J’ai demandé à quelques amis et comparses d’établir la liste de leurs 25 albums de jazz préférés. (...) Pour voir l'historique de la série, cliquer sur "jazz 25", dans les tags, au bas du présent billet. Pour le mode d'emploi, cliquer ICI

Aujourd'hui : André Joassin

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Larry Coryell, « Barefoot Boy », 1971, Flying Dutchman.

Le riff de Call the Higher Consciousness, entêtant, fut l’indicatif de King Kong, brassage nocturne de musiques « underground » des années 1970 et havre pour tant de Belges en quête de denrées auditives échappant aux critères tout puissants des épiciers. Pas de temps faible sur les trois morceaux qui composent « Barefoot Boy ». Surtout pas la version en transe du Gypsy Queen de Gabor Szabo. Énergie directe façon rock, liberté des impros et sonorités envoûtantes avec Roy Haynes, pour enraciner l’effervescence dans la pulsion fondamentale.

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« The Bill Evans Trio at the Village Vanguard », 1961, Milestone.

Le swing impressionniste et la démarche visionnaire de Bill Evans greffent la sève romantique sur la racine afro-américaine. Avec le recul ça vous a des airs de cheval de Troie ou de brèche dans l’essence culturelle du jazz. Un peu comme la présence de la belle sophistiquée Fay Wray au-delà de la rugueuse palissade de l’île du Crâne altère à jamais la redoutable et puissante beauté de King Kong. Trop de pianistes de notre ère de jazz scolarisé s’en réfèrent à Evans alors qu’il faut gratter, désormais, pour repérer les descendants de Wynton Kelly, Tommy Flanagan, Red Garland ou Horace Silver. Le génie d’Evans transcende cependant les controverses. Ses soirées au Vanguard régalent l’esprit. Finesse et subtilité ouatée. Chaque nouvelle écoute rend plus évidentes l’exceptionnelle intelligence (terme à entendre ici dans toutes ses acceptions), les nappes mélancoliques et la tranquillité sensuelle d’un trio rebelle aux hiérarchies.

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Buckshot LeFonque [Brandford Marsalis], « Buckshot LeFonque », 1994, Columbia.

Fusion réjouissante et réussie de rap, dub, techno, funk et jazz. Du dirty à la variété aseptique les idées fourmillent dans ce génial foutoir qui groove et balance sans vulgariser. S’il y a du monde à dîner, lancer le CD en douce quand il se fait tard, sans annoncer la couleur. Effet assuré. Quel que soit le parti musical des convives, ça épate et on vous demandera : « C’est qui ? C’est très bon. » L’album a pourtant quinze ans.

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Miles Davis, « CBS Years 1955-1985 », Columbia.

Le meilleur de Miles, dans ses meilleures périodes (sextet avec Coltrane, Adderley et Bill Evans, fantastique quintet avec Tony Williams, Herbie Hancock, Wayne Shorter et Ron Carter, collaborations avec Gil Evans, décharge électrique), réorganisé par thèmes : Blues, Standards, Originaux, Moods, Électrique. Quatre ou cinq morceaux de mon top 15 universel figurent au menu de cette compile indispensable.

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Gato Barbieri, « Chapter One : Latin America », 1973, Impulse !

Un album dédié à la partie Sud du continent américain, lequel en voyait à l’époque de vertes et de pas mûres. Le son écorché vif du sax argentin y est stimulé par des musiciens de différentes traditions. En filigrane on entend le Brésil, les Andes, le tango... La spontanéité du cri l’emporte ici sur la précision. Free dans l’âme, l’album reste toujours lyrique et musical, chaud et effervescent.

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Art Blakey, « The Complete Blue Note Recordings of Art Blakey’s 1960 Jazz Messengers », 1960, 6CD Mosaic.

Le jazz ne s’est jusqu’à présent plié à aucune définition catégorique. Le genre se détermine donc variablement, selon la perception intuitive de chaque auditeur particulier. Á chacun d’y trouver son Graal. Personnellement, j’aime situer son essence du côté de la façon de poser les rythmes. En ce sens, les batteurs sont le centre de mon monde. Et sur les peaux et les cymbales d’Art Blakey, il y a les tambours de l’Afrique et les colères de Harlem. Sous son drive, tous les solistes paraissent transcendés et libérés du moindre doute. Cette année 1960, prolifique pour les Jazz Messengers (le coffret comprend 6 CD pleins à ras bord), est caractérisée par la présence du futur sax du quintet de Miles Davis : Wayne Shorter. Ces sessions-ci reflètent de passionnante façon la transition entre hard-bop et jazz moderne. Étude discographique et musicologique détaillée, le coffret est en lui-même un ami fidèle dont les années n’épuisent pas la découverte.

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Egberto Gismonti, « Dança das Cabeças », 1976, ECM.

