le vieux monde qui n'en finit pas

19 février 2020

Hotties Reading 613

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James Farentino dans Dead and Buried [Gary A. Sherman, 1981]

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18 février 2020

Les dystopies de Jean-Pierre Andrevon

dystopies andrevon

En librairie jeudi matin (20/02/2020)

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15 février 2020

"Rumbler" - The Black Lips - Bon weekend à tous

Rumbler, janvier 2020, Atlanta

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14 février 2020

Michel Ragon 1924-2020

ragon

Impeccable romancier, critique d'art et de l'architecture, historien,
libertaire de toujours et ami de CoBrA,
vendéen de Marseille et internationaliste nantais,
Michel Ragon est mort aujourd'hui, il avait 96 ans.

SON SITE

mémoiredesvaincus

 

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13 février 2020

"Adresse aux enseignants", par leurs élèves

Des lycéens, prépas et étudiants adressent une lettre ouverte à leurs enseignants angoissés et émus par le nouveau mode de calcul de leur pension de retraite. Et si vous vous mobilisiez avec la même détermination, la même énergie, leur demandent-ils, contre l’urgence climatique? Arguments chiffrés à l’appui [arguments connus de tous: ah les boucles de rétroaction positive !], ces jeunes gens rappellent à leurs profs que s’ils ne sortent pas la tête du sable illico presto, leurs élèves d’aujourd’hui auront simplement toutes les peines du monde à jouir d’une retraite sur une planète vraisemblablement inhabitable, eux qui "auront à peine plus de quarante ans au milieu du siècle". Irréfutable. [Ce texte a été publié çà et là.]

***

« Chers professeurs, ces derniers mois, à travers votre mobilisation contre la réforme des retraites, vous nous avez montré la détermination dont vous savez faire preuve et l’organisation que vous savez mettre en œuvre pour peser dans les choix politiques. Si cet engagement contre une réforme manifestement injuste nous paraît légitime – et nous le soutenons –, il a aussi laissé perplexes bon nombre d’entre nous parce qu’il révèle, par contraste, l’absence presque indécente de mobilisation pour le problème infiniment plus grave qu’est pour notre génération la crise climatique.

« Tout semble se passer comme si celle-ci n’existait pas vraiment pour vous, comme si nous allions vivre une vie similaire à la vôtre, comme si vous croyiez qu’en vous battant pour les retraites, c’est aussi notre avenir que vous garantissez. Pourtant, l’âge moyen des enseignants aujourd’hui est de 43 ans. Or, selon les projections actuelles, quand nous aurons atteint cet âge, vers 2045, le monde sera à 2°, voire 3° de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, à en croire les derniers modèles de l’Institut de recherches en sciences de l’environnement publiés à la fin de 2019. C’est-à-dire largement au-delà du point de bascule qui condamne la Terre à se réchauffer d’elle-même.

« La configuration biogéochimique de la Terre est telle qu’un certain nombre de boucles de rétroaction positive vont amplifier le réchauffement au fur et à mesure que du CO2 sera relâché dans l’atmosphère: l’acidification des océans au contact de la concentration croissante de CO2 diminue leur capacité d’absorption du carbone; de même, la fonte du pergélisol libère d’immenses quantités de méthane, tandis que la concentration de vapeur d’eau dans l’atmosphère, puissant gaz à effet de serre, augmente de 7% par degré supplémentaire de réchauffement.

« Un article particulièrement marquant, publié en 2018 dans Proceedings of the National Academy of Sciences (Will Steffen et al.), situe ainsi aux alentours de +2° un point de bascule global au-delà duquel le réchauffement de la Terre s’amplifiera de lui-même quelles que soient nos politiques climatiques.

« Dans cette Terre "étuve", il sera de plus en plus difficile de cultiver les céréales sur lesquelles repose notre alimentation, et nos sociétés s’exposeront à la rupture des systèmes alimentaires (Zia Mehrabi, Nature Climate Change, 2020), à des feux de forêts d’ampleur jamais connue qui déverseront à leur tour des centaines de milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère, et à un taux d’extinction des espèces bien supérieur à celui du permien-trias ou du trias jurassique (Stuart Pimm et al., Science, 2014).

