29 février 2012

Wang Bing en visite, à deux pas de chez nous

wang bing

Mardi, nous irons au Palais des Beaux-Arts. Nous y verrons Fengming, chronique d'une femme chinoise, de Wang Bing (2007, 190'). Nous ne perdrons pas  une miette de la conférence que cet immense cinéaste donnera ensuite en guise de trou normand. Après quoi nous découvrirons sur grand écran le premier film de fiction de Wang, Le Fossé (2010, 100') (Shige en parlait ICI il y a presque un an, et Eugenio Renzi en fit ICI un compte rendu vénitien.) De 16h00 à 23h00 par conséquent, inutile de nous courir au train. Nos téléphones portables, si avions le bonheur d'en posséder, seraient dûment éteints. J'invite les Bruxellois qui savent ce qui compte, à réserver leurs places au plus vite. L'opération étant menée par Capricci, les Nantais devraient avec un peu de chance croiser un beau jour M. Wang entre la rue de Clermont et celles des Carmélites. Tous les autres ne perdent rien pour attendre un peu, les films sortiront çà et là les 7 et 14 mars. [Pour le détail de la soirée bruxelloise, cliquer ici] Stéphane du Mesnildot a tiré d'une rencontre avecWang Bing, un entretien pour les Cahiers. Il en parle ICI.

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la bande-annonce conjointe :

un petit extrait de Fengming : 

et un bout du Fossé : 

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Une reine du burlesque

tempest storm

Nous n'avons l'occasion que tous les quatre ans de célébrer l'anniversaire d'Annie Blanche Banks, aka Tempest Storm (que sa consoeur et amie Bettie Page appelait "Beauty and the Bust", tandis que le critique chicagoan Roger Ebert évoquait à son sujet "A Tempest in a D-Cup"). Elle est née en effet le 29 février 1928. Eh bien, voilà qui est fait. Nous lui souhaitons longue vie, dans le Nevada où elle coule des jours heureux.

bp & ts

Bettie Page et Tempest Storm

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« The greatest dance number ever filmed »

 

Jumpin Jive : Cab Calloway, qui cède la place aux Nicholas Brothers.
Extrait de Stormy Weather, Andrew L Stone, 1943.
« That's the greatest dance number ever filmed. » C'est Astaire qui le dit.

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28 février 2012

Le retour du cinéma muet (sic) : Rebelote !

Rebelote, c'est le film que l'ami Jacques Richard tourna en 1983.

(Non, ce n'est pas une prode Langmann. Non, Dujardin n'y joue pas. Manquerait plus que ça.)

Il est ressorti, très discrètement, il y a quelques mois. 

Nous parlâmes de Jacques Richard ICI et ICI . Qu'on se le dise.

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Lina Romay [nécro]

Cet article de Jean-François Rauger est paru dans l'édition numérique du Monde. Il serait injuste que ce beau texte ému, bref et sans fioritures, de la plume d'un connaisseur de Lina et de Jésus Franco, soit réservé à quelques milliers d'abonnés. Je le diffuse donc gratuitement à mes érudits visiteurs. Demain, puisque Jean-François nous y invite implicitement, nous écouterons Xavier Cugat et l'autre Lina.

 lina romay99

« L'actrice Lina Romay est morte à 58 ans des suites d'un cancer à Malaga (Espagne) le 15 février. De son vrai nom Rosa Maria Almirall, elle était née à Barcelone le 23 juin 1954. Encore étudiante au début des années 1970, c'est en accompagnant sur un tournage son petit ami d'alors, photographe de plateau, qu'elle rencontre le cinéaste Jesus Franco.

Franco, qui avait inventé la variante espagnole du fantastique gothique avec L'Horrible Docteur Orloff en 1962, s'était spécialisé dans la réalisation de films horrifiques et érotiques à petits budgets, alimentant avec des productions de genre extrêmement personnelles, et à un rythme effréné, les cinémas de quartier. Franco propose rapidement des rôles à la jeune fille dont celui, d'une sensuelle femme vampire dans La Comtesse noire, chef-d'œuvre de poésie érotique réalisé en 1973.

Dès lors, celle qui est devenue sa compagne deviendra aussi son actrice fétiche. Lina Romay a tourné dans plus d'une centaine de films dont la quasi-totalité signés de Franco. Elle inspirera particulièrement le cinéaste par son exhibitionnisme décomplexé et revendiqué, sa vitalité sexuelle, une forme inédite de sensualité pleine d'esprit.