Musique brésilienne, à la fois caractéristique et radicalement affranchie des clichés et des cadences trop évidentes. Seul ou en duo avec le percussionniste Nana Vasconcelos, le guitariste et pianiste atypique Egberto Gismonti peint des paysages sonores, entre favelas et forêt vierge au fil de deux suites qui enchaînent les compositions pleines de reliefs et de météos capricieuses ou espiègles.

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Duke Ellington, « Ellington at Newport 1956 (Complete) », 1956, Columbia.

Les raisons qui font du concert de Newport 56, un moment clef du big band de Duke Ellington sont expliquées dans les encyclopédies. On y trouve notamment l’exaltant Diminuendo in blue, Crescendo in blue avec l’épique chorus du saxophoniste Paul Gonsalves qui mit la foule du festival en délire et relança la carrière de l’orchestre. Restituant l’événement dans son intégralité et sa chronologie, la réédition constitue un document passionnant et prenant. L’orchestre entame le concert incomplet et de méchante humeur. Il quitte d’ailleurs la scène avant d’y remonter le couteau entre les dents. On perçoit mieux, dans la continuité, la force croissante qui anime l’orchestre et l’emprise croissante de son jazz sur une foule de plus en plus chaude. En bonus, un chouette concert de studio.

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John McLaughlin, « Floating Point », 2007, Abstract Logix.

John McLaughlin a besoin, pour donner la pleine mesure de son talent insolent, de grands batteurs qui le galvanisent, le provoquent, lui lancent des défis. Ses duels au fil de sa carrière, avec Buddy Miles, Tony Williams, Billy Cobham, Elvin Jones ou avec les percussionnistes indiens Zakir Hussain et Trilok Gurtu valent le détour. Dans une de ses récentes livraisons, la verve du guitariste se trouve propulsée par une formule magique: combinaison de batterie (Ranjit Barat) et percussions (Sivamani) inspirée des musiques indiennes. L’énergie dégagée décape.

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Sonny Fortune, « From Now On », 1996, Blue Note.

Le talent de ce saxophoniste, (magnifique héritier de Cannonball Adderley, entendu chez Miles et Elvin Jones notamment) se note au sens mélodique de ses impros, à la musculature de son style et à ses idées lumineuses dans les tempos d’enfer. Sans oublier d’excellentes fréquentations. Sur « From Now On », on a à faire – entre autres – à Joe Lovano, Eddie Henderson et surtout Jeff Watts, batteur d’exception habituel partenaire de Branford Marsalis.

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John Lee Hooker / Canned Heat, « Hooker’n Heat », 1970, 2LP Capitol.

S’il comporte nombre de plages intrinsèquement sublimes, « Hooker’n Heat » doit être écouté dans sa continuité. Pourtant fruit d’évidentes réactions instantanées, l’album paraît suivre un scénario rusé. Perspicace, le producteur conserve, entre les plages, les conversations du bluesman avec le chanteur du Canned Heat Robert Hite, attentif et fasciné derrière la console. Hooker joue seul sur toute la première face plus une plage. Rugueuses minutes de blues cru, rythmées par le martèlement des semelles de JLH sur le sol du studio. Il invite ensuite Alan Wilson pour une autre face de duos. Ceux où Wilson (dont cet album fut le génial testament) est à l’harmonica sont de toute beauté. Au milieu de la troisième face seulement, de ce double vinyle sous couverture en carton épais, arrive un Whisky and Women anthologique où le Canned Heat délivre enfin son blues-rock efficace. Chef-d’œuvre.

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Cannonball Adderley Sextet, « The Japanese Concerts », 1963, 2LP Milestone.

Superbe album de hard-bop, par un sextet en état de grâce face au public. Des idées à la pelle, en particulier dans le chef de Yussef Lateef, auteur entre autres morceaux de bravoure d’un prenant solo de hautbois sur Brother John. Une version élégiaque du hit du groupe, Work Song et une relecture endiablée d’un standard de Cole Porter. Avec son climat afro et répétitif, un thème comme Primitivo n’a pas pris une ride.

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Wynton Marsalis, « The Magic Hour », 2003, Blue Note.

Sans adhérer au « puritanisme » sonore dont Wynton Marsalis encombre ses théories, je ne me prive pas du plaisir de ses concerts (toujours réjouissants et de haute qualité) ni de ses enregistrements. En particulier depuis son passage chez Blue Note, où la prise de son et les ambiances acoustiques rendent l’expression du trompettiste plus sexy me semble-t-il, sans que le plaisir du détail en pâtisse. Sa modernité à lui réside dans la clarté du jeu, sa précision aérée et quelques audaces instrumentales qui démentent les soupçons de passéisme. En invités de luxe, Dianne Reeves et surtout Bobby McFerrin. Les entrelacs voix-trompette, faussement désuets sur Baby, I Love You, sont charmants.

