premiers pas vers les 3 Continents. Quelques films venus d'ailleurs pour les marmots et leurs grands-mamans.

Le 19e Atelier Produire au Sud accueille les six films lauréats de l’année, présentés à Nantes par leurs jeunes réalisateurs et producteurs. Ils sont originaires d’Éthiopie, de Libye, du Népal, du Sénégal, du Vietnam et du Zimbabwe.

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17 novembre 2019

Feus les Compagnons de la Chanson

piaf_compagnons

Avec la mort de René Mella, le 30 septembre dernier, et celle de son frère Fred Mella (ténor et soliste du groupe), hier matin, disparaissent les deux derniers Compagnons de la Chanson - qui furent, après guerre, collègues de dortoir d'Edith Piaf tout au long de leurs tournées communes. Un peu plus tard, les Compagnons (1941-1985) furent les protégés d'Aznavour, de Brassens et de quelques autres... et les chouchous du Palmarès des chansons de Guy Lux et Anne-Marie Peysson (1965-1968). Verte Campagne fut mon premier succès pianistique (dans le cercle familial exclusivement), ex-aequo avec Le marchand de bonheur. Je devais rendre ce minuscule hommage aux neuf garçons et à mon père. Pom pom pom pom.

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15 novembre 2019

L'appartement londonien des Quay Brothers est à vendre

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Alex Dudok de Wit nous informe que l'appartement londonien des frères Quay, à Cole Street (SE),
est mis en vente. C'est beau comme un décor de Lewis Carroll (ou d'un film des célèbres jumeaux),
et ce n'est pas donné.
Ce qui n'empêche pas d'en faire le tour, quelques photos à l'appui.

[On trouvera chez Williams Lynch, c'est-à-dire ICI, tout ce qu'il faut savoir pour déposer une offre.]

***

L'occasion est belle d'annoncer qu'Alex présente les Quay (et leur nouveau film, The Doll's Breath, commandité par Christopher Nolan) avec lesquels il a mené un long entretien, dans le premier numéro de Blink Blank, revue franco-canadienne du cinéma d'animation. Jacques Kermabon est le rédacteur en chef de la revue, les éditions Warm en sont les maîtres d'oeuvre. Les armateurs sont la Cinémathèque québécoise et NEF Diffusion.

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