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Encore une histoire formidable que portent à notre connaissance deux de mes mauvaises langues préférées, mes camarades de casse Martine et Olivier. Une de ces histoires de censure dont raffole Bernard Joubert. Je vous la donne telle quelle. Vive Aristophane ! Vive les féministes grecques ! A bas la guerre !

« La candidate républicaine à la vice-présidence états-unienne est accusée d’avoir proscrit certains livres de la bibliothèque de la ville dont elle était maire. Parmi eux, Lysistrata, une pièce d’Aristophane, une comédie antiguerre (du Péloponnèse) où les femmes des deux camps (Sparte et Athènes) décident de faire la grève du sexe pour ramener leurs hommes et obtenir la fin des combats. Lysistrata avait déjà été dans le collimateur des colonels grecs lors de leur dictature (1967-1974), et ne plaît en général pas aux tyrans, sans qu’on sache si c’est son caractère antimilitariste ou trop leste qui les indispose le plus. Voici le serment que Lysistrata fait prêter aux femmes :

Aucun homme au monde, ni amant, ni mari,
Ne s’approchera de moi en érection.
Je vivrai chez moi sans homme,
Vêtue de la crocote et m’étant faite belle,
Afin que mon mari brûle de désir pour moi
Et jamais de mon plein gré je ne céderai à mon mari.
Et si malgré tout il me fait violence,
Je me prêterai mal, sans me pousser contre lui,
Je n’élèverai pas au plancher mes persiques,
Je ne me poserai pas en lionne sur une râpe à fromage…

Aujourd’hui, la gouverneuse de l’Alaska se déclare fière qu’un de ses fils serve de chair à canon en Irak. Vingt-cinq siècles de civilisation pour en arriver là ! »

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