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Dianne Reeves, « New Morning », 1997, Blue Note.

Ses récents albums de standards et de chants de Noël sont d’accablants indices de sa désertion en rase campagne. Mais la ferveur de certains CD antérieurs, ses changements de climat, son évident bonheur d’y jouer de la voix autour des mélodies, sa façon de libérer des instincts sauvages sous des airs de « grande dame », ses scats peu orthodoxes… démontrent un talent vocal naturel et original. Au New Morning, face à un public européen, Dianne Reeves est en grande forme. Je raffole de sa version de Summertime, entre free, blues et afro !

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Dirty Dozen Brass Band, « New Orleans Album », 1989, Columbia.

Toutes les musiques de La Nouvelle-Orléans – mélancolies léthargiques du swamp, airs de fêtes ou d’enterrements, rythm’n blues, boogie, blues et rock’n’roll dont beaucoup chantés (notamment par Elvis Costello sur une plage) – revisitées selon la sympathique formule de la « fanfare de poche » avec un sens moderne des impros et l’impressionnante maîtrise technique des jazzmen de la génération 1980. Sincère, enlevé et brillant, du jazz qui en a (des racines).

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Gerry Mulligan & Art Farmer « Quartets », 1958-1959 et 1962, Columbia.

J’adore chez Gerry Mulligan le savoureux contraste entre la fine légèreté du style et le gros son du baryton. Si les sessions avec Chet Baker sont plus célèbres, j’avoue un faible pour les deux réunies* sur ce CD baptisé « Quartets » – de façon assez surprenante, l’un des deux groupes étant un quintet. J’y ressens davantage de chaleur et d’élan. Tommy Flanagan au piano d’une part et Art Farmer (trompette) de l’autre, s’avèrent d’idéaux interlocuteurs pour le saxophoniste dont les arrangements et le swing dépouillés, paraissent redevenus up-to-date en ces temps d’ambiances « lounge ».

[*Pour aider le lecteur à s’y retrouver : il s’agit de la réunion sur un CD des albums « Jeru » et « What Is There To Say ».]

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« The Quincy Jones ABC/Mercury Big Band Jazz Sessions », 1956-1961, 5CD Mosaic [2007].

Il y a tout lieu de louer le luxe, la qualité et l’érudition discographique des coffrets Mosaic. Le discernement dans le choix des sujets, des périodes et des musiciens (maîtres ou outsiders servis avec le même respect éclairé) méritent autant d’éloges. Par définition, les intégrales comportent certaines redondances et des plages moins réussies. Mais la qualité de ces box réside précisément dans leur… exhaustivité sur un sujet donné.

Avec son « big band jazz » (s’agissant d’un artiste également tenté par la « variété », le troisième terme, loin d’une lapalissade, prend ici toute son importance), Quincy Jones s’offrait un caprice digne d’une Rolls. Les arrangements sont – cela va sans dire – remarquables en ce qu’ils fondent le classicisme de Count Basie, à la fluidité de la Quincy’s touch, et le bop, notamment dans les chorus de solistes comme (selon les sessions) Art Farmer, Milt Jackson, Charles Mingus, Hank Jones, Phil Woods, Curtis Fuller, Kenny Burrell, Clark Terry, Benny Golson, Dizzy, Nat Adderley, Lee Morgan, Freddie Hubbard. La modernité s’imprime aussi dans le choix des répertoires faits d’originaux et de lumineuses versions de Miles, Monk, Golson, Stitt, Silver.

La grande classe. Et en bonus, une partie de l’orchestre enregistrée lors d’une jam d’après concert à Montreux, parue à l’époque sous le nom de Curtis Fuller, mais judicieusement intégrée à cet objet de luxe.

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Charles Lloyd, « Rabo de Nube », 2007, ECM.

On peut se sentir interpellé par l’assertion de Manfred Eicher, directeur du label ECM, dans Jazz-Hot de janvier 1995 : « Musique de protestation, le jazz est devenu une expression bourgeoise. On l’entend en fond sonore dans les supermarchés […] Il suffit maintenant d’avoir un beau son pour se voir promu vedette par le marketing. Les jeunes musiciens jouent mais ne parlent pas aux gens… »

Logique avec son point de vue, le visionnaire munichois laisse désormais la belle part de son catalogue à des expériences – passionnantes au demeurant – de world savante, de contemporain, de baroque revisité, voire au répertoire classique. Il reste cependant quelques disques de jazz à ne pas manquer dans sa production. Donc ceux de Charles Lloyd, saxo-flûtiste que l’Allemand a sorti de l’oubli pour une seconde carrière. Capté en concert, le saxophoniste s’y montre fidèle à sa démarche oscillant entre abstraction, impressionnisme et planant mais toujours avec le souci d’une certaine harmonie et d’une constante créativité individuelle et collective. Tous les solos de cet album sont passionnants. En particulier ceux du pianiste Jason Moran.

