le vieux monde qui n'en finit pas

15 octobre 2019

Lumière 2019, 6

short love affair

Une brève histoire d'amour (Woomuk-Baemi ui sarang), Jang Sunwoo, 1990. Dans le programme concocté par Bong Joonho pour Lumière 2019. Derrière le miracle économique coréen, les sweatshops de grande banlieue et les ratés de la modernité. Mais Jang n'est pas Wang Bing, et s'intéresse autant aux faiblesses de ses personnages qu'au fatum imposé par le libéralisme. Cruel et sarcastique, tendre et drôlatique, son film oscille entre Renoir ("Tout le monde a ses raisons") et Scola (période Affreux, sales et méchants).  

short love affair2

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Lumière 2019, 5

extinction rebellion lyon

A Lyon, de bons vieux films, et un peu d'air frais

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14 octobre 2019

Lumière 2019, 4

cendrillon

Lors de la sortie de Piège pour Cendrillon, Dany Carrel et Madeleine Robinson m'avaient laissé une très forte impression. Les dialogues de Jean Anouilh et l'intrigue tarabiscotée de Japrisot beaucoup moins, mais c'est normal : j'avais quatorze ans. On verra tout à l'heure, à Lumière (Lyon), ce qu'il en reste.

PIEGE-POUR-CENDRILLON

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Lumière 2019, 3

ulmer(d)

Dans la grande salle de l'Institut Lumière, avons vu Baby Face assis sur un siège dont l'accoudoir porte une plaque de cuivre au nom d'Edgar Ulmer (1904-1972). La coquille ornant le prénom d'Ulmer est cocasse. La mention de la république tchèque est anachronique. Il est né en Autriche-Hongrie, mort à Los Angeles.

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Lumière 2019, 2

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Baby Face, Alfred Green 1933

Prostituée par son père, tenancier d'un tripot-distillerie, Lily finit par faire fortune, à renfort d'intrigues et de coucheries, dans la banque. Un film scandaleux, censuré à sa sortie. Et bizarrement porté au pinacle, trois quarts de siècle plus tard, par certaines "feministes" américaines.

Lumière : "Lily est une victime, victime des hommes et d’un père indigne qui a abusé d’elle. Elle s’affranchit à la mort de ce dernier, appliquant ce qu’un grand lecteur de Nietzsche lui conseille : prendre conscience de sa force et éviter tout sentiment. C’est ainsi, emplie d'une farouche détermination et d'un profond dégoût pour les hommes, que Lily arrive à New York. Sortie de la misère, prête à tout pour réussir, elle se vengera d’une société patriarcale qui ignore toute morale, en utilisant les hommes comme des barreaux pour escalader l'échelle sociale. Alfred E. Green métaphorise les étages de l’immeuble de la société où travaille Lily pour illustrer son parcours jusqu’au sommet. Avec un humour irrésistible, elle effectue son ascension en un battement de cils, affirmant, d’étage en étage, son élévation sociale et son pouvoir sexuel." La version primitive, non censurée, fut présentée il y a quelques années au festival du Film de Londres. Baby Face est enfin classé à sa juste place, parmi les cent meilleurs films de tous les temps, selon Time Magazine.

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13 octobre 2019

Lumière 2019, 1

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En route pour Lyon, l'Institut Lumière et ses tapis rouges.

Dès la descente d'avion, Le temps de vivre (Bernard Paul)
avec et en présence de Marina Vlady.

