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le vieux monde qui n'en finit pas
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28 mars 2010

Le jazz que je préfère (15) Jean-Yves Laporte

J’ai demandé à quelques amis et comparses d’établir la liste de leurs 25 albums de jazz préférés. (...) Pour voir l'historique de la série, cliquer sur "jazz 25", dans les tags, au bas du présent billet. Pour le mode d'emploi, cliquer ICI.   

Aujourd'hui : Jean-Yves Laporte

~

Charles Mingus, « Mingus at Antibes », 1960, Atlantic.
Avec Dolphy évidemment, variations autour d’un même thème, mi-gospel, mi-New Orleans, tout Mingus.

mingus_at_antibes

Charles Mingus Featuring Eric Dolphy, « Town Hall Concert », 1964, Fantasy.
En 1964, Mingus et son Workshop donnent le concert initial d’une tournée européenne qui sera la dernière avec Eric Dolphy, lequel quittera le groupe à la fin de la tournée pour rester en Europe où il mourra d'une bête crise de diabète. Des nombreux enregistrements qu’il nous reste de la tournée, celui-ci m’a toujours paru supérieur par la prise de son d’abord, puis par l’énergie phénoménale de chacun des protagonistes, Dolphy en premier lieu, mais Jordan également, tranchant mais jamais rasoir, et Coles, toujours juste, et Richmond, le batteur le plus musical de la planète, toujours en retrait, toujours à battre la progression d’accords plutôt que de marteler le tempo. Meditations reste pour moi un des sommets du jazz, toutes époques confondues, même et surtout avec Dolphy qui se trompe dans la reprise du thème.

town_hall

Mingus, au choix : « The Black Saint and the Sinner Lady » (1963, Impulse !) ou encore « In a Soulful Mood » (1960, MCI), ou peut-être « Blues and Roots » (1959, Atlantic), ou bien « Pithecantropus Erectus » (1956, Atlantic). Allez, « Blues and Roots », et ça suffit pour Mingus. Ou alors on lui adjoint Ellington, et ça donne...

blues_and_roots

... « Money Jungle » (1962, Blue Note), Ellington, Roach, Mingus, et ça n'a pas besoin de présentation.

money_jungle

« Duke Ellington and John Coltrane », 1962, Impulse !
Coltrane apaisé, canalisé, espiègle même.

ellington_coltrane

Oliver Nelson, « The Blues and the Abstract Truth », 1961, Impulse !
Tiens, encore un avec Dolphy. Simple hasard.

blues_abstract

Hamiet Bluiett, « The Clarinet Family », 1984, Black Saint.
Un live de 1984, à Berlin. Clarinettes seulement, avec rythmique, tout en jubilations diverses et stridulations.

clarinet_family

Duke Ellington, « The New Orleans Suite » (1970, Atlantic), moins éclatant que « Afro Eurasian Eclipse » (1971, Fantasy), moins essentiel, mais néanmoins plus attachant.

new_orleans_suite

afro_eurasian

Steve Lacy / Eric Watson, « Spirit of Mingus », 1991, Freelance.
Longtemps un album de chevet, peut-être celui qui revient avec le plus de constance sur mon lecteur.

spirit_of_mingus

Michael Moore, « Jewels and Binocular Play the Music of Bob Dylan », 2000, Ramboy, et la suite : « Jewels and Binocular : Floater », 2003, Ramboy.
Deux petits bijoux pour tous ceux qui aiment entendre Dylan rectifié.

jewels_play

floater

William Parker / Hamid Drake, « Piercing the Veil », 2000, AUM Fid.
Contrebasse et batterie seulement. Pour les jours maussades où l’on a envie de déménager.

piercing_the_veil

Aldo Romano / Louis Sclavis / Henri Texier, « Carnets de route », 1994-1995, Label Bleu.

carnets_de_route

Louis Sclavis Trio, « Ceux qui veillent la nuit », 1996, JMS.

ceux_qui_veillent

Mal Waldron, « The Quest », 1961, Prestige.
Tiens, encore Dolphy ici, avec, à ce que je sache, sa seule prestation à la clarinette soprano.  D''ailleurs il craque et j'avoue que ça fait bien plaisir.

the_quest

Randy Weston, « The Spirit of Our Ancestors », 1991, 2CD Verve.
Un double à visée anthologique très racine.

spirit_ancestors

Coltrane, John de son petit nom, « Impressions » (1961-1963, Polygram).
Pour des raisons sentimentales : ce fut parmi mes premiers.

impressions

Coltrane encore, « First Meditations (for Quartet) », 1965, Impulse !
Un des tout premiers vinyles jazz que je m’étais procuré par hasard et qui m’avait dégoûté du jazz pour encore quelques années. Je l’ai redécouvert avec stupéfaction quelques années plus tard. C'est la suite directe de « A Love Supreme », plus lyrique m’a-t-il toujours semblé, plus posé aussi, bref « A Love Supreme » plus maîtrisé encore.

first_meditations

Coltrane à nouveau, bicause toujours : « My Favorite Things », 1960, Atlantic.
Pour Julie Andrews évidemment, revue par Kandinsky.

my_favorite

Monk, rien d'original là non plus : « Monk's Music. The Thelonious Monk Septet », 1957, Riverside.
Avec Coltrane et Hawkins. « Coltrane, Coltrane... », clame le moine.

monk_s_music

Charlie Parker, « The Savoy Recordings », 1944-1948, 2LP Savoy.
L'essentiel, avec plein de gens affables (Miles, Dizzy, Roach, Bud Powell).

savoy_recordings

Ornette Coleman, « Tomorrow is the Question » (1959, OJC), ou alors « Something Else » (1958, Contemporary), mais plus certainement le premier.

tomorrow_is_the_question

something_else

Rabih Abou-Khalil, « Morton's Foot », 2003, Enja.
Pour l’exotisme, mais surtout pour la clarinette céleste de Mirabassi.

morton_s_foot

Sun Ra, « Dancing Shadows », 1966, Magic Circus.
Le joli pandémonium que voilà, avec de belles envolées interstellaires.

dancing_shadows

Roland Kirk, « We Free Kings », 1961, Mercury.
Rugueux et sans fard, élémentaire, parfait pour une journée franche.

we_free_kings

Miles Davis, « Kind of Blue », 1959, Columbia.
Historique et consensuel : on s’y laisse prendre à chaque fois.

kind_of_blue

John Zorn, « Masada First Live 1993 », Tzadik. Pas que virtuose, drôlement séduisant, plaisir assuré.

masada_first_live

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Commentaires
B
Julie Andrews revue par Kadinsky! C'est exactement ça. Merci pour ces commentaires, justes parce qu'ils prennent le jazz par la racine de l'émotion intime. J'aime bien lire ce que l'on sait : à savoir que ce qui peut nous dégoûter peut être aussi, un peu plus tard, ce qui nous fascine et nous attache définitivement. Vrai pour le jazz comme en toutes choses.
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A
On voudrait les réécouter tous dans cet ordre là, tant est bien rendue la continuité dans l'excellence. Et merci pour les très beaux commentaires, un vrai régal.
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G
Merci, j'aime quand la visite est guidée! Ca engage à y aller voir de plus près! Déjà, "Coltrane espiègle", ça m'intrigue j'aime bien: je crois que c'est pour ma prochaine visite à ma médiathèque!
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