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8 décembre 2009

En Iran, un condamné a été décapité et crucifié

Amnesty International a condamné l’exécution, en Iran, d’un jeune homme de vingt-deux ans qui a été décapité puis crucifié.

Muhammad Basheer bin Saoud al Ramaly al Shammari avait été déclaré coupable de l’enlèvement et du viol de quatre personnes en février 2009. Il a été décapité lundi à Hail.

Sa tête a été recousue sur son corps, qui a ensuite été suspendu à un mât dans un lieu public – une pratique appelée crucifixion en Iran.

« Amnesty International s’oppose à toutes les exécutions car elles constituent une violation du droit à la vie et la pire forme de châtiment cruel, inhumain ou dégradant qui soit, a déclaré Malcolm Smart, directeur du programme Afrique du Nord et Moyen-Orient d’Amnesty International. La crucifixion du corps du condamné après sa décapitation renforce le caractère dégradant de ce châtiment et est totalement abjecte. »

On dispose de très peu d’informations sur le procès de Muhammad al Shammari. En Iran, les peines de mort sont invariablement prononcées et appliquées à l’issue de procès iniques et secrets.

La condamnation à la peine de mort et à la crucifixion a été confirmée par une cour d’appel en novembre, puis par la Cour suprême.

Muhammad al Shammari n’a pas pu bénéficier de l’assistance d’un avocat lors de son procès et, selon certaines informations, il souffrait de troubles psychologiques.

Si tel était le cas, cette exécution constitue une violation de la résolution de la Commission des droits de l’homme de l’ONU qui demande aux États maintenant ce châtiment de « ne pas prononcer la peine de mort dans le cas de personnes atteintes d’une quelconque forme de maladie mentale, ni d’exécuter un condamné atteint de maladie mentale ».

Les condamnés à mort sont rarement crucifiés en Iran. C’est la deuxième fois cette année qu’un tel châtiment est infligé, après la crucifixion le 29 mai, à Riyadh, d’Ahmed bin Adhaib bin Askar al Shamlani al Anzi.

La crucifixion est pratiquée après la décapitation. La tête qui a été tranchée est recousue sur le corps du supplicié, qui est ensuite suspendu à un mât dans un lieu public ; cette pratique est censée avoir un rôle dissuasif. Le mât a parfois la forme d’une croix, d’où le terme de crucifixion.

Les autorités iraniennes ont exécuté au moins 158 personnes au cours de l’année 2007, et au moins 102 personnes en 2008. Depuis le début de l’année 2009, au moins 67 autres condamnés ont été exécutés.

Amnesty International dispose d’informations indiquant qu’au moins 140 personnes sont actuellement détenues dans le quartier des condamnés à mort. On pense toutefois que ces chiffres sont très en deçà de la réalité.

« Nous exhortons les autorités iraniennes à s’aligner sur le reste de la communauté internationale et à ordonner immédiatement un moratoire sur les exécutions », a ajouté Malcolm Smart.

LE GRAND SOIR : Le communiqué original a été volontairement truqué par nos soins et concerne en réalité l’Arabie saoudite, un pays "ami" de l’occident, où il est interdit d’importer des livres ou faire du tourisme... Tout ceci pour prouver quoi ? Rien. C’était juste une petite expérience.

LIEN REEL ET ORIGINAL (clic)

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