le vieux monde qui n'en finit pas

27 septembre 2021

What the fuck ? A blasphemous lesbian film ?

Le 59e New York Film Festival se déroule en ce moment même [du 24 septembre au 10 octobre ~ 59NYFF]

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Comme on le voit, la présence dans la sélection de Benedetta, le dernier film de Paul Verhoeven,
provoque des réactions cocasses chez quelques zigotos encravatés.
Il n'y a pourtant pas, dans cette turlupinade, de quoi fouetter un bon chrétien.

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Paul Vecchiali en librairie

poèmes vecchiali

L'éditeur est ici

poèmes vecchiali2

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25 septembre 2021

Lionel Shriver, vent debout contre les maccarthystes du jour et autres censeurs

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« Je continuerai de dire de ce tabou ridicule et inapplicable [le concept d’appropriation culturelle] qu’il s’agit d’une "mode", même si, comme celle des jeans taille basse qui grossissaient tout le monde sauf les anorexiques de seize ans, elle semble durer. Dieu merci, ces jeans sont passés de mode et avec un peu de temps, la fétichisation du tabou de l’appropriation culturelle le sera aussi.

« Tout ce tapage autour des revendications identitaires est propre à notre ère. Une fois que nous aurons enfin clos le chapitre cancel culture, il y a de fortes chances pour qu’avec le recul, il nous apparaisse calamiteux. La fièvre que soulèvent les questions de genre et de race fera figure d’hystérie collective, et nous la considérerons avec la même horreur que le maccarthysme. Ses zélotes apparaîtront comme les méchants. Les rares personnes qui auront défendu la liberté d’expression, la tolérance et la diversité des idées retrouveront un statut de héros. Malheureusement, au moment où ce revirement moral s’opérera, je serai sans doute morte depuis longtemps. [...]

« Je me suis toujours attachée à créer les personnages de mon choix. Mais lorsque je crée un personnage noir par exemple, une certaine catégorie de critiques va passer au crible le portrait que j’en fais, les paroles que je mets dans sa bouche, en quête du moindre affront. Si on tient à être offensé, on peut toujours trouver un motif de l’être. Je subis effectivement des pressions éditoriales m’incitant à me conformer à des recommandations de plus en plus contraignantes. La transcription d’un accent quel qu’il soit met les éditeurs sur les dents; l’usage de l’anglais parlé par les Noirs dans un dialogue leur donne des crises d’angoisse. Ils prennent très au sérieux de fausses règles stupides qui voudraient qu’on ne puisse pas utiliser des termes relatifs à la nourriture pour décrire un personnage non blanc (ils ont l’air de penser que dire d’un personnage qu’il est "couleur café" pourrait conduire à l’arrestation de l’auteur). La plupart de ces "règles" ne sont pas si restrictives que cela sur le plan artistique, mais je refuse qu’on me dicte ce que je peux ou non écrire. C’est déjà assez difficile d’écrire un bon roman sans avoir à se demander sans arrêt: "Oh, non, est-ce que je peux dire ça ? Faut-il que je demande l’autorisation de l’écrire ? Et s’il me faut une autorisation, comment l’obtenir ?" » Lionel Shriver, entretien avec Florence Noiville publié dans Le Monde, 22/09/2021]

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Dernier livre paru en français

shriver

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23 septembre 2021

Elaine May

L'émotion du soir

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Elaine May [as Ruth Bader Ginsburg 1933-2020], invitée de Robert & Michelle King et Ridley Scott

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Melvin 2012

melvin 2008

Lilly done the zampoughi everytime I pulled her coattail 

Song by Melvin Van Peebles off the privately released 2012 album "Nahh... Nahh Mofo..."
vocals - Melvin Van Peebles
keyboards - Bruce Mack / baritone sax - Paula Henderson / cello - Will Martina
drums - Chris Eddleton / bass - Jared Nickerson (members of Burnt Sugar) featuring Chicava Honeychild
cinematography - Alex Lozupone
editors - Alex Lozupone & Melvin Van Peebles

Wikipedia dixit :

"Lilly" was originally released on Van Peebles' album Brer Soul. It was released as a single in 1971. The song is told from the point of view of a death row inmate who recalls how Lilly would do the Zampoughi every time he pulled her coattails. It is eventually revealed that he killed her because she would do the Zampoughi when any other guy pulled her coattails as well.What could the judge have understood about Lilly doing the Zampoughi.. every time somebody pulled her coattails ? Van Peebles was inspired to write the song by an encounter in New York City. ["'Lilly' was taken from a girl I knew who was always so quiet, 'til one day we wind up in the Gramercy Hotel doing the funky monkey, and she leaps up in the middle of the bed and starts dancing !"] The song was featured in Van Peebles' musical Ain't Supposed to Die a Natural Death, during which a dancer performed on stage as Lilly's ghost. The song featured on the album release for the musical. The Village Voice described the song as 'perhaps the most disturbing', describing the revival performance of the play by the Classical Theatre of Harlem. Van Peebles recorded another version of it in 1995 for Ghetto Gothic which features Spaceman Patterson. He explains that the earlier version lacks the newer version's "fuller musicality". He revisited the earlier version of the song in 1998 with the band Roadkill. On November 10, 2012, Van Peebles announced the release of a new video for the song via the Facebook page for Melvin Van Peebles wid Laxative using the version he recorded for the unreleased album Nahh... Nahh Mofo. The video features performances from Zebulon Cafe Concert, and was co-edited by Van Peebles and Alex Lozupone.

