le vieux monde qui n'en finit pas

28 octobre 2020

Pas sortis de l'auberge

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« J’ai besoin d’un conseil... comme toujours lorsque mes experts en perdent leur latin. »
[Fritz Lang, Metropolis, 1927 / vers. Enno Patalas 2002]

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Hotties Reading 649

hr dreyer 1920

Prästänkan [La quatrième alliance de Dame Marguerite], Carl Theodor Dreyer, Suède 1920

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27 octobre 2020

Jacques Demy, trente ans plus tard

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24 octobre 2020

Lectures pour tous : Olga Tokarczuk

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« J’ai grandi à une époque qui, malheureusement, appartient déjà au passé. Elle se caractérisait par une grande aptitude au changement et à l’élaboration de visions révolutionnaires. Aujourd’hui, plus personne n’a le courage d’inventer quelque chose de nouveau. On se réfère sans cesse à ce qui existe déjà et l’on ne fait que ressortir de vieilles idées. La réalité a pris de l’âge, elle est devenue gâteuse, car, à l’évidence elle obéit aux mêmes lois que n’importe quel organisme vivant: elle vieillit. Ses plus petits composants – les sens – obéissent au phénomène de l’apoptose, au même titre que les cellules du corps. L’apoptose est une mort naturelle provoquée par la fatigue ou par l’épuisement de la matière. En grec, ce mot signifie "la chute des feuilles". Le monde a donc perdu ses feuilles. »

Olga Tokarczuk, Sur les ossements des morts, 2010
traduit du polonais par Margot Carlier, Libretto (2012).

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21 octobre 2020

Hotties Reading 648

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Rainer Werner Fassbinder, Brigitte Mira, Angst essen Seele auf [Tous les autres s'appellent Ali] 1974

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20 octobre 2020

1919-2020 : bis repetita ?

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[Tout les cinémas sont fermés jusqu'à nouvel ordre. A la demande du maire.]

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[Restez chez vous. La manière la plus facile de sauver des vies.]

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18 octobre 2020

FDJ 185 : Phil Karlson

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Brad Dexter [ou sa doublure] / John Payne et Evelyn Keyes, 99 River Street 1953

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16 octobre 2020

Chadbourne, Dahl, Walter, Brooklyn 2018

Eugene Chadbourne (g), Tim Dahl (b), Weasel Walter (dms)

Muchmore's, Brooklyn (New York), 6 février 2018

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Lectures pour tous : William Hjortsberg

« Fusion mémorielle. Le terme seul a toujours écœuré Vera Mitlovic. Il y a quelque chose de dégoûtant dans ce mélange de mécanique et de sentiments. Vera se souvient de certains de ses amants romantiques (aujourd’hui une poignée de cendres au fond d’une urne solitaire) qui interprétaient avec force discours verbeux quelques minutes de friction plaisante et l’émission de la valeur d’une cuillerée de sperme comme quelque chose de cosmique, une union des âmes. Comment avait-elle supporté de tels imbéciles ? Dans sa jeunesse, Vera était une athlète sexuelle accomplie, et si elle criait un peu pendant l’orgasme, ce n’était pas pour célébrer un rite païen. Ce qu’elle demandait, c’était de la technique et de l’innovation. Elle préférait de loin le harnais et l’habile application du fouet aux attentions d’un homme qui croyait que son pénis était une extension de l’univers. En fait, de tous les jeunes galants qui montaient dans sa loge avec des bouquets somptueux et des flatteries élégantes, celui dont elle se souvient le mieux est un comte aux yeux vairons qui cingla un jour ses seins nus d’un bouquet de roses qu’il venait lui offrir. »

William Hjortsberg, Matières grises, 1971, Robert Laffont « Ailleurs et demain » (1974),
traduit de l’anglais par Guy Abadia [Merci à Glaz qui m'a rafraîchi la mémoire]

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15 octobre 2020

Gaffe à votre santé. Evitez la foule.

