Les Chats persans de Bahman Ghobadi se présente comme une visite souterraine et speedée, caméra au poing, à quelques groupes de musiciens clandestins ou semi-clandestins de Téhéran. (Le film a été tourné quelques mois avant le scrutin présidentiel contesté de juin 2009, le mouvement d'opposition et la féroce répression qui ont suivi.) Parmi les rencontres du cinéaste et du héros incarné par le génial Hamed Behdad : Hichkas («Personne»), le roi du hiphop iranien, qui chante depuis six ou sept ans et attend toujours du pouvoir religieux l'autorisation de publier un disque. Ghobadi lui offre une formidable séquence de tchatche, hargneuse et émouvante, dans un immeuble en construction dominant la capitale (une des meilleures du film), et met en scène une chanson apparemment écrite pour la circonstance, Ekhtelaf (Personne ne sait). Ailleurs, on appellerait ça un clip. La voici.

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On trouvera des informations et des liens utiles sur Hichkas (et son groupe, 021), ICI .