le vieux monde qui n'en finit pas

30 août 2015

Joan Blondell 30 août 1906

joan blondell jj

Joan Blondell, actrice "pre-Code", 1906-1979

[merci Jackie Jones] ICI aussi

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29 août 2015

Pavillon européen redessiné par Banksy

banksy pavillon

Le nouveau pavillon de l'Europe proposé par Banksy

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28 août 2015

Une bise et au lit 168

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Nadja Tiller

Pleins feux sur Stanislas, de Jean-Charles Dudrumet, 1965

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26 août 2015

Poulpe et amygdales. Littérature et marketing

poulpe lefort2

A chaque rentrée ses petits et gros mensonges. Les attachés de presse nous bourrent le mou toute l'année, les journalistes ne prennent plus le temps de lire, et tout va bien. C'est ainsi que certains médias français, avec un culot touchant, nous vendent ce mois-ci le bouquin de notre ex-excellent confrère Gérard Lefort, Les Amygdales (aux Éditions de L'Olivier), comme un "premier roman". Gérard serait-il candidat au prix du même nom, cru 2016 ? Cela expliquerait sans doute la petite imposture.

Car nous avons lu, il y a dix-huit ans, un "Poulpe" signé de lui (ouvrage par ailleurs pas terrible du tout, dans une série à la mode, politiquement mollassonne et très surestimée, intitulé Vomi soit qui malle y pense, ISBN 2-84219-047-5, 1997, éditions Baleine, 39 francs. Ça se déroulait en Bretagne au lendemain de l'assassinat de Michel Gourlaouen (sic), c'est dire.)

Eh bien Gérard, on n'aime plus le Poulpe, au point de l'effacer de sa biographie ? Pourtant, du vomi aux amygdales, on peut détecter une certaine cohérence d'auteur. Ah ah ah. Sans rancune.

~

PS. Extrait de la notule d'Amazon (sans doute inspirée de la prose du service de presse de L'Olivier) :

"Après des études de philosophie, Gérard Lefort (...) En 1997, Gérard Lefort a écrit un polar, Vomi soit qui mal y pense, dans la collection Le Poulpe. Les Amygdales est son premier roman."

Voilà donc le fin mot de l'histoire. Gérard a bel et bien pondu, à 63 ans, un "roman d'apprentissage". Le foutage de gueule dont me parlait tout à l'heure un copain n'était qu'un tout petit problème d'étiquetage. Car, nous le savons maintenant, un polar n'est pas un roman. Chandler était charpentier, Hammett projectionniste, Camillieri pizzaïolo et Manchette un drôle de zigomar. Aucun d'eux n'était romancier. CQFD.

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Pour la tête et les oreilles : Rückert, Mahler, Powers

rückert

Friedrich Rückert (1788-1866)

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« Cette histoire devait persister dans la mémoire de Peter mieux que les détails de sa propre enfance: comment, dans la première année du siècle nouveau, Mahler le vagabond, trois fois apatride – Bohémien en Autriche, Autrichien parmi les Allemands et Juif de par le monde –, fut terrassé par une hémorragie due au surmenage. Seule une opération diligente lui sauva la vie. Pendant sa convalescence forcée, il s’arrêta sur un recueil de Friedrich Rückert, plus de quatre cents poèmes adressés à ses deux jeunes enfants morts de la scarlatine à quinze jours d’intervalle. [...] Tout juste revenu de sa presque mort, Mahler lut ces vers comme un journal égaré. Sept de ses treize frères et sœurs avaient été emportés avant leur troisième année. Son cadet bien-aimé mourut au seuil de la puberté. Et Mahler avait découvert le guide pratique de ces disparitions. Ce célibataire de quarante et un ans consomma les centaines de poèmes lyriques comme un père miné par le chagrin. Vint ensuite son mariage éclair avec la très jeune Alma Schindler. Coup sur coup, ils eurent deux enfants en parfaite santé. Quand, l’été 1904, Mahler se remit à travailler sur les chants, sa femme fut horrifiée. Incompréhensible: mettre la mort d’enfants en musique quand on venait de dire bonne nuit à ses propres filles quelques instants plus tôt. Pour l’amour du ciel, ne tente pas le diable ! Mais tenter le diable était l’œuvre de la musique. »

Richard Powers, Orfeo, 2014,
Cherche Midi, « Lot 49 », traduit par Jean-Yves Pellegrin (2015)