« Si nous ne sommes pas encore pris dans cet engrenage, le temps presse, et le "budget" carbone s’épuise: pour qu’il y ait une chance sur deux de rester sous 1,5° de réchauffement, il est d’environ 500 gigatonnes de CO2, et c’est compter sans les émissions du pergélisol, le dépérissement de l’Amazonie et celui des forêts boréales, qui pourraient le réduire d’environ 60%. Au rythme actuel des émissions (40Gt par an), ce budget est donc déjà pratiquement épuisé.

« Pour ceux de notre génération qui, accablés par les preuves scientifiques, ont pleinement conscience de la monstruosité des changements en cours et se trouvent renvoyés à eux-mêmes devant l’inaction générale, comme condamnés à rester spectateurs, il est dès lors difficile de comprendre une telle différence de traitement entre une mobilisation contre la réforme des retraites où vous rassemblez vos efforts, et une crise climatique qui reste toujours à l’arrière-plan de vos mouvements – alors qu’elle compromet l’existence même d’un tel système.

« Qui d’entre nous est assez naïf pour s’attendre à prendre sa retraite vers 2070 dans un monde à +5° ? Ce décrochage nous apparaît d’autant plus choquant que vous nous montrez que vous êtes capables de vous mobiliser, et vous ne le faites précisément pas pour la crise climatique. Nous ne comprenons pas pourquoi il en est ainsi alors que nous avons désespérément besoin de votre aide. Désespérément besoin que vous pesiez de tout votre poids pour forcer une action politique comme vous le faites pour les retraites. Désespérément besoin que vous vous engagiez massivement contre la crise climatique, comme si nos vies étaient en jeu, parce qu’elles le sont.

« Vous qui nous côtoyez tous les jours, pourquoi n’agissez-vous pas tant qu’il est encore temps? Pourquoi nous laissez-vous pratiquement seuls quand nous nous mobilisons – quand, encore, vous ne nous dissuadez pas de le faire? Est-ce parce que vous pensez que ce combat doit rester le nôtre? Nous ne sommes pas en position de force pour nous mobiliser, nous n’avons ni votre statut ni votre organisation, et quand nous les aurons, quand nous aurons véritablement pris la mesure de la catastrophe en cours, il sera bien trop tard.

« Vous ne pouvez pas faire comme si la crise climatique était un problème qu’il nous appartiendra de régler, parce que ce "problème" doit être réglé bien avant d’advenir. Si nous dépassons le point de bascule, aucune politique de réduction des émissions ne permettra d’inverser la tendance.

« Ne croyez-vous pas, dès lors, que vous avez la responsabilité, sinon de prendre la tête de notre mouvement pour le climat, au moins de vous y engager avec la même urgence et la même force que celle dont vous faites preuve contre la réforme des retraites? Le rythme actuel des émissions de gaz à effet de serre condamne notre génération à vivre dans un enfer climatique: pourquoi ne déployez-vous pas cette formidable énergie là où elle est littéralement vitale? Pourquoi ne faites-vous pas massivement grève pour le climat?

« Vos élèves, qui auront à peine plus de 40 ans au milieu du siècle. »

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12 février 2020

Hotties Reading 612

hr roach et griffith

Hal Roach et David W. Griffith

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11 février 2020

Claire Bretécher 1940-2020

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Claire, reviens !

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Dance to Both (for Cecil Taylor)

Taylor Ho Bynum (cornet) et Tomas Fujiwara (drums)

[merci à Raminagrobis]

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08 février 2020

FDJ 169 : Harold Lloyd

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By the sad sea waves, 1917 [signé Alf Goulding]

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07 février 2020

Guyotat 1940-2020

guyotat

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06 février 2020

And then they were none

tatum1

Kirk Douglas (1916-2020), as Charles Tatum [Ace in the hole, Billy Wilder 1951]

"I've done a lot of lying in my time.
I've lied to men who wear belts.
I've lied to men who wear suspenders.
But I'd never be so stupid as to lie to a man who wears both belt and suspenders."

affichetatum

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05 février 2020

Hotties Reading 611

philippe leroy pamela tiffin

Philippe Leroy, Pamela Tiffin dans Delitto quasi perfetto, Mario Camerini 1966

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Avec Mila, avec PMO

Mila, ou le déshonneur d’un certain féminisme

« Onze jours après ses critiques contre l’islam, la jeune Mila ne peut toujours pas retourner dans son lycée. Elle et sa famille sont placées sous protection policière.