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Mevin Van Peebles (1932-2021)

Melvin-Van-Peebles

Poète, cinéaste, musicien, agitateur subversif et indépendant, le New-Yorkais Melvin Van Peebles
n'a pas vraiment inventé la Blackploitation ni le cinéma noir,
ne croyez pas tout ce qu'on raconte,
mais il a anticipé le proto-rap.  Brer Soul date de 1968. Ecoutons.

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22 septembre 2021

Hotties Reading 696

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The Green Book (dans le train), circa 1910

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15 septembre 2021

FDJ 202 : David Lynch

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Dune, 1984 [qui vaut bien mieux que la réputation effroyable qu'on lui a faite]

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Le point de vue critique. « Là où le film de Villeneuve porte l’étendard du tout-numérique, celui de Lynch témoigne d’un temps où les décors étaient fabriqués "en dur", où les maquettes flottantes, les effets spéciaux artisanaux et les incrustations approximatives ouvraient autant de brèches à l’imaginaire. Dune fourmille de trouvailles, de passages marquants, qui fonctionnent mieux dans le détail, face à sa visée épique défaillante. » [Mathieu Macheret, Le Monde, 14/9/2021]

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Hotties Reading 695

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© Paddy Summerfield, Oxford University années 70

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14 septembre 2021

Frankenstein à un million de dollars

Cette belle édition du vénérable ouvrage de Mary Shelley (en trois tomes, voir descriptif plus bas) a été mise à l'encan, cet après-midi, chez Christie's de Londres. L'acquéreur a dû poser 950.000 dollars sur la table pour l'emporter.

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Mary Shelley's Frankenstein
Uncut in original boards
[SHELLEY, Mary Wollstonecraft (1797-1851).] Frankenstein: or, The Modern Prometheus. London: Lackington, Hughes, Harding, Mavor, and Jones, 1818.

The superb Manney copy of a masterpiece of gothic horror, uncut in the original boards. Frankenstein was conceived during the rainy summer of 1816 beside Lake Geneva, where the author and Percy Shelley were staying with Lord Byron. It was Byron’s suggestion that the group, who had amused themselves with reading French translations of German ghost stories, should each write their own. In the preface to the 1831 edition, Mary Shelley writes: “I busied myself to think of a story, —a story to rival those which had excited us to this task. One which would speak to the mysterious fears of our nature, and awaken thrilling horror—one to make the reader dread to look round, to curdle the blood, and quicken the beatings of the heart.” The idea came to her in an “acute mental vision” as she tried to sleep: “I saw the pale student of unhallowed arts kneeling beside the thing he had put together. I saw the hideous phantasm of a man stretched out, and then, on the working of some powerful engine, show signs of life, and stir with an uneasy, half vital motion.”

Published anonymously on 1 January 1818 in a run of 500 copies, the first edition included a preface written by Percy Shelley and a dedication to the author’s father, William Godwin. Its narrative, of a living being fashioned with materials found in "the dissecting room and the slaughter-house" and rejected by its maker, has now reached the same mythic cultural status as Don Quixote and Robinson Crusoe. Yet the contemporary reviews were mixed, with the Quarterly Review sufficiently morally outraged to wonder "whether the head or the heart of the author be the most diseased," while Walter Scott praised her “original genius” and “uncommon powers of poetic imagination.” Copies in the original boards are exceptionally rare, this being the only set to appear at auction since 1985. Just as remarkable is the Manney copy's unsophisticated, crisp, and clean condition. Ashley V, 29; Lyles B1a; Tinker 1881; Wolff 6280.

Three volumes, 12mo (190 x 109mm). Half-titles and advertisements in each volume (few light spots at ends, neat erasures from verso of each title-page and from vol 3 inside front cover). Original blue-gray boards, drab paper spines, printed spine labels, uncut (light wear to spines, with scattered tiny chips at joints and to vol. 2 spine label, 1cm repaired tear to vol. 1 spine); dark blue morocco pull-off case by Riviere with enclosed asbestos lining, chemises. Provenance: E.L.A. Bibl. (inkstamp on verso of each title-page) – Richard Manney (his sale, Sotheby’s, 11 October 1991, lot 283).

