le vieux monde qui n'en finit pas

27 avril 2017

Hotties Reading 473

planet des singes ph!l

Planet of the Apes, Franklin J. Schaffner 1968

[de Ph!l]

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John Ford : Himself and his Movies

Une nouvelle version de la somme de Mister Gallagher sur John Ford
est disponible depuis quelques jours.

Qu'on se le dise.

gallagher new ford

 

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26 avril 2017

Évelyne Sullerot et la bande dessinée

L'ami JiPé nous envoie ces mots.

 

Ça vous a peut-être échappé : la sociologue Évelyne Sullerot est morte le 31mars dernier, à 92 ans.

Dans Le Monde comme dans Elle, dans Libération comme dans L’Express, tous les articles nécrologiques ont rappelé qu’elle avait été une des pionnières du Planning familial, qu’elle avait activement soutenu le mouvement féministe puis s’en était éloignée, qu’elle avait écrit de nombreux livres sur la condition féminine et la maternité, etc.

Mais aucun de ces articles n’a signalé qu’elle avait aussi (et, disons-le, surtout) participé, en 1962, aux côtés de Francis Lacassin, Alain Dorémieux, Jacques Champreux, Jean-Claude Forest, Chris Marker, Pierre Strinati, Jean-Claude Romer, Michel Caen, Pierre Couperie et quelques autres, à la fondation du Club des bandes dessinées.

Elle n’a, si ma mémoire est bonne, jamais écrit la moindre ligne dans “Giff-Wiff”, le bulletin du Club ; mais, à partir de 1963 (ou 1964, je n’ai pas vérifié), elle a partagé la vice-présidence de celui-ci avec Alain Resnais, et c’étaient systématiquement leurs deux noms qui étaient mis en avant auprès des médias, en gage de sérieux et d’honorabilité. (A la date du 16 octobre 1962, selon les chiffres publiés dans le n° 3/4 de “Giff-Wiff”, le Club des bandes dessinées comptait – en incluant ses dirigeants - 256 adhérents, dont seulement 12 femmes.)

On peut donc considérer qu’Évelyne Sullerot a joué un rôle de tout premier plan dans la reconnaissance culturelle de la BD, et dans l’ouverture de celle-ci aux femmes.

Ce serait bien que cela soit dit quelque part...

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[Une autobiographie. Le titre est antérieur au détournement/vol de ce mot si beau, si riche,
par un récent et éphémère mouvement politique... pardon, électoral. (Ch.T.)]

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25 avril 2017

Que faut-il croire ?

singes

Une grande majorité de singes refuse encore de croire que l'homme descend d'eux.

***

Etats-Unis – Selon un sondage réalisé auprès de plusieurs centaines de singes en captivité, nombre d’entre eux refusent d’admettre que l’Homme descend du singe. Près de 70% d’entre eux affirment que cette idée ne repose sur aucune base scientifique et rejettent en bloc une possible proximité génétique entre les deux espèces. Reportage.

C’est le résultat de plusieurs années d’apprentissage de langage des signes qui a permis aux scientifiques de recueillir ce précieux témoignage. « Quand on leur explique la chose scientifique, ils refusent d’y croire. Ils disent que c’est impossible, que ça n’a aucun sens » raconte Madeleine Hatkins, une jeune bénévole qui s’occupe d’un refuge pour singes dans le Montana. Les soigneurs ont ainsi expliqué aux singes, grâce au langage des signes, que l’Homme descendait d’eux par un ancêtre commun, il y a de cela plusieurs millions d’années. « Depuis qu’on leur a annoncé la nouvelle, certains sont dubitatifs, ils demandent à voir des preuves. Certains sont même déçus, en colère d’apprendre une telle chose, comme si on leur avait raconté une scène clé de leur série fétiche » ajoute Madeleine.

Des singes qui campent sur leur position, et qui réaffirment leur idée. « Homme blanc pas singe, pas possible » ne cesse de répéter Wikita, une jeune femelle chimpanzé de 6 ans qui semble sous le choc. « Wikita penser Grand Gorille créer monde » dit-elle dans des signes qui trahissent une certaine nervosité. Car selon les chercheurs, cette information remet beaucoup de choses en question pour les grands singes. « Sciences dire beaucoup choses. Penser que homme blanc descendre de singe est choquant » ajoute un autre singe qui demande à ce qu’on respecte ses idées.

