André Stas à Bruxelles pour la promotion de son livre

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Librairie Quartiers Latins
14 places des Martyrs
1000 Bruxelles

Samedi 13 juin, midi

l'aimable Muriel Verhaegen, libraire, nous servira de la cervoise,
du chocolat chaud et une variante locale du white russian

« Pierre de Gondol, le plus petit libraire de Paris, n’a pas beaucoup de clients, mais ce sont tous des habitués, des fidèles, des spécialistes, qui, de temps en temps, le chargent d’enquêter dans le Milieu interlope des textes. La librairie bordélique du quasi-omniscient de Gondol (douze mètres carrés) est sise rue Beautreillis. Ses amis – des amoureux pervers polymorphes du livre et de l’écrit en général – le surnomment Épictète, il a un faible pour le Mercurey et Iris…».

« André Stas, on le nomme le Professeur Stas, ce qui n’est pas volé. Cet homme est d’une culture aussi confondante qu’envélopédique. Il sait tout sur tout, à condition que ça soit du domaine du poil à gratter les crétins, les coincés et les bourgeois. Il est une des consciences du surréalisme belge et a été le sbire préféré de Blavier, un autre André, tiens celui-là (André et vous verrez). Il fait partie du Collège de pataphysique (…) Il sait tout faire, lire, écrire, peindre et dessiner. Ses collages sont à mettre dans toutes les têtes si ce n’est entre toutes les mains. Il est même verbicruciste, un comble pour quelqu’un qui est tout sauf carré. Il touche à tout sauf à ce qui pourrait être, esthétiquement, éthiquement, idéologiquement honteux. Et, sirop sur le boulet, c’est un amateur pratiquant du jeu de mots lamentable, car seuls les jeux de mots lamentables sont admis pour ceux qui pensent, comme Victor Hugo, que ce sont des pets de l’esprit. »

Jean-Bernard Pouy, extrait de la préface.

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Le Diable dans la cathédrale, André Stas, collage, 1991

André Stas a reçu le 24 février dernier, au Procope, le Prix Xavier Forneret de l’humour noir.
Lorsqu’il a créé la collection des aventures de Pierre de Gondol sous le label des éditions Baleine, Jean-Bernard Pouy n’imaginait probablement pas qu’un volume paraîtrait un jour à l’enseigne des éditions des Cendres. Ce livre est donc bien une résurrection de la collection qui voit paraître là son neuvième opus. C’est aussi un grand défrichage que vient de faire l’érudit belge André Stas en poussant les aventures de cet enquêteur bibliographique au pays des fous littéraires.
André Stas est un collaborateur, s’en souvient-on, des
Cahiers de l’institut de recherche sur les fous littéraires. Aussi trouvera-t-on, Entre les poires et les faux mages de faux fous littéraires et des théologiens tout à fait authentiques mais singulièrement dérangés. [ LEKTI-ECRITURE ]

Entre les poires et les faux mages. Paris, Editions des Cendres, 171 pages, 18 euros