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le vieux monde qui n'en finit pas
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1 avril 2009

Le mois d'avril ne fait que commencer

La troupe au grand complet des artistes et technichiens de Sus au vieux monde vous souhaite le meilleur des mois d'avril, sans poisson faisandé, sans embrouille ni mauvais rhumes. Un mois en fanfare, en enfants-phares. Pourquoi ce drôle de jeu de mots? Parce qu'on pense ces temps-ci à Hervé Prudon, un de nos meilleurs écrivains, et qu'il en fait des tonnes comme ça. Pourquoi donc en avril? Peut-être parce qu'Alexandre Vialatte ouvrait sa première chronique d'avril 1960 sur ces mots:

« Nous sommes entrés dans le mois de Cybèle qui s'emportait dans ses fureurs lyriques jusqu'à jouer de la flûte à six trous sur des tuyaux de longueur inégale et parcourait les champs en jouant du tambour quand elle était mélancolique. Elle avait inventé les remparts de moellons. Sans compter les cymbales, instrument monotone, cher aux Hébreux et à l'armée française, dont le son cuivré réveille l'ardeur du fantassin. Aussi ses prêtres la fêtaient par de grands vacarmes métalliques, qu'on appelait des mégalésies. Le 1er avril, le poisson fait mille espiégleries, le 15 la vache devient amoureuse (son mugissement, assurent les spécialistes, prend un accent plus féminin). [...] [en avril] l'oryctérope se fait moins casanier. Le hanneton mène une vie de débauches. Le tatum tatou devient affectueux. L'homme également. Du moins le Français; jamais il ne se marie autant. La pierre du mois est le patparadjah, qui signifie union heureuse. L' homme soucieux de l'avenir de son chien prend l'empreinte de sa truffe sur papier non glacé, mais à grain fin, sans appuyer (pour ne pas encrer le sillon médian qui doit être nettement dégagé). »

Et pourquoi fanfare ? Pour les vacarmes métalliques (ou mégalésies) de Cybèle. Et pour Anthony Braxton, toujours là pour mettre nos émois en musique. Que deviendrions-nous sans eux ?

anthony_braxton_z_koritnik_
© ziga koritnik

Les musiciens que l'on entend sont: Anthony Braxton (as, cl), Seldon Powell (as, fl), Ron Bridgewater (ts), Bruce Johnstone (bari, bass cl), Roscoe Mitchell (bass s), Kenny Wheeler, Cecil Bridgewater (tp), Jon Faddis (tp, piccolo tp), Leo Smith (tp, cond), George Lewis, Garrett List (tb), Jack Jeffers (bass tb), Jonathan Dorn (tuba), Dave Holland (b), Karl Berger (glockenspiel), Warren Smith, Barry Altschul (snare d), Frederic Rzewski (bass d), Philip Wilson (marching cymbals). Session enregistrée en février 1976 au studio Generation Sound, New York. Disque microsillon Arista AL-4080. Composition "Opus 58" par Anthony Braxton. Que le grand Raminagrobis me patafiole si j'ai introduit la moindre coquille.

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© frank schindelbeck

   

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