Mais pour l’équipe des scientifiques, les singes seraient simplement vexés. « Ils ont raté le coche de l’évolution, c’est tout. On essaie juste de leur faire comprendre leur rang et où ils se placent par rapport à nous. » Ce qui donne parfois des dialogues savoureux. Ainsi, après avoir appris que l’Homme et le singe étaient des cousins proches, un des singes a demandé si les cousins du soigneur vivaient aussi dans une cage.

La Rédaction [Le Gorafi, avril 2017]

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22 avril 2017

Bon dimanche

« [...] Plus tard, il revint. Il portait un chapeau rouge, cette fois, et il se mit à jouer un air si mélodieux, avec sa petite flûte noire, que les adultes en restèrent figés. Sous le charme de la flûte, tous les enfants de la ville suivirent l’homme, disparurent dans une caverne, sous la montagne, et on ne les revit plus jamais. » Arnaud des Pallières, Disneyland mon vieux pays natal, 2002.

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20 avril 2017

There is a balm in Gilead

 Jeanne Lee chante, Archie Shepp (tenor), Dave Burrell (piano) et Lester Bowie (flugel) l'accompagnent.

Extrait de l'album Blasé, Archie Shepp 1969.

 

***

There is a balm in Gilead est un negro spiritual dont l'origine remonte à la nuit des temps (ou à la Bible).
Shepp en fit l'arrangement pour "Blasé". Voici un enregistrement de 1908, par le Fisk Jubilee Quartet.

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"Le règne de la feinte et de la manigance"

Julien Coupat et Mathieu Burnel [Entretien avec Nicolas Truong, Le Monde]

 

Julien Coupat et Mathieu Burnel sont poursuivis depuis plus de huit ans dans ce que l’on appelle "l’affaire de Tarnac", dont la Cour de cassation a considéré, le 10 janvier, qu'elle ne relevait pas du terrorisme. Souvent considérés comme membres du Comité Invisible, dont le premier opus, L’insurrection qui vient (La Fabrique, 2007), avait connu un succès retentissant, ils portent leur regard critique et ironique sur la campagne présidentielle, alors que sort en librairie, après A nos amis (La Fabrique, 2014), le nouveau texte de ce même groupe anonyme et révolutionnaire, Maintenant (La Fabrique, 155 pages, 9 euros).

***

Quel jugement portez-vous sur la campagne présidentielle ?

Quelle campagne ? Il n’y a pas eu de campagne. Il n’y a eu qu’un feuilleton, assez haletant à vrai dire, rempli de rebondissements, de scandales, de tension dramatique, de suspense. Beaucoup de bruit, un peu de fureur, mais rien qui soit à même de percer le mur de la perplexité générale. Non qu’il manque, autour de chaque candidat, de partisans diversement fanatisés tournant en rond dans leur bulle virtuelle. Mais ce fanatisme même ne fait qu’ajouter au sentiment d’irréalité politique.

Un graffiti, laissé aux abords de la place de la Nation par la manifestation du 1er Mai 2016, disait: "Il n’y aura pas de présidentielle." Il suffit de se projeter au lendemain du second tour pour s’aviser de ce que ce tag contenait de prophétique: quel qu’il soit, le nouveau président sera tout aussi fantoche que l’actuel, sa légitimité à gouverner sera tout aussi introuvable, il sera tout aussi minoritaire et impotent. Cela ne tient pas seulement à l’extrême usure de la politique, au fait qu’il est devenu impossible de croire honnêtement à ce qui s’y fait et à ce qui s’y dit, mais au fait que les moyens de la politique sont dérisoires au regard de la profondeur de la catastrophe en cours.

Que peut la politique et son univers proclamatoire quand s’effondrent concomitamment les écosystèmes et les subjectivités, la société salariale et l’ordre géopolitique mondial, le sens de la vie et celui des mots ? Rien. Elle ne fait qu’ajouter au désastre. Il n’y a pas de "solution" au désastre que nous traversons. Penser en termes de problèmes et de solutions fait précisément partie de ce désastre: ce n’est qu’une manière de nous préserver de toute remise en question sérieuse. Or ce que l’état du monde met en cause, ce n’est pas seulement un système politique ou une organisation sociale, mais une civilisation, c’est-à-dire nous-mêmes, nos façons de vivre, d’être, de se lier et de penser.

