Sieff_1959
© Jeanloup Sieff, 1959

« Ce qui est formidable dans le cinéma, c’est qu’il est multiple: il y a de grands cinéastes reconnus que je ne peux pas supporter, et d’autres que j’adore alors que tout le monde les trouve mauvais. L’une des erreurs qui me paraissent néanmoins les plus frappantes, dans le cinéma français contemporain, c’est ce besoin que ressentent tous les réalisateurs d’écrire eux-mêmes leurs films. Apparemment, ce qu’on s’est amusé à appeler la politique des auteurs, dans les années soixante, a été compris de travers. Ça n’était pas du tout l’éloge de ceux qui écrivent leur scénario. Au contraire, les deux cinéastes que l’on citait en exemple étaient Hitchcock et Hawks, qui n’écrivaient justement pas une ligne, mais qui arrivaient néanmoins à s’imposer comme auteurs de leurs films. Aujourd’hui, tous les réalisateurs débutants écrivent eux-mêmes leur scénario, et quand je regarde leurs films, j’ai l’impression de voir les fautes d’orthographe s’afficher sur l’écran. » [Claude Chabrol, entretien avec Laurent Tirard, Studio, février 2003]

« Je n'ai jamais pu lui faire passer cette habitude qu'il avait de fumer au lit. Lorsqu'il a renoncé aux Celtiques et qu'il s'est mis à la pipe, après les Bonnes Femmes, je l'ai abandonné. » [A.C., 1962]