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Kindertotenlieder [Chants sur la mort des enfants] , 1901-1904
premier Lied

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23 août 2015

32 variations pour dimanche soir

32 variations en do mineur pour dimanche soir (Ludwig van B. Au piano : Glenn Gould)

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20 août 2015

Lectures pour tous : Gilles Sebhan

En attendant la sortie, dans quelques semaines, d'un nouveau livre de Gilles Sebhan:
Retour à Duvert, Le Dilettante, 224 p., 20 €.

mandelbaum

« À propos d’arbres, prunus serrulata (cerisier du Japon) et prunus dulcis (amandier), Stéphane écrit dans un texte de son mémoire pour l’école: Un jour je me promenais à Watermael-Boitsfort, parmi les petites maisons ouvrières en brique peintes en vert, construites au début du siècle. Sur les trottoirs il y avait des cerisiers du Japon, et chaque année, des bancs de Japonais venaient les admirer, et prendre beaucoup de photos, avec leurs petits appareils, et leurs petits doigts – les doigts noueux qui vous excitent pareils aux anguilles qui se faufilent entre les mains des Espagnols. Cela m’amusait de les regarder, quand, soudain, un couple de Japonais et leurs enfants, m’apercevant, me demandèrent de poser pour eux, avec la fille aînée, au pied des cerisiers. Je fus très étonné, mais j’acceptai. Ils prirent une douzaine de photos, avec de nombreux sourires. Les trois filles et les deux fils, tous y passèrent. Puis ils me remercièrent très poliment. Depuis ces photos, je leur rends hommage en choisissant des photos de livres pornos "made in Japan"... Je n’ai pas fini de leur rendre hommage, en dessinant des culs japonais. Peut-être que je n’aurais jamais dû voir les cerisiers du Japon... »

Gilles Sebhan, Mandelbaum ou le rêve d’Auschwitz, Les Impressions nouvelles, Bruxelles, 2014.

[(note de l’éditeur) Stéphane Mandelbaum, peintre né à Bruxelles en 1961, est assassiné à la fin de 1986 par ses complices, après le vol d’un Modigliani. Son corps sera retrouvé, défiguré par l’acide, à demi caché dans un terrain vague de la banlieue de Namur. Le jeune peintre, dessinateur prodige, personnage charismatique et déroutant, laisse une œuvre où s’enchevêtrent les thèmes violents : portraits de nazis ou d’artistes à la vie brève, scènes pornographiques, inscriptions provocantes. Pasolini, Bacon, Rimbaud ou Pierre Goldman, autant de vies violentes qui semblent annoncer la mort tragique du peintre.]

That Week-End [Jim O'Rourke]

Extrait de l'album "Simple Songs"

merci à Tato Papiashvili et, avant tout, à Ph!l

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18 août 2015

Hotties Reading 408

Si vous êtes du clan des féministes aigris ou de la famille des machos honteux, si vous n'aimez pas la comédie dite "à l'talienne", passez votre chemin et n'y revenez pas. ("Allez vous faire foutre", dirait Michel Poiccard dans A bout de souffle.)

Le HR du jour n'est pas une photo, mais un film entier, quoiqu'en deux youtube. Il s'agit de La telefonata, Dino Risi, 1965. [C'est un fragment du film à sketches Le Bambole (Les Poupées), réalisé par Mauro Bolognini, Luigi Comencini, Franco Rossi et Dino Risi déjà cité. Le scénario coule de la plume de Rodolfo Sonego, un grand.] Si vous lisez l'espagnol, les sous-titres pallieront votre éventuelle méconnaissance de l'italien. Si vous l'ignorez, tant pis, tout est dans l'image, c'est la marque du grand cinéma.

*

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Le monde des livres

Qui a dit qu’en 2015 les bourges de centre gauche et les boursicoteurs tournaient le dos à la littérature ?

Leur gazette préférée consacre cette semaine six fois deux égale douze pleines pages au phénomène de foire le plus aimé/détesté du pays, bouffon du roi, auteur à succès chez Flammarion et acteur insipide chez Delépine et Kervern.

NB. Douze pages (on a vérifié), c’est plus que la surface dédiée par le même canard, ces dix dernières années, à André Blavier, Roberto Bolaño, Carlo Emilio Gadda, László Krasznaorkai et Annie Le Brun réunis.

Encore un effort, valets de la presse narcotique, et la rentrée littéraire sera à la hauteur de vos vœux.