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12 octobre 2019

Robert Forster 1941-2019

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Twin Peaks 2017

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09 octobre 2019

Hotties Reading 594

hr ulliel nicloux (1)

Il était une seconde fois, Guillaume Nicloux 2018

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06 octobre 2019

Lectures pour tous : Jean-Philippe Toussaint

« Peu à peu, je commençais à sympathiser avec le barman. [...] Lorsque j’allais prendre mon café, en fin d’après-midi, il nous arrivait de converser. Nous parlions de football, de courses automobiles. L’absence d’une langue commune ne nous décourageait pas ; sur le cyclisme, par exemple, nous étions intarissables. Moser, disait-il. Merckx, faisais-je remarquer au bout d’un petit moment. Coppi, disait-il, Fausto Coppi. Je tournais ma cuillère dans le café, approuvant de la tête, pensif. Bruyère, murmurais-je. Bruyère ? disait-il. Oui, oui, Bruyère. Il ne semblait pas convaincu. Je pensais que la conversation s’en tiendrait là, mais alors que je me disposais à quitter le comptoir, en me retenant pas le bras, il m’a dit Gimondi. Van Springel, répondis-je. Planckaert, ajoutai-je. Dierieckx*, Willems, Van Impe, Van Looy, de Vlaeminck, Roger de Vlaeminck et son frère, Éric*. Que pouvait-on répondre à cela ? Il n’insista pas. Je payai le café et remontai dans ma chambre. » [* Les coquilles sont dans l’édition originale.]

Jean-Philippe Toussaint, La salle de bain, Minuit 1985

Joseph_Bruyère

02 octobre 2019

Hotties Reading 593

hr mm at 21

Marilyn Monroe (1926-1962), super-lectrice

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hr mm 1952 nov

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01 octobre 2019

Rumble Fish

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Les mêmes, dans le film homonyme de Francis Coppola (1983)

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30 septembre 2019

A Rouen, la colère noire

Je reçois ceci de mes voisins de Normandie [C'est normal ?].

~

Des centaines de milliers de personnes à Rouen et ses environs, légitimement inquiètes, se sentent méprisées par la suite de communiqués qui prétendent que tout est sous contrôle.

Tribune. Nous venons d’entendre le préfet de Seine-Maritime déclarer que l’état de l’air à Rouen était «habituel». C’est à se demander d’où il parle pour ne pas sentir, selon la direction et la force du vent, selon les quartiers, cet air irrespirable qui nous asphyxie, s’infiltre dans nos poumons, nos maisons, nos bureaux, nos lieux de travail, irrite nos gorges, nos yeux, nous provoque des migraines, nous fait parfois vomir et nous réveille la nuit. Cette affirmation est insoutenable car elle fait passer pour des hystériques ou des mystificateurs ceux, nombreux, qui continuent de subir cette odeur suffocante dans une atmosphère toujours saturée à l’heure où nous écrivons…

Des centaines de milliers de personnes à Rouen et ses environs, légitimement inquiètes, se sentent méprisées par la suite de communiqués qui prétendent que tout est sous contrôle. «Dormez tranquilles braves gens, les relevés n’indiquent rien d’anormal.» L’empressement avec lequel on cherche à nous rassurer en oubliant les simples mots de compassion, de sollicitude après ce traumatisme ! Et aujourd’hui on nous assure que tout est normal. Comme dans la chanson de Brigitte Fontaine et Areski Belkacem. Si c'est vraiment le cas, changez vos méthodes et vos outils de mesure, car il y a un vrai problème.

Nos enfants respirent un air malsain, insalubre depuis des jours. Certains de nos jardins sont noircis d’hydrocarbures rendant les cultures de nos potagers impropres à la consommation. Pour combien de temps ? Nous y trouvons des morceaux d’amiante, des débris non identifiés, de fines poussières jaune-vert. Nos maisons sont tachées de suie noirâtre. Nous toussons, nous respirons mal. Les plus fragiles sont hospitalisés. Quand nous le pouvons, nous fuyons pour chercher l’air sain auquel tout citoyen devrait avoir droit.

Notre ville, dont l’embellissement récent nous rendait heureux, et où nous aimons vivre, est souillée, abîmée, noircie, «clairement polluée». Agnès Buzyn, ministre de la solidarité et de la santé, venue faire ce constat de l’évidence, nous dit : «Il faut se laver les mains, et il faut nettoyer.» Est-ce cela le plan du gouvernement après une catastrophe industrielle Seveso ? Se laver les mains et nettoyer ? C’est à nous Rouennais et habitants de l’agglomération de décontaminer notre ville ? Nos jardins ? Nos champs ?