« Aujourd’hui bien sûr, vous savez qui est Mila. Ce n’était pas gagné. Depuis onze jours, les médias, les organisations et les personnalités qui se prétendent féministes, qui prétendent parler au nom des femmes et lutter contre les violences sexistes, lui ont infligé la loi du silence. L’"intersectionnalisme", c’est abandonner une jeune fille de 16 ans aux menaces et à la violence des islamistes. C’est abandonner celle que l’on a trahie aux sympathies de l’extrême droite pour pouvoir mieux s’en détourner.

« En onze jours, ni le Planning familial ni les associations LGBT iséroises n’ont trouvé la décence de soutenir Mila, 16 ans, menacée de mort pour avoir critiqué l’islam en réponse aux insultes homophobes dont elle était victime sur Internet. On n’est soudain plus si pressés d’oser le féminisme. Même silence assourdissant à l’occasion de la célébration des Résistantes lesbiennes organisée par Queer Code et Grenoble Fiertés le samedi 1er février. La journée était pourtant censée inspirer "nos résistances d’aujourd’hui(1)". Mais pour nos associations officielles, résister aux nazis morts, c’est tout de même plus urgent que de combattre les islamistes d’aujourd’hui.

« Les vigies de l’homophobie, d’ordinaire si promptes à dénoncer la moindre parole inappropriée – sans parler de la critique de la reproduction artificielle - font preuve en cette occasion d’un admirable esprit d’ouverture. Les "Va mourir sale pute lesbienne", "sale gouine" et autre "chiennasse" adressés à Mila n’ont troublé ni les représentants médiatiques de la cause LGBT, ni les donneurs de leçon du camp du bien, ni les petits soldats de la lutte-contre-toutes-les-dominations.

« Pourquoi s’étonner. On se souvient que le Planning familial de l’Isère et Osez le féminisme ont monté l’opération "burkini à la piscine(2)" à Grenoble l’été dernier, avec l’Alliance citoyenne et sa porte-parole Taous Hammouti. Laquelle avait posté sur Facebook un message après le massacre de Charlie Hebdo: "N’oubliez jamais que c’est Charlie qui a dégainé le premier(3)".Ces usurpateurs des anciennes luttes pour l’émancipation sont des officines de soutien à l’oppression.

« L’été dernier, nous avions rencontré Sabrina, féministe et athée revendiquée, harcelée et menacée par un entourage contaminé par l’intégrisme musulman(4). Comme Mila, Sabrina revendique le droit de vivre sa vie de femme sans rendre de comptes à des directeurs de conscience frustrés. La sexualité, c’est comme la religion, le domaine de l’intime et de la liberté. La volonté de cabales de dévots de détruire l’intimité signe l’entrée dans la tyrannie.

« Mila est maintenant le nom d’une affaire qui nous échappe aussi bien qu’à la première concernée. On n’a pas fini de voir des Tartuffe de tous bords s’invectiver à son propos et prendre la pose. Quant à nous, nous n’avons commis ces quelques lignes que pour ne pas ajouter au silence et à la lâcheté, sous lesquels les pseudo-féministes ont tenté d’enfouir le lynchage virtuel dont est victime cette jeune fille. »

Pièces et main d’œuvre

Grenoble, le 4 février 2020

=

1 ICI
2 La méthode Alinsky mise à nu : www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1141|
3 ICI
4 Sabrina, athée, féministe et laïque .www.piecesetmaindoeuvre.com/spip.php?page=resume&id_article=1157

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04 février 2020

"Blink Blank" à la Cinémathèque française de Paris

adollbreath

Une séance de projections est organisée lundi 10 février de 21h15 à 22h40, dans la salle Georges Franju. On y présentera Blink Blank, on y montrera quelques films courts et animés, dont The Doll's Breath, de Stephen et Timothy Quay [ill.]. Le tout en présence de l'état-major de la revue et de quelques invités, dont Michèle Bokanowski qui (kiki) signe la bande-son du film des Quay. Dépêchez-vous de réserver (ICI), car on s'y pressera comme à un concert des Stones.

