Grand amateur de mots et toujours curieux de leur origine, Raymond Queneau (1903-1976) ne pouvait que s'intéresser à son propre nom, témoin son roman autobiographique en vers de 1937, dont le titre, Chêne et chien, montre qu'il n'ignorait rien des étymologies hésitantes que suggérait son nom: dans Queneau, on peut voir en effet soit le gaulois cassanos ("chêne"), soit le latin canis ("chien").

Dans les Larmes d'Ulysse (Gallimard, 1998), Roger Grenier raconte que "dans son compte rendu en vers d'une psychanalyse, Queneau se veut à la fois chêne (la noblesse, la grandeur) et chien (animal qui dévore et qui nique)".

[Henriette Walter et Pierre Avenas, l'Étonnante Histoire des noms des mammifères, Robert Laffont, 2003]

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Charles Mingus
Moins qu'un chien, traduit de l'anglais par Jacques B. Hess (Robert Laffont, 1973)