Vous n’avez rien d’autre à nous dire ?

Expliquez-nous pourquoi nous ne savons toujours pas de quoi est composé l’air que nous avons respiré depuis jeudi matin ?

Expliquez-nous pourquoi, puisqu’il existe sur le secteur de Lubrizol un Plan de prévention des risques technologiques piloté par la Dreal Normandie et que ce type de plan s’applique aux zones présentant des risques majeurs, comme c’est évidemment le cas d’une usine classée Seveso, rien n’ait, semble-t-il, été mis en œuvre en conséquence vis-à-vis des populations dès le déclenchement de l’incendie ?

Expliquez-nous pourquoi, si tout est si normal, des policiers travaillent avec des masques à gaz ?

Expliquez-nous comment il est possible qu’un site Seveso puisse être recouvert d’amiante ?

Dites-nous quelles dispositions le gouvernement va prendre pour organiser le suivi épidémiologique de toute la population des villes touchées par ce nuage toxique de 22 km de long et 6 km de large ? S’il a l’intention de le faire ?

Expliquez-nous comment une usine classée Seveso seuil haut peut exister à 500 m d’un centre-ville avec un bassin de population aussi important, en face d’un futur écoquartier ?

Expliquez-nous pourquoi un arrêté préfectoral suspend pour 112 communes collecte du lait, d’œufs, de miel, livraison d’animaux, interdit les récoltes, mais nous, habitants, aurions respiré un air qui ne serait pas particulièrement dangereux ?

Que dites-vous aux agriculteurs, aux éleveurs, aux maraîchers, aux apiculteurs ? Dont pour certains l’activité économique est déjà en péril ? Que dites-vous aux malades ? Aux femmes enceintes ?

Que dites-vous aux salariés de l’usine, vivant souvent près du site, désormais au chômage technique, également secoués par cette catastrophe ? Aucun mot n’a été prononcé publiquement à leur égard.

Que dites-vous aux professionnels du tourisme qui reçoivent des annulations en série ?

Que répondez-vous aux médecins qui s’alarment de découvrir les taux affolants de plomb et autres métaux lourds auxquels nous avons pu être exposés ?

Les conséquences immédiates et à venir de ce désastre sont si nombreuses que nous ne pouvons pas toutes les énumérer. Mais nous enrageons de recevoir si peu d’égards, de soutien, et surtout d’informations claires. Sur ce qui s’est passé et ce qui va se passer à l’avenir.

Par ailleurs, nous avons entendu le président de Lubrizol, Frédéric Henry, dire que le secteur de l’usine où l’incendie s’est déclenché était un lieu de stockage, sans activité industrielle, et donc qu’il ne faisait pas partie des secteurs du site où l’entreprise avait anticipé d’éventuels accidents dans ses scénarios et exercices de crise. Si nous avons bien compris son propos, il nous semble grave.

Nous, Rouennais, ou liés à cette ville, habitants des villes environnantes, signataires de ce texte demandons :

- La reconnaissance de l’état de catastrophe technologique.

- Une refonte totale de la législation concernant tous les sites Seveso en tenant compte de l’avis des premiers concernés: les habitants. Car soyez bien certains que cette catastrophe se reproduira. A Rouen, où nous vivons sur un baril de poudre, ou ailleurs.

- Une réponse gouvernementale à la hauteur de ce qui a eu lieu: une catastrophe majeure.

- Et enfin, que les dirigeants de l’usine Lubrizol dont les prises de paroles depuis jeudi sont affligeantes de lâcheté et de cynisme soient mis le plus vite possible devant leurs responsabilités qui sont immenses.

Collectif C'est normal ?