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03 février 2020

Lu chez Pièces et Main-d'oeuvre

Lu chez  Pièces et Main-d'oeuvre   "Et moi, je hurle avec les loups", par Croc-Blanc

dernierloupvignieu

 

 

[illustration du Dauphiné libéré, 1954]

~

Précédé d'un « Avertissement aux lecteurs. Ce texte contient des éléments qui pourraient heurter la sensibilité de certains groupes et de certaines personnes, malgré l’important travail de correction, de suppression et de reformulation auquel il a été procédé. Nous pensons notamment aux moutons, aux éleveurs, aux chasseurs, aux tueurs, aux bouchers, aux restaurateurs, aux hôteliers, aux touristes, aux carnivores, aux végétariens, aux sociologues, aux experts, aux élus, aux syndicalistes, aux militants, aux artistes, aux ingénieurs, aux anti-spécistes, aux bonnes gens, aux salauds, aux abrutis, aux partisans de "l’écriture inclusive", et à quelques autres encore qui nous pardonneront de les avoir oubliés. En fait, c’est à se demander si le dessein de l’auteur n’est pas de se foutre de la gueule du monde, et à se mettre celui-ci à dos. Confiants dans l’intelligence et les capacités de discernement des lecteurs, nous vous laissons en juger. »

Le texte est ICI (clic)

Extrait : « On l’a dit, ce n’est pas seulement la faim de terre et l’âpreté au gain qui mobilisaient ces joyeuses troupes de tueurs festifs. Quand on regarde la photo des chasseurs, autour de la dépouille du "dernier loup" abattu en 1954, à Vignieu [Isère], ces hommes en cercle, satisfaits, souriants et féroces, avec leurs bleus, leurs salopettes, leurs croquenots, bérets, casquettes, leurs mégots aux coins des lèvres et des moustaches, leurs gros ventres ou leurs corps noueux, sous les vestes ouvertes ou boutonnées jusqu’aux cols, leurs fusils au pied ou pointés sur la bête, leurs mines butées et goguenardes, leurs regards défiants, farouches, qui nous fixent à travers l’objectif, et le gendarme au milieu, un peu frêle, sourire gêné dans son uniforme, de figurer dans cette cohue si peu officielle et ordonnée, on a une impression de déjà-vu. Il manque les femmes, mais j’ai déjà vu cette foule joyeuse et unie dans sa victoire collective, dans l’exultation et la certitude de son bon droit face à l’agresseur. Oui, c’est la fameuse photo, celle-ci parmi des centaines d’autres, de cette foule de lyncheurs, dans l’Indiana, en 1930, venus en famille et en voiture, assister à la pendaison de deux Noirs. »

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Le film est déjà commencé ? [Demain, Luminor Hôtel de Ville, Paris]

Je reçois ceci (Séance du 4 février 2020, 20h30)

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Séance présentée par Federico Rossin, programmateur et historien de cinéma
Organisée en partenariat avec le Fonds de Dotation Bismuth Lemaître Guymer

En 1951, Maurice Lemaître a 25 ans. Il vient juste de travailler avec Isidore Isou comme assistant réalisateur lors de la production du Traité de bave et d'éternité. Le Film est déjà commencé ?, son premier film, sera la base d'une œuvre cinématographique sans fin, des dizaines et des dizaines de films réalisés en totale autonomie économique et artistique jusqu'à sa mort en 2018.

