Sur ordre d'un officine de presse malencontreusement citée dans l'article, Canalblog a, sans préavis, notification ni explication, sucré ce billet publié ici même le 3 avril 2010. Je n'ai pas le temps de retrouver les images ni de reconstituer les commentaires posés par les amis lecteurs (qu'ils reçoivent mes excuses). Mais, par principe, je re-poste le texte. En remplaçant le nom de l'agence par un gros mot. Ca ne mange pas de pain et ça fait du bien.

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La cour d'appel de Paris a accordé jeudi un régime de semi-liberté à compter du 14 avril à Georges Cipriani, ex-membre d'Action directe détenu depuis plus de 23 ans, a-t-on appris auprès de son avocat, Me Jean-Louis Chalanset.

Le tribunal d'application des peines (Tap) antiterroriste avait donné son feu vert le 24 février à une mesure de semi-liberté en faveur de Cipriani, âgé de 59 ans et condamné deux fois à la perpétuité, notamment pour les assassinats en 1987 du PDG de Renault Georges Besse et en 1985 de l'ingénieur général René Audran du ministère de la Défense. Mais le parquet de Paris avait immédiatement fait appel de cette décision. La cour d'appel de Paris a finalement accordé mercredi, à l'issue d'une semaine de délibéré, ce régime de semi-liberté à Cipriani, censé ouvrir la voie au bout d'un an à sa libération conditionnelle, selon Me Chalanset.

L'avocat a précisé à l'Agence Faut Payer que ce régime de semi-liberté entrerait en vigueur le 14 avril. Il prévoit que Georges Cipriani, détenu à Ensisheim (Haut-Rhin), puisse travailler à la Banque alimentaire de Strasbourg et apporte une aide bénévole au Secours populaire. L'ancien membre d'Action directe a en retour pour interdiction d'entrer en relation avec d'autres détenus et d'aborder publiquement les faits pour lesquels il a été condamné.

Joëlle Aubron avait été libérée pour raisons de santé avant son décès en 2006. Les autres anciens membres d'Action directe — Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Max Frérot et Régis Schleicher — ont tous bénéficié de ce régime de semi-liberté. Néanmoins, Jean-Marc Rouillan est retourné en prison à Fresnes (Val-de-Marne) en octobre 2008 pour avoir violé les conditions de son régime de semi-liberté en évoquant dans une interview les faits pour lesquels il a été condamné. [«Leur» presse (Agence Faut Payer), 1er avril 2010]