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Jimmy Smith, « Retrospective », 4CD Blue Note [2004].

Ces quatre CD survolent les glorieuses années Blue Note. Les prises les plus anciennes ont surtout valeur documentaire. Mais au fil du temps le grand Smith fait parler le blues, le swing, avec son jeu d’une fluidité magique et un sens du crescendo qui met les orteils en désordre. Outre ses propres quartets et trios, les plages témoignent de sessions auxquelles contribuent – selon les cas – Lou Donaldson, Hank Mobley, Art Blakey, Kenny Burrell, Lee Morgan, Grant Green, Philly Joe Jones. Voilà qui permet l’économie de tout autre commentaire.

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Hank Mobley, « Soul Station », 1960, Blue Note.

Mon saxophoniste préféré. Je lui trouve le son d’une rondeur, mmmmmm, et l’impro magnifiquement chantante. « Soul Station » frise l’album parfait, par le répertoire, les arrangements pour quartet, subtils sous l’apparente simplicité, des charpentes rythmiques à toute épreuve et une tonalité générale où le blues tend la main à un optimisme qui met le cœur à la bonne place.

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Bobby McFerrin, « Spontaneous Inventions », 1986, Blue Note.

Une évolution significative récente aura été l’impressionnante mutation des techniques vocales, parfois vainement acrobatiques admettons-le, sous l’exemple d’Al Jarreau, McFerrin, Manhattan Transfer et autres. Virtuose d’exception, Bobby McFerrin a l’immense mérite de toujours garder la musicalité et le swing en conditions sine qua non. Si ses productions admettent souvent les concessions, « Spontaneous Inventions » porte bien son titre. Le vocaliste y profite le plus souvent de la liberté du solo absolu, ou de dialogues tout aussi libres avec Herbie Hancock, Wayne Shorter ou, pour le fun, avec l’acteur Robin Williams. Ce minimalisme souligne d’autant l’humour, le groove et l’imagination de ce grand musicien.

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Terence Blanchard, « A Tale of God’s Will (Requiem for Katrina) », 2007, Blue Note.

Ce n’est plus de la trompette, c’est un cœur qui saigne. Terence Blanchard s’est distingué dans la mouvance Marsalis avant d’affirmer ses propres choix esthétiques. Auteur d’excellents albums en petites formations, ce trompettiste se pose aussi comme compositeur de cinéma, notamment pour Spike Lee. Ce requiem-ci profite en particulier de ce talent. Le natif de La Nouvelle-Orléans laisse parler sa sensibilité face aux ravages de sa cité par l’ouragan Katrina, mais aussi face à l’injustice, flagrante dans ces circonstances, d’une Amérique à deux vitesses. Avec ses sombres et belles harmonies en mineur, cette suite de jazz symphonique suinte à la fois la tristesse mais aussi la fierté d’une culture notamment musicale. Les solos de trompette étreignent forcément.

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Dave Brubeck, « Time Out », 1959, Columbia.

Difficile d’aligner plus de chefs-d’œuvre en un seul disque. Et en finesse !

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John Mayall, « The Turning Point », 1969, Polydor.

Alors figure de référence de la scène issue du blues boom anglais, John Mayall était en 1969 à la recherche d’une formule distincte des dizaines de groupes de blues-rock en activité. Son idée de remplacer la batterie par une rythmique plus souple combinant une guitare basse et guitare sèche (tenue avec un magnifique sens du tempo par John Mark) donnait lieu à cet album jubilatoire. Hormis l’amusant et spectaculaire Room to Move, l’album enregistré live trouve sa grandeur dans les solos de sax et de flûtes de Johnny Almond dont les interventions intenses et inspirées lancent de solides grappins entre le blues et le jazz hot.

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Mahavishnu Orchestra, « Visions of the Emerald Beyond », 1974, Columbia.

Á réentendre ses albums majeurs, les trois ou quatre mutations radicales de son parcours, à prendre en compte les révolutions qu’il a induites dans l’approche de la guitare, John McLaughlin ne serait-il pas – starisation comme leader du Mahavishnu mise à part – un des rares visionnaires de l’après-Coltrane et de l’après-Miles ?

Cet album-ci du Mahavishnu (deuxième mouture), parmi d’autres tout aussi éligibles, because McLaughlin y manifeste, par-delà de sa brillante technique, une verve féroce, énergique et sans concession entre les passages lyriques, les touches classiques d’une mini-section de cordes et Jean-Luc Ponty – au violon électrique – qui joue peut-être ici ses meilleurs chorus. L’expression de John McLaughlin et du Mahavishnu porte l’esprit et les viscères à la même ébullition.

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