Braves gens, rendormez-vous.

le brun

17 août 2015

Duke

" Such Sweet Thunder "

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13 août 2015

Hotties Reading 407

lucy moran

Kimmy Robertson, Twin Peaks - David Lynch & Mark Frost, 1990

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10 août 2015

Bon anniversaire, Jacques

calonne 85

Bornecridouille ! Le cher Calonne a eu 85 ans ce matin.

50° 50’ 34’’ N – 4° 21’ 18’’ E

    ~

Si vous ne l'avez pas encore lu, rappelez-vous :

Noctuelles

est partout, même chez L'Age d'homme...

couv noctuelles

... et chez nous

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08 août 2015

Las des rumeurs de Paris, je viens me reposer au Croisic.

mercure de france

« Le Croisic, 1912. Las des rumeurs de Paris, je viens me reposer au Croisic.

Après un voyage, si court soit-il, de l’eau chaude, un lit frais, vous sont choses précieuses. J’en use, et, la fenêtre ouverte, je respire l’air pur ; je rêve, et j’attends le sommeil. Ma tête, emplie des bruits de la cité, va trouver au port de pêche un calme délicieux.

Dieu ! que les oiseaux de mer sont bavards ! et les marins, c’est effrayant !

Dépaysé, jamais je n’ai si mal dormi. »

~

« Rome, Auguste. Pollion m’invite à Rome ; hélas ! il me faut te quitter, ô Mantoue !

Après un voyage, si court soit-il, de l’eau chaude, un lit frais, vous sont choses précieuses. J’en use. Puis, la fenêtre bien close, je respire un air impur, tout parfumé. Je rêve à ma vie nouvelle, et je crains l’insomnie. Ma tête, accoutumée au calme de nos champs, résonnera, douloureuse, à la fièvre bruyante de la reine du monde.

Que ces rideaux de soie sont épais ! J’entends à peine un murmure assourdi qui me berce...

Dépaysé, jamais je n’ai si bien dormi... »

Claude Cahun [sous le nom de Claude Courlis],
Vues et Visions
(Le Mercure de France, mai 1914)

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05 août 2015

Le Monde

« Une révolution scientifique. Les Américains lancent

leur première bombe atomique sur le Japon ». [Le Monde, 8 août 1945]

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« Le Monde, journal de tous les pouvoirs ». [Slogan situ, fin mai 1968]

 

hiroshima1[1]

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6 août 1945, 8h15

A Hiroshima, la première bombe tua 150.000 personnes (65.000 selon les services comptables du criminel de guerre Harry Truman). Trois jours plus tard, la bombe qui tomba sur Nagasaki fit 80.000 victimes (40.000 selon les criminels de guerre de la Maison-Blanche). Sans compter les innombrables victimes "tardives" des explosions nucléaires. La guerre était finie, le Japon avait accepté le principe d'une capitulation. Mais Washington devait remercier quelques savants fous pour le travail réalisé, et envoyer un message fort à Joseph Staline. Dont acte.

~

Extrait d'un article de la revue herodote.net (cité par Max Angel, à Mediapart) :

"Notons que l'opinion publique ne prit guère la mesure des événements qui venaient de se produire ces 6 et 9 août 1945. Ainsi le quotidien français Le Monde titra-t-il le 8 août 1945, comme s'il s'agissait d'un exploit scientifique quelconque :

« Une révolution scientifique. Les Américains lancent

leur première bombe atomique sur le Japon ».

HIROSHIMA-900

Parmi les rares esprits lucides figure le jeune romancier et philosophe Albert Camus, qui écrit dans Combat, le même jour, un article non signé :

« Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes, que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer une découverte qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles ».

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Fire ! Tarcento Jazz Festial, Udine, juillet 2013

Pour l’anniversaire de John, de Schaerbeek

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Mats Gustafsson (saxophones, fender rhodes, électronique)
Johan Berthling (basse, guitare, claviers)
Andreas Werliin (drums)

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04 août 2015

Coleen Gray 1922-2015

kcc

ici, dans Kansas City Confidential, Phil Karlson 1952

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02 août 2015

Une Violette chez Jacques Demy

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Fabienne Guyon (inoubliable Violette)
en séance d'enregistrement des chansons d'Une chambre en ville, 1982

 

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01 août 2015

Fred Frith - Iva Bittová - Pavel Fajt

Bientôt L'Age d'Or

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