Les bateleurs qui montent sur des estrades pour vanter les "solutions" qu’ils se font fort de mettre en œuvre une fois élus, ne parlent qu’à notre besoin d’illusion. A notre besoin de croire qu’il existerait une sorte de changement décisif qui nous épargnerait, qui nous épargnerait notamment d’avoir à combattre. Toutes les "révolutions" qu’ils promettent ne sont là que pour nous permettre de ne rien changer à ce que nous sommes, de ne prendre aucun risque, ni physique ni existentiel. Ils ne sont candidats qu’à l’approfondissement de la catastrophe. De ce point de vue, il semble que chez certains le besoin d’illusion soit impossible à rassasier.

Vous dites cela, mais jamais dans une élection il n’y a eu autant de candidats jurant de "renverser la table" ? Et comment pouvez-vous tenir pour rien l’enthousiasme soulevé ces dernières semaines par la candidature de Jean-Luc Mélenchon ?

Jean-Luc Mélenchon n’est rien, ayant tout été, y compris lambertiste. Il n’est que la surface de projection d’une certaine impuissance de gauche face au cours du monde. Le phénomène Mélenchon relève d’un accès de crédulité désespéré. Nous avons les expériences de Syriza en Grèce ou d’Ada Colau à la mairie de Barcelone pour savoir que la "gauche radicale", une fois installée au pouvoir, ne peut rien. Il n’y a pas de révolution qui puisse être impulsée depuis le sommet de l’Etat. Moins encore dans cette époque, où les Etats sont submergés, que dans aucune autre avant nous.

Tous les espoirs placés en Mélenchon ont vocation à être déçus. Les gouvernements de "gauche radicale", qui prétendent s’appuyer sur des "mouvements populaires", finissent plutôt par en venir à bout, non à coups de répression, mais de dépression. La virulence même des mélenchonistes atteste suffisamment de leur besoin de se convaincre de ce qu’ils savent être un mensonge. On ne cherche tant à convertir que de ce à quoi l’on n’est pas sûr de croire. Et en effet, nul n’a jamais renversé un système en en respectant les procédures.

Au reste, les élections n’ont jamais eu pour fonction de permettre à chacun de s’exprimer politiquement, mais de renouveler l’adhésion de la population à l’appareil de gouvernement, de la faire consentir à sa propre dépossession. Elles ne sont plus désormais qu’un gigantesque mécanisme de procrastination. Elles nous évitent d’avoir à penser les moyens et les formes d’une révolution depuis ce que nous sommes, depuis là où nous sommes, depuis là où nous avons prise sur le monde.

S’ajoute à cela, comme à chaque présidentielle dans ce pays, une sorte de résurgence maladive du mythe national, d’autisme collectif qui se figure une France qui n’a jamais existé. Le plan national est devenu celui de l’impuissance et de la névrose. Notre puissance d’agir se situe en deçà et au-delà de cet échelon débordé de toute part.

Mais alors, que proposez-vous ? De laisser Marine Le Pen accéder au pouvoir ?

Il est patent que Marine Le Pen a une fonction précise au sein du système politique français: forcer par la menace qu’elle représente la participation à des procédures auxquelles plus personne ne croit, faire voter les uns et les autres "en se bouchant le nez", droitiser jusqu’à l’absurde les termes du débat public et figurer au sein du système politique une fausse sortie de celui-ci – alors même qu’elle en forme la clef de voûte.

Evidemment que la question n’est pas de sortir de l’euro, mais de sortie de l’économie, qui fait de nous des rats. Evidemment que le problème n’est pas l’envahissement par les "étrangers", mais de vivre dans une société où nous sommes étrangers les uns aux autres et à nous-mêmes. Evidemment que la question n’est pas de restaurer le plein-emploi, mais d’en finir avec la nécessité de faire tout, et surtout n’importe quoi, pour "gagner sa vie". Evidemment qu’il ne s’agit pas de "faire de la politique autrement", mais de faire autre chose que de la politique – tant il est devenu évident que la politique n’est, à tous les niveaux, que le règne de la feinte et de la manigance.

