Sur le blog de nos amis-collègues du mondepointfr, nous lisons ce qui suit.

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L' e s p a c e en pré-retraite ?

En cette journée d'action pour défendre la retraite à 60 ans, nous arrive cette nouvelle stupéfiante : un éditeur rémunérant ses correcteurs au nombre de signes* omet purement et simplement de prendre en compte les espaces... Jolie économie, mais bien vilain procédé. Unsichouettesigne,pourtant,siféminin,àl'humeursouventpagailleusequandils'effaceousefaitdouble. Ainsi l'espace serait mise à la retraite prématurément, elle si intimement liée à la respiration de la littérature... et aux oeuvres des correcteurs. Une bagarre de correctrices(teurs) pour du vent ? Non, pour de l'espace, pas des strapontins !

* En typographie, tous les signes comptent : lettre, virgule, point-virgule, deux-points, les blancs (ou espaces)… Lorsqu’un éditeur rémunère des correcteurs selon le nombre de signes d’un ouvrage, tout doit donc entrer en… ligne de compte.

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Ailleurs [ c'est-à-dire ici ] Serge Quadruppani exprime tout le mal que nous pensons de l'éditeur en question, et se fait le porte-parole de notre totale solidarité avec les correctrices en lutte.