« Après avoir posé pour Fernand Aubry, Alexandre, Jacques Brissot, Corbellini, Jean Gabriel Domergue, Max Papart, Fabre de Thierrens, Dorothée Blanck fut le dernier modèle de Joseph von Sternberg. Danseuse au Théâtre du Châtelet, au Mogador, puis comédienne pour Agnès Varda, Jacques Demy, Peter Ustinov et d'autres, elle tourna en plus une vingtaine de courts-métrages: Philippe Durand, Patrice Leconte, Philippe Labro, Haidée Caillot, Philippe-Emmanuel Sorlin, Frédéric Tachou, fût hôtesse au Club Med, moniteur de yoga: Observateur, Le Matin, Le Point. Son père était Ambassadeur auprès de Fidel Castro, Bourguiba, Ben Bella, elle ne le vit jamais, et finit par écrire toutes ses aventures de voyages et amoureuses.

Don't forget me ! » [ tiré de blanckblog ]

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Parmi les douze mille petits bonheurs et émotions fulgurantes que nous offre Les Herbes folles (si vous n'avez pas suivi: il s'agit d'un film d'Alain Resnais, adapté d'un roman de Christian Gailly): la présence fugitive - un plan ! - de Dorothée Blanck. Rappelez-vous: avant que Marguerite, Georges et Suzanne s'envoient en l'air*, on voit un couple qui a offert un vol d'initiation à une petite fille (« Alors c'était bien ? Ça t'a plu ? On reviendra ? »). La dame, c'est Dorothée Blanck. Elle accompagne depuis longtemps le cinéma français que nous aimons. Il faudra que quelqu'un prenne le temps de raconter son histoire. Galerie-souvenir, en une douzaine de photos.

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dans Lola, de Jacques Demy (photo : Raymond Cauchetier)

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avec Alan Scott : Lola, de Jacques Demy

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avec Agnès Varda (© Reporters associés)

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à Bruxelles, période Cléo de 5 à 7 (photo: Jacques Sternberg)

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à Bruxelles (photo : Jacques Sternberg)