Aucune révolution ne peut être plus folle que le temps que nous vivons – le temps de Trump et de Bachar, celui d’Uber et de l’Etat Islamique, de la chasse aux Pokémon et de l’extinction des abeilles. Se rendre ingouvernable n’est plus une lubie d’anarchiste, c’est devenu une nécessité vitale, dans la mesure où ceux qui nous gouvernent tiennent, de toute évidence, la barre d’un navire qui va au gouffre. Les observateurs les plus mesurés admettent que la politique se décompose, qualifient cette campagne d’"insaisissable" pour ne pas dire inexistante. Nous n’avons aucune raison de subir un rituel devenu si évidemment nocif. Nous sommes lassés de comprendre pourquoi tout va mal.

Vous pensez donc qu’il n’y a rien à attendre de ces élections ?

Si, bien sûr: leur débordement. Il y a un an, il a suffi de quelques youtubeurs et d’une poignée de lycéens pour lancer un intense conflit de plusieurs mois au motif de la loi travail. Ce qui s’est alors traduit par des affrontements de rue réguliers n’était que l’extrême discrédit de l’appareil politique, et par contrecoup le refus de se laisser gouverner.

Croyez-vous qu’au lendemain d’élections qui prennent cette fois dès le premier tour la forme du chantage à la démocratie, le dégoût de la politique sera moindre qu’alors ? Croyez-vous que chacun va sagement continuer de constater devant son écran la démence du spectacle de la politique ? Qu’il ne viendra à personne l’idée d’investir la rue de nos corps plutôt que les candidats de nos espoirs ? Croyez-vous que ces élections aient quelque chance d’apaiser l’inquiétude des âmes ? Il faut être naïf pour penser que la génération qui s’est formée politiquement dans le conflit du printemps dernier, et n’a pas cessé depuis lors de se former encore, va avaler cette supercherie parce qu’on leur propose désormais du bio à la cantine et une assemblée constituante.

Depuis plusieurs mois, il ne s’est pas passé deux semaines sans que des affrontements n’éclatent aux quatre coins du pays, pour Théo, contre la police ou tel ou tel meeting du FN. Evidemment, cela reste minoritaire et les élections, en tant que non-événement, vont bien avoir lieu. La question est donc la suivante: comment faire pour que le vide intersidéral qui éclatera au lendemain des élections, quel que soit le vainqueur, ne soit pas le seul fait des "jeunes", immédiatement réduits par un déploiement policier démesuré ?

Pour cela, il nous faut d’urgence réarmer nos perceptions et notre imagination politiques. Parvenir à déchiffrer cette époque et à déceler les possibles qu’elle contient, les chemins praticables. Et tenir qu’il n’y a pas eu de présidentielle, que tout ce cirque a assez duré, que ce monde doit être mis à l’arrêt au plus vite partout où nous sommes, sans attendre l’abîme. Cesser d’attendre, donc. Reprendre confiance en nous-mêmes. On pourra alors dire, comme Benjamin Fondane (1898-1944): "Le monde est fini. Le voyage commence."

(Propos recueillis par Nicolas Truong, 20/4/2017)

 

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19 avril 2017

Hotties Reading 472

universal_2000

By Candlelight, James Whale 1933

est un des films de la section "Universal Pictures, The Laemmle Junior Years, part 2"
au programme de la prochaine édition de Cinema Ritrovato, Bologne

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17 avril 2017

Voir venir le pire (Serge Quadruppani)

Voir venir le pire

« Contrairement à certains proches qui proclament, plus ou moins sérieusement, "si le FN prend le pouvoir, je quitte la France", je tiendrai particulièrement à rester dans ce pays au cas où La Pen est élue. Parce que j'ai envie de voir venir le pire en le regardant en face. La même chose s'agissant de Macron ou de Fillon. Le seul cas où j'aurais peut-être envie d'errer quelques années entre l'Himalaya et la Patagonie, ce serait si Mélenchon est élu, parce que pour moi, le seuil de l'insupportable, ce sera quand même d'entendre le concert des déçus du Mélenchonisme.
Et qu'on ne me dise pas que je m'apprête à supporter le pire. La seule manière de ne pas l'accepter, ce sera d'être là pour occuper tous les espaces de résistance et de contre-attaque: qu'il s'agisse de s'en prendre à la chevénemento-pétainiste, au libéralo-pétainiste ou au télévangéliste de la banque, aucun des trois ne pourra s'appuyer sur une vaste base sociale comme c'est le cas d'Erdogan ou de Poutine. On peut parier que la fragmentation du monde connaîtra dans l'hexagone une variante intéressante. Mon parti, celui des ultra-gauches anarcho-autonomes (du communisme, pour faire court) pourrait bien trouver l'occasion et les alliances susceptibles de grossir les rangs des ingouvernables.
En revanche, au cas tout de même fort improbable, d'une victoire mélenchonienne, mes pauvres nerfs seraient sérieusement mis à l'épreuve autant par les manifestations d'enthousiasme (dansera-t-on encore à la Bastille comme en 1981? aïe, malheureux rappel qu'après 81, il y eut 83), que par le chœur des pleureuses qui devrait s'élever dans un délai relativement bref. »

