le vieux monde qui n'en finit pas

« Nous ne nous résignerons pas au désastre qui couve. » La vie moderne et le temps qu'il fait. Note bleue, film, imprimé. L'ennui et l'agonie du vieux monde. Charles Tatum écoute et mate.

22 juillet 2009

Jean-Claude Rousseau, complément d'information

À l'intention des flâneurs qui rechignent à consulter les commentaires déposés par les visiteurs - j'en connais qui prétendent n'avoir pas le temps -, je poste ici quelques informations apportées au billet précédent («Jean-Claude Rousseau: Série noire») par Ph!l, dit Le Grand Philippe, dit Globe Glauber (clic).

1- merci pour l'info !

2- dérives.tv propose plus qu'une bio de Rousseau. Le n°1 de leur revue papier, dérives, s'intitule « Autour de Jean-Claude Rousseau » et proposait aussi, en 2007, deux dvd dont trois courts métrages de Rousseau: Jeune femme à sa fenêtre lisant une lettre, Deux fois le tour du monde et Faux départ. [Sur le 2e dvd il y a e.a. un entretien sonore avec Fernand Deligny]. La revue est désormais épuisée mais la Médiathèque en a acquis 2 exemplaires qui seront disponibles au prêt d'ici quelques semaines.

3- les Nantais de Capricci (cf. les bouquins récents de Moullet) ont sorti un livre-dvd de La vallée close, cf. ICI.

jc_rousseau_jeunefemme
Jeune femme à sa fenêtre lisant une lettre

Posté par charles tatum à 13:30 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Jean-Claude Rousseau : Série noire

Pendant une semaine (22-29 juillet), le dernier film de Jean-Claude Rousseau, Série noire (19') est visible chez Independencia, cherchez bien. On trouvera sur le même site un long entretien avec le cinéaste, ami et "protégé" des Straub-Huillet.

Extrait

Les numéros de l’habitation, éclairés par les phares, créent une atmosphère de polar.
C’est comme ça que je l’ai compris. Et que m’est venue l’idée de ce titre, Série noire. Tout de suite aussi en pensant aux noirs du film... Là, il n’y a plus que le bruit de la voiture à la nuit tombée. À cet endroit, j’avais tenté un retour avec la flûte japonaise. C’était pas mal. Puis j’ai changé pour faire entendre dans le lointain le dernier coup de feu qui introduit l’intérieur. Vous voyez ?

Ah oui !
Vous ne l’aviez pas remarqué ?

Si, si. Je voulais vous donner satisfaction. En fait, je vous déçois.
Bon. Il y a un léger fondu. Il suffit que le message appelle « Jean-Claude » pour que je me retire.

La voix pleure.
Ah oui ? Je n’ai pas entendu ça comme des pleurs. Quoi que j’allais dire que la voix est humide.

Elle implore.
Le téléphone est raccroché, tout de suite le son final du répondeur s’accorde au piano qui va rencontrer de façon harmonieuse la flûte et achever le film.

Lyrique, et donc en sens archaïque, Série noire fonctionne à ce moment comme un iPhone.
J’aime que vous dites iPhone et pas aïe-phone.

Et bien, sur l’iPhone, si vous recevez un appel lorsque vous êtes en train d’écouter un morceau de musique, celui-ci s’interrompt en fondu et reprend quand la conversation s’arrête.
C
a ne me surprend pas.

Parce que vous êtes hi-tech.
Vous ne saviez pas ?

Plus hi-tech que J.-M. S.
Il va vous surprendre.

Ici, une bio de Rousseau: dérives.tv

~

Et là, quelques images-mémoire

jc_rousseau_rome
Les antiquités
de Rome

 

jc_rousseau_vall_e
La vallée close

jc_rousseau_rive
Une vue sur l'autre rive

jc_rousseau_appel
L'appel de la forêt

Posté par charles tatum à 10:28 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

Hotties reading 72

macha_m_ril__ufm_2
Macha Méril et Bernard Noël dans Une femme mariée (Jean-Luc Godard, 1964)
[merci Bernard]

marnie2
Sean Connery dans Marnie (Alfred Hitchcock, 1964)

Posté par charles tatum à 07:56 - hotties reading - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Les muses d'Alfred 35

Stage Fright (Le grand alibi), 1950

35_sf_md_a

35_sf_md_b

35_sf_md_c

35_sf_md_d

35_sf_md_e
Marlene Dietrich (1901-1992)

Posté par charles tatum à 00:02 - les muses d'Alfred - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
« Accueil  1