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Nancy, Ernie Bushmiller, 1943

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14 octobre 2020

Hotties Reading 647

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PJ Harvey, c. 1994, To Bring You My Love

merci Ph!l

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12 octobre 2020

Aubier - Le dormeur - da Silva

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Le Dormeur est le récit de la découverte de Pascal Aubier, cinéaste (né en 1943), par Didier da Silva, écrivain (né en 1973), de l'enthousiasme de ce dernier et de ce qui s’en suivit. Petit cousin de la Nouvelle vague française, Aubier est l’auteur d’une poignée de films entrés dans la légende – dont celui dont il est question ici, homonyme du Dormeur qui s’inspire lointainement d’un poème d’Arthur Rimbaud. Ode au cinéma par la littérature, le livre édité par Marest retrace l'aventure du cinéma moderne condensée en un film de moins de dix minutes – à partir, dirait Didier, de « l’histoire d’un homme qu’on croit vivant et qui en fait est mort ». Il traverse l’été 1974, associe la Commune de Paris et les films de la Commune, revient sur les compagnons de route et les dissidents de toujours, décrit le soleil sur les Cévennes et l’invention de la louma par Jean-Marie LavaLOU et Alain MAsseron, évoque Tarkovski et La grande blonde avec une petite chatte noire [sic], Le locataire et Malik Oussekine sans oublier les champignons et La Champignonne qu’Aubier et sa clique tournèrent in situ dans la foulée du Dormeur, avec la surexcitante Elizabeth Prouvost. Voilà un livre de poète et d’érudit qui donne envie de boire le thé avec Elizabeth et de courir à travers champs avec Pascal. Ou l’inverse. S’il fallait lire cette année un livre sur le cinéma, un seul, ce serait celui-là. [Marest Editeur, Paris 2020, 130 pages 14 €, compter un poil plus cher pour l'édition cartonnée accompagnée d'un DVD.]

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Elizabeth Prouvost dans La champignonne, de Pascal Aubier

la champignonne

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11 octobre 2020

Hotties Reading du dimanche

La Librairie du Muguet/L'Athénée libertaire se trouve rue du Muguet, à Bordeaux.

Quiconque s'imagine que ceci est une publicité a l'esprit mal tourné. C'est un copinage. Pas pareil.

bruce lit

[Une fois de plus, je remercie Ph!l]

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10 octobre 2020

Lectures pour tous : John le Carré

« Deux hommes étaient assis à une table de réunion derrière la baie vitrée du bureau de Toogood, deux hommes aux problèmes capillaires évidents. Pode, petit mais haut placé dans la banque, tout de tweed vêtu, portait des doubles foyers sans monture et de maigres mèches partant toutes du même côté dessinaient des lignes de tramway sur son crâne. Lanxon, le costaud, ancien élève d’école privée avec oreilles en chou-fleur et clubs de golf sur la cravate, arborait une moumoute brune en paille de fer digne d’un présentateur de télévision. »

John le Carré, Single & Single 1999, Seuil [1999], traduit de l’anglais par Mimi et Isabelle Perrin

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Schlingo est un génie

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Qu'on se le dise. Charlie Schlingo, Charlie Schlingall est le livre que Christine Taunay consacre à son complice d'une vie, l'inoubliable et regretté Schlingo [Jean-Charles Ninduab, 1955-2005].

Autoédité, distribué par l'auteur et ses amis, l'ouvrage vient de sortir.

Qui le cherche le trouve, notamment ICI.

Schlingo est un génie, on l'a déjà dit.

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07 octobre 2020

Hotties Reading 646

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Le lecteur du pont Mirabeau, Robert Doisneau, 1975

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06 octobre 2020

Jeanne Dielman, 23 quai du Commerce, 1080 Bruxelles

Jeanne D

En vente dans toutes les bonnes librairies

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05 octobre 2020

La cancel culture, qu'est-ce donc ?

La cancel culture, qu'est-ce ? Aujourd'hui, André Racicot d'Ottawa, dont l'érudition nous épastrouille plus souvent qu'à son tour, fournit quelques éléments d'explication non exempts d'une saine colère, et en propose des traductions. M. Racicot (blog) est linguiste.

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« On n’osait pas en parler, mais le phénomène a pris tellement d’ampleur qu’il est maintenant impossible pour les médias de l’ignorer, comme ils l’ont fait pendant des années.

La cancel culture sévit depuis un bon bout de temps sur les campus américains. Elle est le fait d’un groupe d’individus extrémistes, supposément progressistes, convaincus de posséder la vérité et qui ne tolèrent aucune contradiction. Ils sont souvent très agressifs et harcèlent tous leurs contradicteurs dans le but de les faire taire une fois pour toutes.

