Tract distribué devant des athénées et écoles,
et dans les stations de métro de plusieurs communes bruxelloises
(23/12/2009)

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Corps à corps avec l’État

La rage se fait de plus en plus présente à travers le monde.

Malgré le nombre de flics et de moyens de contrôle toujours plus efficaces, les coups donnés par le système ne sont plus reçus sans rien dire. Au contraire, là où le pouvoir voudrait nous voir baisser la tête et rentrer dans le rang d’une vie sans avenir, des attaques surgissent. Comme une volonté de retrouver un peu d’emprise sur nos vies.

Il y a un mois, des émeutes éclatent à Anderlecht. En effet, certaines personnes n’acceptent pas encore dans l’indifférence que des flics tabassent dans les prisons. Du coup, on descend dans la rue et on s’attaque à ce qui fait de nos vies un cauchemar. Une banque est pétée, un commissariat cramé et des flics se cachent. La solidarité paie.

En Grèce, depuis le 6 décembre, ce sont de milliers de gens qui sont descendus dans la rue pour y manifester leur ras-le-bol d’une vie d’exploité. La commémoration de l’assassinat d’Alexis par les flics un an auparavant a servi de détonateur à une critique générale du système.

L’année passée, l’ensemble de la société grecque avait déjà été touchée par des manifs, des attaques contre des commissariats, des pillages de magasins, des bloquages de rues, des attaques de banques, etc. Loin d’être isolés, ces gestes et ces intentions ont été partagés à travers le monde.

Depuis lors, la tension n’était jamais vraiment retombée. Comme c’était déjà le cas les années précédentes, différents symboles et institutions de l’État et du Capital ont été la cible de bon nombre de personnes désirant en finir avec tout type d’autorité. Et là, depuis deux semaines, les braises se sont ravivées.

Face à cette lutte acharnée, l’État a développé différentes stratégies de répression. Utilisant ses flics, ses juges et la presse comme des instruments permettant de pacifier par la force les esprits rebelles qui se permettent encore d’imaginer une vie libre, dégagée de toute autorité.

Pour ne pas en rester là, attaquons nous aussi, ici et maintenant, toutes les formes d'oppression.

Pour en finir avec ces vies de misère où les seuls rêves permis sont d'aller bosser huit heures par jour pour gagner des miettes et s'en contenter, débarrassons-nous de toutes les personnes et de toutes les institutions qui maintiennent leur pouvoir en contrôlant nos vies.

SOLIDARITÉ ACTIVE AVEC LES ENGEOLÉS DE LA GUERRE SOCIALE DE GRÈCE ET D’AILLEURS !

[ Centre de médias alternatifs de Bruxelles ]