[Serge Quadruppani, 14 avril, dans Les contrées magnifiques]

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16 avril 2017

Confusion, une de plus

Je suis perplexe devant le nombre de copains qui me recommandent le récent documentaire Arte-Arty de Tancrède Ramonet intitulé Ni Dieu ni maître et, de la main droite (!), déclarent leur flamme au candidat robespierriste à la présidentielle française.

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Dimanche de Pâques

Tous les chemins mènent à Romm.

romm

 

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12 avril 2017

Hotties Reading 471

chroniques marocaines2

Soumaya Akkaboune, Chroniques marocaines (Moumen Smihi 1999)

chroniques marocaines1

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09 avril 2017

Lectures pour tous : Stig Dagerman

« Il est arrivé un soir, dans une maison en cours de réfection, que deux petits garçons ne veuillent pas s’endormir. Après être sortis de leur lit d’un bond, ils renversèrent les échelles des ouvriers, tachèrent leur pyjama de peinture et appelèrent la centrale téléphonique de la petite localité pour dire à la standardiste d’aller se coucher. Les parents s’efforcèrent tout d’abord de les prendre par la douceur et de les recoucher, mais ils ressortirent aussitôt de leur lit, comme mus par des ressorts, l’heure se fit de plus en plus tardive et bientôt aucun des parents ne fut capable de supporter la liberté des deux enfants. Alors le père eut une idée. Il dit aux garçons que, s’ils ne se montraient pas raisonnables, il les emmènerait faire une longue, longue promenade dans l’obscurité de la nuit. Dehors, il pleuvait, il faisait noir ; le silence se fit enfin dans la chambre des enfants. Sauvés, soupirèrent les parents soulagés, jusqu’à ce qu’ils découvrent la raison de ce silence. Les garçons s’étaient dépêchés de s’habiller pour aller faire la promenade promise. »

Stig Dagerman, Pourquoi Swift est-il si sévère ?, 1949, Agone

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05 avril 2017

Hotties Reading 470

mary pickford (phil)

Mary Pickford

[Grazie Ph!l]

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01 avril 2017

Bécassine entre en politique

Sur le fond, rien à dire.

renaud

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29 mars 2017

Hotties Reading 469

louise books

Louise Brooks (Books ?)

[merci Ph!l]

louise books2

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27 mars 2017

Misère de la politique (extrait de l'avant-propos)

« On peut l’affirmer sans aucun doute : rarement une campagne présidentielle aura été menée avec autant de cynisme et de démagogie, de mépris et de mensonge, avec des candidats se présentant unanimement "anti-système" alors qu’ils en sont des défenseurs patentés. Combien votent, à cette élection présidentielle comme à chaque élection, pour tenter d’éviter qu’un pire encore pire n’arrive ? L’indécision, fait significatif, ne porte plus seulement sur le choix d’un candidat parmi d’autres mais également sur le fait même de choisir l’un d’entre eux, et l’abstention reste une candidate sûre pour une moitié des votants potentiels. Il apparaît en effet comme de plus en plus évident que tous sont portés par une commune vision du monde. Des libéraux de gauche, du centre et de droite à leurs adversaires keynésiens-étatistes de gauche "radicale" comme d’extrême droite, on partage l’amour du travail, de la croissance économique et du capital national. Il faut dire qu’en vertu de leur aspiration commune au gouvernement du capitalisme national, ils ne peuvent qu’y adhérer, unanimes dans leur répression des mouvements sociaux, en se disputant seulement sur certaines modalités de gestion du camp de travail national.