Cette nouvelle orthodoxie, qui déferle au Canada et ailleurs dans le monde, embrasse des causes souvent très louables, comme l’écologie, le véganisme, le féminisme, l’antiracisme, etc. Mais elle tend à les radicaliser et à supprimer toute nuance dans le débat public.

L’expression se traduit assez mal. Comme on peut le deviner, l’anglicisme a la cote dans les médias français et même ici au Canada. Les traductions comme culture de la cancellation (sic), culture de l’annulation ne sont guère inspirantes.

La cancel culture conduit au bannissement, à l’élimination de certains groupes ou individus. Ils sont expulsés du débat public, dès qu’ils osent parler, des hordes de militants intraitables les harcèlent pour les empêcher de parler. C’est pourquoi on pourrait parler de culture du bannissement, de l’anéantissement, de l’annihilation.

Des lectrices me suggèrent culture-bâillon, culture-boycott.

Les médias ont toujours été frileux dans la critique de groupes extrémistes soi-disant progressistes. La culture du bannissement existe depuis un certain temps au Québec, mais les journalistes en ont parlé très peu, probablement pour ne pas avoir l’air de s’attaquer à une frange de la gauche et surtout pour ne pas être traités de réactionnaires.

Voilà de cela plusieurs années, l’ancien premier ministre Jean Charest devait prononcer une conférence à l’Université de Montréal sur l’éthique. Bien sûr, on peut sourire en lisant cela, mais toujours est-il qu’un groupe d’étudiants l’a chahuté au point de l’empêcher de parler. Troublant.

Peu de gens le savent, mais l’Algérienne d’origine Djemila ben Habib a été poursuivie devant les tribunaux pour qu’elle cesse de dénoncer l’islamisme politique au Québec. Heureusement, le tribunal a rejeté cette poursuite-bâillon. Mais le but était clair : l’évincer du discours public.

Plus récemment, la professeure Catherine Russell de l’Université Concordia qui a évoqué le livre de Pierre Vallières Nègres blancs d’Amérique dans un cours, sans même chercher à le défendre ; juste en parler. Le simple fait d’avoir prononcé le mot nègre à deux reprises lui a valu une rebuffade d’un groupe d’étudiants qui l’accusaient de "violence anti-noire" (sic). Il faut lire l’article d’Isabelle Hachey dans La Presse.

La pauvre enseignante a présenté des excuses, mais pour les maoïstes de la rectitude politique, cela ne suffisait pas et ils exigeaient rien de moins que son renvoi ! Anéantir quelqu’un, c’est exactement cela.

C’est pourquoi je pense que des traductions comme culture de l’anéantissement, culture du bannissement sont parfaitement justifiées. »

(André Racicot, 5 octobre 2020)

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03 octobre 2020

Lectures pour tous : Jean-Philippe Toussaint

« De la manière dont il était placé alors, il était impossible de voir sa tête, et ce n’est que lorsque le courant fit légèrement pivoter le corps sur lui-même que je me rendis compte qu’une tête de poisson pendait hors de sa gueule, de laquelle dépassait un fragment de fil de pêche cassé d’une longueur de trois ou quatre centimètres. Et c’est précisément la présence de ce fragment de fil de pêche dans sa gueule qui me fit penser, un peu plus tard dans la soirée – sur le moment, je l’avais simplement examiné distraitement, ce fragment de fil de pêche –, que le chat avait été assasiné. » Jean-Philippe Toussaint, La réticence, Minuit 1991

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chat-noir

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30 septembre 2020

Quino n'est plus, Mafalda est orpheline

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nous aussi...

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« Mafalda, c’est moi », disait-il.

« Charlie Brown vit dans un monde infantile qui lui est propre, dont sont rigoureusement exclues les grandes personnes. Mafalda, elle, entretient un dialogue permanent avec le monde des adultes – monde qu'elle n'estime pas, qu'elle ne respecte pas, qu'elle déteste, qu'elle méprise et qu'elle rejette tout en revendiquant son droit à rester un enfant qui ne veut pas prendre en charge l'univers corrompu des parents. »

mafalda3

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adios-quino

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