Il y a deux mois, François Caradec posait sa plume une fois pour toutes. Ce n'était pas une farce. Il nous reste ses livres, à lire et à relire.

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« Mon chien a une logique à lui. Ainsi, lorsqu'il a plu, il tire sur sa laisse pour me faire traverser la rue: s'il existe une chance pour que l'autre trottoir soit sec, pourquoi la négliger? Mon expérience d'homme me dit le contraire, mais pourquoi ne pas essayer? J'en ferais une tête si, un jour, en effet, le trottoir d'en face n'était pas mouillé! Ce que beaucoup attendent d'un monde meilleur, il le croit réalisable, et tout de suite. »

« Le chien ne comprend pas les négations et seulement le présent de l'indicatif, mais ce n'est pas bien grave, nous y arriverons nous aussi. Il parle toujours à la première personne du singulier. Il dit: mouah. »

« J'apprends toujours avec satisfaction qu'un chien fidèle et bien dressé a dévoré incomplètement un moufflet à la grande surprise de ses parents. Le chien qui mord a toujours raison. Qui donc le débarrasserait de l'angoisse? »

Nous deux mon chien, Pierre Horay Éd., 1983.