Le frère Noël (clic) nous fait lire ce communiqué. Un peu tard, car les premières rencontres ont eu lieu le 22 juin. Mais il vous suffit de veiller au grain. Les pirates mâtinés Pieds Nickelés philosophes d'El Sur remettront le couvert un lundi par mois. L'ambiance est chaleureuse, les dialogues qualitatifs, le maté à la hauteur, le dulce de leche disponible à volonté.   

« Michel Benasayag et le restaurant argentin El Sur (35 bd Saint Germain, Paris 5e, 01.43.25.58.28) lancent une série de rencontres autour du sujet de la globalisation, la mondialisation, le biopouvoir, etc., ainsi que des modes et formes de résistance aujourd’hui émergents. Comment résister à l’époque des passions tristes? De petits maîtres libérateurs nous proposent, comme mode de résistance, la discipline, la croyance dans un programme et un leader, bref le royaume des "il n’y a qu’à, il n’y a qu’à…" C’est la construction et reconstruction du militant triste. Or nous sommes aujourd’hui engagés dans le développement d’une militance joyeuse et radicale, qui sait qu’il faut désespérer tous les Billancourt de la terre, parce que ce n’est pas avec de l’espoir qu’on s’émancipe, mais en renouant avec notre puissance d’agir, ici et maintenant. Le pouvoir (maîtres libérateurs compris) nous veut tristes et soumis; nous leur opposons une radicalité joyeuse. L’objectif des lundis des frères de la côte, avec Miguel Benasayag, est de se rencontrer, d’échanger, de comprendre dans l’action. La théorie et le blabla ne sert que de boîte à outils pour améliorer l’action, la subversion et la solidarité. Pour commencer cette série de rencontres, tout naturellement nous recevons ce roi sans couronne de tous les pirates, radical et joyeux, Noël Godin, baron des entarteurs, prince au nez rouge, cauchemar de tous les petits cons qui tentent de masquer leur manque de sérieux en se prenant au sérieux. »

Lire sur Article11 un long entretien avec Benasayag, «La liberté, c'est déployer sa propre puissance dans chaque situation» 

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