J’ai demandé à quelques amis et comparses d’établir la liste de leurs 25 albums de jazz préférés. (...) Pour voir l'historique de la série, cliquer sur "jazz 25", dans les tags, au bas du présent billet. Pour le mode d'emploi, cliquer ICI.   

Aujourd'hui : Benoît Chaput

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John Coltrane, « Olé Coltrane », 1961, Atlantic.
Le disque que j’écoute le plus souvent : en fait chaque matin ou presque, pour démarrer la journée.

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John Coltrane, Kenny Burrell, Jackie McLean, Mal Waldron, « Jazz Interplay », 1957, LP Prestige (rééd. CD Prestige).
Ma première véritable découverte de Coltrane, un album oublié à la maison par une amie, il y a très longtemps. Je n’ai plus revu l'amie, j’ai gardé l’album.

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John Coltrane, « Ascension », 1965, Impulse !
Le mystère de cette musique résiste à des centaines d’écoutes. Ce qu’il y a de plus beau dans l’apparent chaos.

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Duke Ellington / Charles Mingus / Max Roach, « Money Jungle », 1962, Blue Note.

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Andrew Hill, « Point of Departure », 1964, Blue Note.

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Alan Shorter, « Orgasm », 1968, Polygram.

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Horace Silver, « Song for my Father », 1964, LP Blue Note.
Le mot « bonheur » me fait immédiatement entendre cette musique et voir le monsieur de la pochette.

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Miles Davis, « Kind of Blue », 1959, Columbia.
Inévitablement, un des premiers disques de jazz entendus. Un peu trop écouté, demeure délicieux.

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Ornette Coleman et Joachim Kühn, « Colors : Live from Leipzig », 1997, Harmolodic.

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Lee Konitz et Martial Solal, « Star Eyes, Hamburg 1983 », 1983, hatHUT.

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Archie Shepp, « Four for Trane », 1964, Impulse !
À ma connaissance le meilleur hommage à Coltrane et sans doute le meilleur album d’Archie Shepp. Je dois dire que je garde une tendresse toute particulière pour « Mama Too Tight », le premier album free que j’ai entendu. Ça me semblait inécoutable et incroyablement attirant.

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John Tchicai and Cadentia Nova Danica, « Afrodisiaca », 1969, LP, MPS.
Quelque chose de parfait, de désiré par l’inconscient dans ce jazz différent.

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Paul Flaherty / Chris Corsano, « The Hated Music », 2000, Ecstaticyod.
L’extrême violence de ce duo se laisse difficilement saisir sur disque. Ici, tout de même, un grand étonnement à voir la vie s’agiter sous boîte ! Ça barde.

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Thelonious Monk, « Monk’s Greatest Hits », 1959, LP Columbia (cs9775).

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Albert Ayler, « Love Cry », 1967, Impulse !
La batterie de cœur agité de Milford Graves ! L’appel désespéré de Ayler !

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Paul Bley, « Open, to Love », 1972, LP ECM.
Un des grands disques romantiques.

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Carl Rüdiger, « King Alcohol (new version) », 1972, LP FMP 0060.

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Eric Dolphy « At the Five Spot », 1961, Prestige.
La clarinette basse de Dolphy c’est l’origine du monde.

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Anthony Ortega, « New Dance ! », 1967, Hatology.

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HIM, « Live Tracks 2001 », Afterhours Magazine.
Du jazz de rockeurs de Chicago qui ne sonne pas comme l’épouvantable jazz-rock ! CD inclus dans un magazine japonais.

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Jimmy Lyons, « Other Afternoons », 1969, LP Affinity.

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Gato Barbieri, « In Search of Mystery », 1967, LP Base Records (rééd. CD ESP Disk).

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Music for Xaba, « Dyani, Temiz, Feza », 1972, LP Antilles.

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Young Tuxedo Brass Band, « Jazz Begins. Sounds of New Orleans Streets : Funeral and Parade Music », 1958, LP Atlantic.
La meilleure musique de funérailles : particulièrement recommandée pour se remettre d’une rupture amoureuse.

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Louis Armstrong, « The Immortal Live Sessions 1944-1947 », LP Musidisc.
Mon premier Armstrong, usé de bord en bord. Ambiance de feu de camp qui crépite.

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Sonny Simmons, « Complete ESP-Disk Recordings », 1966 [rééd. 2008, 2CD], ESP Disk.

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Sociedad Acustica Seccion, «We remember Charky», 2006, Ediciones Pentagrama.
Il me faut absolument ajouter en dernière minute ce disque qui fut la grande surprise musicale d’un récent voyage au Mexique. On se sent bête de constater nos imbéciles préjugés : loin de tout folklore, il existe un jazz mexicain absolument remarquable d’invention ! Dire que ce disque n’est peut-être que la pointe de l’iceberg, dire que je m’attendais à quelque chose d’afro-cubain !

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