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28 septembre 2019

Lectures pour tous : Murray Bookchin

« Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d’une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais à tout le moins, elle voulait une révolution – une révolution sociale – sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu’à quelques-uns. Or, sauf à me tromper complètement, les objectifs révolutionnaires et sociaux de l’anarchisme aujourd’hui souffrent d’une telle dégradation que le mot “anarchie” fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive. » Murray Bookchin

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[le mot de l'éditeur] Dans ce petit livre, Murray Bookchin (1921-2006) étrille les dérives d’une gauche radicale surtout préoccupée par la transformation de son mode de vie, et récusant toute forme d’organisations et de programmes révolutionnaires. Sa perméabilité aux maux qui affectent nos sociétés – individualisme forcené, goût de la posture, narcissisme et irrationalisme – a ainsi conduit ses partisans à se détourner de leur héritage socialiste. Agone, coll. Contre-Feux. Traduit de l'anglais (États-Unis) et postface de Xavier Crépin. Septembre 2019. 160 p., 14 €

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25 septembre 2019

FDJ 155 : Jean-Baptiste Thoret

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Dario Argento. Soupirs dans un corridor lointain, 2002-2019

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23 septembre 2019

La Clef, cinéma occupé

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Chers tous [surtout si vous êtes parisiens],

Nous vous informons officiellement de l’occupation du Cinéma La Clef [34 rue Daubenton, 75001] par l’Association Home Cinema.

Nous vous invitons donc à venir vous mobiliser à nos côtés pour défendre le dernier bastion du cinéma associatif parisien, Le Cinéma La Clef, rebaptisé provisoirement 

« La Clef Revival ».

Pour vous mobiliser, c’est simple, venez filmer notre (et votre) mobilisation ou/et allez voir nos séances à prix libres afin de nous couvrir les frais à venir (amendes, avocat, frais liés aux matériels et aux prestataires techniques).

Participez symboliquement à transformer ironiquement le cinéma La Clef en cinéma sans clefs ! Contribuez à faire revivre un patrimoine contestataire longtemps endormi, voire mourant.

« Qui peut croire que ces zombis pourrissants pourront réellement menacer longtemps les vivants ? »
(Dominique Noguez, Le cinéma, autrement, 1977)

« Que faire avec ces salauds pervertis, malsains, avides, qui veulent projeter leur ombre partout, manger à toutes les tables, qui régentent le monde avec leurs diktats racistes et leur doctrine agonisante des monopoles et des puissants groupes de pression, et leurs flics bâfreurs d’ordure qu’ils emploient à tirer sur ceux qui protestent ? »
(Georges Jackson, Les frères de Soledad, 1970)

Le cinéma La Clef, sans volonté de jeux de mots, est peut-être la clef de voûte symbolique et décisive pour mobiliser la colère des artistes qu’on marginalise, contrôle ou pousse hors de France. L’enjeu culturel que symbolise ce cinéma est de taille et outrepasse le 7e art seul !

Réalisons ensemble le grand cinéma de demain, c’est-à-dire le cinéma de tout à l’heure !

Ce soir, lundi 23 septembre à 19h30 : Projection unique, sauvage et exceptionnelle de Warriors (Walter Hill, 1979) au Cinéma La Clef Revival, 34 rue Daubenton, Paris 1er !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre page FaceBook ou notre blog

Merci de votre attention,

Salutations solidaires,

Chaney Grissom, Association Home Cinema

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22 septembre 2019

FDJ 154 : Dario Argento

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Suspiria, 1977

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18 septembre 2019

Hotties Reading 592

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"Chats instruits par un hibou dans l'art d'attraper des souris" [Ecole lombarde, c.1700]

HR un peu spécial pour Ph!l, Solange, Raminagrobis

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17 septembre 2019

FDJ 153 : Ernst Lubitsch

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Die Puppe, 1919

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16 septembre 2019

Le livre flippant de l'automne

Comment l'industrie des pesticides [avant tout, les néonicotinoïdes/néonics]

a orchestré le plus grand désastre écologique du début du XXIe siècle. Irréfutable, indispensable.

stéphanefoucart

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Où l'on se prend à aimer pour de bon les gendarmes [famille pyrrhocoris apterus]

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13 septembre 2019

FDJ 152 : Jacques Kébadian

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Albertine, ou Les souvenirs parfumés de Marie-Rose, 1972

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