« On cherche malgré tout à nous vendre un candidat comme marchandise performante, dans un mauvais spectacle déprimant de vacuité se répétant à chaque campagne présidentielle. La politique, ainsi, a aussi ses marchandises, ses consommateurs et ses publicités – et ses producteurs, puisqu’il faut travailler, produire des marchandises et de l’argent pour financer cette misérable politique qui est en même temps une politique de la misère. Pourtant, aucun changement réellement positif ne peut venir des urnes: c’était déjà vrai aux époques antérieures du capitalisme, c’est encore plus vrai dans une situation de crise profonde du capitalisme où le gouvernement n’a qu’une faible marge de manœuvre et ne peut utiliser celle-ci qu’au profit du pire, c’est-à-dire du durcissement sécuritaire, identitaire, budgétaire, impérialiste, raciste, classiste, sexiste, ne constituant pas des obstacles à une poursuite du capitalisme. Le gouvernement n’a d’autre choix pour continuer de se financer que de soutenir l’économie, et donc ses ravages écologiques comme sociaux. Le vote individuel n’a pratiquement aucune signification et ne changera rien – ou si peu de chose qu’il ne faut rien en espérer, sinon peut-être un moindre pire dans l’immédiat.

« Quelles options se proposent à nous à chaque élection, et notamment celle-ci ? Un libéralisme social-démocrate dégoulinant de renoncements, de mensonges et de sang. Des prophètes de l’apocalypse du capitalisme libéral-sécuritaire du centre et de droite. Un étatisme-keynésien proposant une version XXIe siècle des deux premières années du gouvernement Mitterrand (relance étatiste du capitalisme national, laquelle avait lamentablement échouée, et permis au néo-libéralisme de se présenter comme sauveur), assortie d’un "anti-impérialisme" pro-Poutine et pro-Bachar et d’un attachement indécent aux frontières. Un étatisme-keynésien (auparavant libéral) d’extrême droite avec son "État stratège", c’est-à-dire en faveur du capital national, du patriarcat franchouillard et des forces de répression aux pratiques vichystes, avec un discours subliminal de haine des musulmans et des étrangers. Sans compter des candidats conspirationnistes, confusionnistes, étatico-nationalistes, des restes en décomposition de l’extrême gauche marxiste-léniniste, et quelques autres perles…

« Enfin, dans un climat de dénonciation des élus corrompus, nombre sont ceux espérant encore un "candidat intègre". La corruption des gestionnaires de l’État capitaliste est pourtant structurelle: comment des individus privés poursuivant leur intérêt capitaliste, une fois élus, pourraient-ils se transmuer pour devenir d’intègres élus n’ayant que le bien commun pour objectif ? Il y a là une contradiction insoluble. Toute autre contestation de cette corruption n’est qu’un fantasme moraliste et une pure "indignation". Mais cette contestation vaine nous révèle quelque chose. La politique réellement existante produit idéologiquement son double permettant de la justifier in fine, la politique "pure", "vraie" et "bonne", même si celle-ci ne peut tendanciellement exister – et ne serait de toute façon guère souhaitable. »

Avant-propos à "Misère de la politique. L'autonomie contre l'illusion électorale", de Jérôme Baschet, Oreste Scalzone, Léon de Mattis, et Clément Homs, éditions Divergences.

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22 mars 2017

Hotties Reading 468

picasso

Pablo Picasso, 1900

(merci à Ody Roos)

 

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18 mars 2017

Melissa Aldana Trio : Sonny

Melissa Aldana Trio, encore un doigt d'honneur à Chazelle et Hurwitz.

"No, our music is not dying, fuckers."

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Panurge : Du bon usage du blé en herbe

« Du blé en herbe, vous faites une belle sauce verte, de légère cuisson stomacale, de facile digestion, qui vous épanouit le cerveau, esbaudit les esprits animaux, réjouit la vue, ouvre l’appétit, délecte le goût, resserre le cœur, chatouille la langue, fait le teint clair, fortifie les muscles, tempère le sang, allège le diaphragme, défraîchit le foie, désopile la rate, soulage les rognons, assouplit les reins, dégourdit les spondyles, vide les uretères, dilate les vases spermatiques, raccourcit les suspenseurs, purge la vessie, enfle les génitrices, corrige le prépuce, incruste le gland, rectifie le membre, vous fait bon ventre, bien roter, vesser, péter, fienter, uriner, éternuer, sangloter, tousser, cracher, vomir, bâiller, moucher, aspirer, inspirer, respirer, ronfler, suer, bander votre arme, et mille autres rares avantages. » [Tiers Livre, 2]

blé_en_herbe

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