Chahine, Lestang, Griffin... L'été meurtrier, comme dirait l'autre. Il ne faut pas laisser la tristesse prendre le dessus. Sans quoi on est foutu. Sans quoi les bloc-notes deviennent des nécroblogues, et ça devient très vite emmerdant. Alors... Juste dire les choses, ne pas biffer les noms dans les carnets d'adresses, revoir les films, écouter la musique. Ici, Johnny Griffin (1928-2008), soutenu par Ronnie Matthews au piano, Ray Drummond à la basse et Kenny Washington aux dreumes. Au Village Vanguard, à New York, au tout début des années quatre-vingt. Francis Marmande, à propos de Griffin, parle d'« un son de Roncevaux, une vitalité de viveur », avant de conclure : « Un musicien qui disparaît, c'est une bibliothèque qui flambe. »
Du fin fond de sa résidence liégeoise, l'indispensable Thierry H. égrène quelques émouvants souvenirs et réflexions subtiles sur notre ténor du jour. Courez-y voir, ici.