jean-paul-clebert

Communiqué-lettre des éditions Attila

Chers lecteurs et amis,

Jean-Paul Clébert nous a quittés hier matin. Beaucoup d'entre vous savent à quel point la réédition imagée de Paris Insolite avait été pour nous un moment de grâce et d'émotions. Jean-Paul Clébert, ce clochard céleste, nous a fait avec sa fille Virginie le cadeau de leur amitié et d'un texte qui place au plus haut l'amour des autres et de notre monde.

C'était un homme rare. Dès notre première rencontre, dans cette vieille tour de garde d'un village provençal où il habitait depuis les années soixante, nous avions compris, malgré son grand âge, qu'il n'avait rien perdu de ce désir de vie qui l'animait déjà lorsque, durant la seconde guerre, il arpentait avidement les rues de Paris. Le hasard l'avait ensuite conduit dans ce pays du Lubéron qu'il a tant aimé, et où il a construit l'œuvre d'un humaniste. Romancier, historien de la Provence, compagnon de cœur des tsiganes, fin connaisseur du surréalisme, exégète de Nostradamus, et de tant d'autres choses, il a suivi, année après année, ouvrage après ouvrage, un parcours fidèle jusqu'à la fin à ce qu'il annonçait dès son premier livre: la liberté avant tout.

Les deux gars d'Attila
Les obsèques de Jean-Paul Clébert auront lieu le 22 septembre à 11h00, à Bonnieux.

L'an dernier, j'ai cité Clébert ICI et ICI.