Franz Bartelt, le deuxième plus grand écrivain de Charleville-Mézières, nous en assène la preuve ce mois-ci, qui écrit en exergue du chapitre un de Nadada (La Branche, "Suite noire" n°20, 2008) :

Il y a une mémoire du rectum, mais elle ne retient pas tout.

ou bien, chapitre 5 :

Quand le canard parle à demi-mot, il dit "coin".

ou encore, chapitre 7 :

Le temps c'est de l'argent, sauf à un moment donné.

ou (allons-y franchement : celle-ci, Tristan Bernard ne l'aurait pas détestée), chapitre 15 :

C'est un enfant de la balle, son père n'avait qu'une couille.