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FDJ 201 : David Twohy

Below [Abîmes], 2002

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La boîte de sardines à l'huile dans le sous-marin en détresse, c'est une mise en abyme ?

[pour Glaz]

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Emiliano Zapata 1879-1919

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Emiliano Zapata, assassiné le 10 avril 1919 dans une embuscade orchestrée par le colonel Jesus Guajardo
(lui-même soutenu par le traître et chef de gouvernement Venustiano Carranza).

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13 septembre 2021

Magma, bientôt dans votre région

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Stella, Christian et consorts ont encore rajeuni. Respect. [Concert enregistré à Paris en juin 2021]

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11 septembre 2021

"Le Monde", toujours à l'avant-garde.

Toujours en manque de correcteurs. La honte.

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09 septembre 2021

Enfin le cinéma ! [Orsay, du 28/9 au 16/1]

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Dominique Païni n’a pas inventé le cinéma, mais il aurait pu. C’est en grande partie grâce à lui que les historiens d’art, généralement adeptes des images fixes, ont pris conscience que celles qui bougent avaient marqué les artistes qui les ont regardées. Après avoir travaillé sur l’influence que le cinéma a pu avoir sur Picasso ou Matisse, entre autres, le commissaire d’exposition remonte aux origines avec cette exposition au Musée d’Orsay. Celle-ci montre qu’avant la mise au point des pellicules projetées dans des salles de spectacle, donc avant les premières projections des frères Lumière à Paris, en 1905, le mouvement, les lumières et les ombres qui sont leur corollaire avaient fasciné tant les chercheurs que les artistes, les scientifiques que les montreurs de marionnettes, les sociétés savantes que le grand public. Et comment les peintres s’en sont délectés. [Lu dans le journal Le Monde] ORSAY c'est ICI.

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08 septembre 2021

Gérald Thomassin

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Né le 8 septembre 1974, Gérald Thomassin, lauréat d'un César pour Le petit criminel de Jacques Doillon
[ici dans Paria, de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval], aurait aujourd'hui 47 ans.
Florence Aubenas retrace scrupuleusement son histoire dans L'inconnu de la poste, L'Olivier, 2021.

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Fahrenheit 451 au Canada

« Au Canada, écrit André Racicot, la réconciliation nécessaire avec les peuples autochtones devient un excellent prétexte pour les bien-pensants de la mouvance woke de poursuivre leur combat.

« Comme le rapporte la journaliste Isabelle Hachey, le comité d’évaluation du Conseil scolaire catholique Providence, en Ontario, "a retiré des encyclopédies pour des mots qui avaient mal vieilli, des bandes dessinées pour des dessins qui n’étaient pas assez représentatifs des Autochtones, des romans jeunesse qui ne passaient pas le test de cet obscur tribunal de l’Index."

« Radio-Canada révèle de son côté que près de 5 000 livres jeunesse ont été retirés de trente bibliothèques francophones du Sud-Est de l’Ontario. Certains ont été brûlés au cours de cérémonies spirituelles inspirées par les Autochtones. Parmi eux, Tintin en Amérique et Astérix et les Indiens.

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« Au Canada, on a commencé à brûler des livres dont on estime le contenu inacceptable, parce qu’ils dépeignent les Autochtones du Canada sous un jour défavorable. Même des citadelles de la bien-pensance comme Radio-Canada et La Presse s’en inquiètent. Certains Autochtones se sont dits perturbés de ce qui se fait en leur nom.

« Puisque l’on brûle Tintin en Amérique, pourquoi ne fait-on pas la même chose avec Mein Kampf ?

« Contrairement à bien des gens qui en parlent, j’ai lu Mein Kampf d’un bout à l’autre. Je puis vous assurer que son contenu est nettement plus sulfureux que Tintin. »

André Racicot

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Hotties Reading 694

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Takeshi Sakamoto dans Hogaraka ni ayume (Marcher joyeusement), Yasujiro Ozu 1930

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07 septembre 2021

Nino Castelnuovo 1936-2021

cherbourg

Nino Castelnuovo, le garagiste amoureux des Parapluies de Cherbourg, est mort.

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Stars

Belmondo, auprès duquel m’avait recommandé François Truffaut pour l’adaptation d’un Boileau/Narcejac : « On me dit que vous avez du talent, quand vous aurez fait 300 000 entrées Paris, revenez me voir. »

Darrieux, après l’envoi du scénario de En haut des marches : « J’espère être à la hauteur de ce personnage si attachant. »

Je n’oppose pas ces deux attitudes. L’une et l’autre se conçoivent mais chacune dépeint son auteur.

Paul Vecchiali, 7/9/2021, sur Facebook

 

"La complainte de Charles", de Roland Vincent [En haut des marches]

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