Le Film est déjà commencé ? est une œuvre capitale dans l'histoire du cinéma. Lemaître détruit impitoyablement tous les éléments de la projection cinématographique traditionnelle. Le film est presque entièrement "volé" aux autres films: le détournement montre ainsi l'absurdité du cinéma produit par le capital, et se présente comme une opération à la fois ludique et conceptuelle. L'image et sa matérialité sont attaquées via un travail de ciselure qui écaille, recolore, gratte le support du film. Le son est arraché des images originales et la nouvelle bande-son ainsi créée s'en retrouve complètement détachée d’elles; c'est un commentaire/méta-commentaire de l'œuvre elle-même dont nous sommes témoins, et la voix de Lemaître nous accompagne tout au long du film. L'écran est dénoncé comme un simple support illusionniste et bidimensionnel, jusqu'à la proposition extrême de sa destruction par le feu. La salle est directement investie par le film et les spectateurs sont impliqués dans une sorte de happening provocateur, dont ils sont à la fois acteurs et victimes: bagarres, insultes et provocations incitent les spectateurs à dépasser la passivité de la projection classique pour faire entrer le cinéma dans la vie. À l'évidence, Lemaître a inventé une nouvelle forme artistique: le syncinéma n'est rien de plus qu'une œuvre collective basée sur la déconstruction, la dérision et la participation.

Ce que nous essaierons de faire, à l'occasion de la première de la version restaurée en 35mm du film, c'est de nous rapprocher le plus possible de l'utopie performative et avant-gardiste théorisée et réalisée par Maurice Lemaître, cinéaste, peintre et poète lettriste qui a marqué l'histoire de l'art du XXe siècle, en proposant une expérience de spectateur unique, un événement artistique total où destruction et innovation sont mêlées dans une joyeuse et inoubliable pagaille générale. [Federico Rossin]

Le Film est déjà commencé ? a été restauré et numérisé avec le soutien du CNC, sous la direction de Light Cone, avec la participation du Fonds de Dotation Bismuth Lemaître Guymer

À l’occasion de cette séance spéciale, Light Cone Editions présentera une nouvelle parution : « Nous sommes d’accord avec tout ce qui a lutté et lutte encore depuis le début du monde » : Introduction au Cinéma lettriste de Nicole Brenez, texte publié en anglais (2014, Sternberg Press) et en espagnol (2019, Carlos Prieto Acevedo), mais inédit jusqu’à ce jour en France.
L’ouvrage sera offert gratuitement aux spectateurs de la séance et sera ensuite disponible à la vente via la boutique en ligne de Light Cone.

Une re-édition limitée et numérotée en sérigraphie de l’affiche originale du film sera disponible à la vente lors de la séance, tout comme d’autres éditions (livres, DVD, Blu-ray) autour de l'œuvre de Maurice Lemaître.

Cette séance Scratch sera exceptionnellement gratuite (capacité de la salle: 180 places) et suivie d’un pot convivial.

~

pour mémoire (toujours disponible çà et là)

traité de bave

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01 février 2020

Allée des Tanneurs

A l'emplacement du garage Demy, dans l'allée des Tanneurs, à Nantes, les fantômes rôdent encore.

Le pâté d'immeubles est promis à la démolition.

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31 janvier 2020

Lectures pour tous : Russell Banks

« Wade a porté la main à sa mâchoire et l’a touchée délicatement: sa dent s’était calmée un peu depuis plusieurs jours, et voilà qu’elle se remettait à bourdonner comme un nid de frelons inversé. "– Tu as de l’aspirine ?" a-t-il demandé à Margie. Elle a secoué la tête négativement. Wade s’est penché, et il a ramassé la bouteille de whisky et le verre de papa. Il restait un centimètre de whisky au fond, qu’il a avalé. "– Mal aux dents", a-t-il expliqué en remettant la bouteille et le verre sur l’étagère près de l’évier. "– Quand est-ce que tu vas faire soigner ce machin ?" a demandé Margie. "– Dans peu de temps. Dans peu de temps. Dès que j’aurai une demi-journée à gaspiller." Puis il est allé vers la porte.

Russell Banks, Affliction, 1989. Actes Sud (1992), traduction Pierre Furlan

nolteaffliction

Nick Nolte, Affliction [Paul Schrader, 1997]

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30 janvier 2020

Angoulême : une conférence qui va faire du bruit

rouleau japonais

Notre ami Bernard Joubert donnera, dans le cadre du festival international de bande dessinée
[Angoulême, 30 janvier au 2 février 2020], une conférence inédite sur la place du pet dans la BD.
Intitulée Flatulences en cases, elle se tiendra le samedi 1er, au Conservatoire,
à quatorze heures pétantes.
Qu'on se le dise.

annonce conf Joubert_[9]

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FDJ 168 : Steven Grebleips

duel ss

Duel, 1972

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