Dimanche, excursion à Liège. Thon à l'andalouse chez les Leboutte-Romus. Frédérique est monteuse, au cinéma et à la télévision. Patrick édite des dévédés dans la collection "Le geste cinématographique", chez Montparnasse (Kramer, Straub, Deligny, Medvedkine). Il nous a promis de publier avant 2012 la trilogie tauromachique de l'immense Budd Boetticher.

Cinématon n° 612

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Visite de courtoisie au Comptoir en Neuvice. Rue piétonne du vieux Liège. Livres à prix cassés. Un trombinoscope des mille premiers cinématonés de Gérard Courant : Boris Lehman frappe deux fois, le n° 612 nous ramène vingt-trois ans en arrière. Deux petits Franz Bartelt. Sorbets à volonté chez le mastroquet voisin. Concert presque familial d'un groupe nouillorquais, Skeletons and the Kings of All Cities. Exposition d'affiches et illustrations de Gwénola Carrère. Rien que des jeunes talents en route vers la gloire, rien que de l'amitié et de la douceur.

Sur l'autoroute du retour, Michel Ciment explique dans le poste que Sean Penn, moins bon acteur et moins bon réalisateur que Clint Eastwood, ne pouvait lui octroyer d'autre récompense que cet énigmatique "Prix du 61e Festival de Cannes" (ex aequo avec Catherine Deneuve). C'est bien vrai. Ce qui est rassurant, c'est que Clint nous donnera encore huit ou dix grands films avant de prendre sa retraite, tandis que Penn ne sera plus jamais président du jury cannois.

Le cinéaste américain Budd Boetticher (1916-2001) est une des influences indiscutables d'Eastwood. Sa trilogie taurique, c'est The Bullfighter And The Lady (1951), Arruza (1972) et My Kingdom For (1985).

Lundi, la drache envahit Bruxelles.

Skeletons and the Kings of All Cities, 25 mai 2008, Liège

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