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le vieux monde qui n'en finit pas
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16 mars 2024

Lectures pour tous : Victor del Árbol

« En haut, le paysage était désolant. À côté d’une croix en pierre, subsistaient les ruines de la cabane du gardien du cimetière. Le groupe entra dans les ruines. À l’intérieur, on aurait cru une bouteille où se mélangeaient toutes les odeurs : cire fondue, sel de mer, vermine et humidité. Sur les murs noircis, il y avait des noms et des phrases, de vieux cœurs transpercés d’une flèche entre deux initiales gravées au couteau. Une clôture abîmée en barbelé délimitait le cimetière, devenu, au fil du temps et des attaques des bêtes, un ossuaire éparpillé entre les tombes béantes et les stèles brisées. Partout, on voyait des fémurs, des tibias, des os par centaines balayés par la bise qui soulevait et emportait la poussière des morts. Mais rien de tout cela n’intéressait Nahúm Márquez. Il essuya la sueur d’angoisse qui perlait sur son bras et s’assit sur un rocher. » Victor del Árbol, Le poids des morts, 2006. Actes Sud (2020), traduit de l’espagnol par Claude Bleton.

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