Avec des titres comme Le Miroir obscène (1973), La Fille au sexe brillant (1975), Doriana Gray (1976), toute une série de films relevant du sous-genre "prison-de-femmes", elle est épiée, scrutée, caressée par la caméra de Franco qui aime par-dessus tout additionner de longues séquences d'érotisme lesbien. Elle n'hésitera pas à passer aux scènes de sexe non simulé, toujours pour Franco ou dans des films qu'elle signe elle-même, dans les années 1980, sous divers pseudonymes.

Elle s'était installée, avec Franco qu'elle a épousé en 2008, à Malaga et continuait de participer à des œuvres tournées par son mari avec des moyens dérisoires, en vidéo, mais avec une énergie intacte. Elle fut sans doute beaucoup plus qu'une muse ou un "modèle" pour cet excentrique et original cinéaste qui a su mêler la trivialité et l'expérimentation. Elle fut une sorte de médium. Elle avait choisi son pseudonyme en hommage à Lina Romay, la chanteuse, dans les années 1940, de l'orchestre cubain dirigé par Xavier Cugat. »

Jean-François Rauger (www.lemonde.fr)

[avons déjà évoqué Lina Romay ICI]

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On en profite pour réécouter la présentation d'ouverture de l'abondante rétrospective Jésus Franco,
en juin 2008, à la Cinémathèque française 

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27 février 2012

Let there be jazz ~ Borah Bergman + Mike Wimberly

Ceci est une bande-annonce. Qui nous dira où l'on peut voir le film ?

« Let There Be Jazz is a music documentary that follows the 83-year-old ambidextrous jazz pianist Borah Bergman and percussionist Mike Wimberly as they rehearse and play a gig in Vienna, telling the story of their lives, passions, fears, inspiration, and the history of American jazz, with words and notes.

Borah Bergman is a piano virtuoso. Born in Brooklyn, New York, in 1927, Borah grew up listening to the roots of jazz, modern classical music and dixieland. As a young adult, he began playing the flute only to discover his passion for the piano, developing his own technique of playing cross-handed, and perfecting his ambidexterity to skid over keys with intoxicating speed. Joined by the exceptional percussionist Michael Wimberly, the two jazz musicians play a gig at Vienna's legendary jazz club Porgy & Bess in October 2010.

During the rehearsal, two hours before the actual gig kicks off, Borah and Mike improvise the program, creating an unforgettable jam session in a room devoid of people, with only their companion, the technician, and the director listening. Tension rises, the musicians dialogue with one another, argue, and randomly interact with the director. As the hour moves closer to the gig, the nervousness takes over Borah...

Playing in front of a sold-out venue, Borah and Mike perform the perfect concert, with every note coming out with apparent spontaneous ease, as if led by a magical hand. The morning after, they meet with the director to tell the story of their lives, friendship, fears, passions, inspiration, and influences, summoning up the history of the most influential modern-day music direction -- the American jazz.

The uniqueness of Let There Be Jazz lies in director's approach to the simplest, and yet most difficult of all filming techniques -- single long take. The 50 min. long rehearsal is filmed in its entirety in one shot with the director moving the hand-held digital photo camera from one spot to the other, improvising without preplanning, and delivering herself with the musicians to the moment. By using a digital photo camera of older generation, special effects were self-produced on the film through the play of light and shadow, the outcome of filming left to mere chance. No editing was done to the take, no filters used, no external microphone. Let There Be Jazz is shot in real time and style reminiscent of American art film, as seen with director's eyes, and heard with her ears. » 

Jessie Emkic, scénariste, producteur, réalisateur et opérateur de Let There Be Jazz

[merci à AEINO.com qui a posé tout ça sur YoutuBe]

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26 février 2012

Anne Baxter : un trichrome de Harry Warnecke

Au service du New York Daily News, le premier "tabloid" américain, le photographe Harry Warnecke mit au point le procédé dit "trichrome carbro", dont les couleurs évoquent le Technicolor. Dans les années trente à cinquante, il croqua moult personnalités du sport, de la politique et de l'industrie du loisir. Une grande expositions de ses clichés se déroulera du 2 mars au 3 septembre prochains à la Smithsonian's National Portrait Gallery, à Washington. C'est époustouflant, c'est du presque jamais-vu, ça vaut le voyage.

Specimen n° 1 : Anne Baxter, en 1953

anne baxter 1953

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W.C. Fields : un trichrome de Harry Warnecke

Au service du New York Daily News, le premier "tabloid" américain, le photographe Harry Warnecke mit au point le procédé dit "trichrome carbro", dont les couleurs évoquent le Technicolor. Dans les années trente et quarante, il croqua moult personnalités du sport, de la politique et de l'industrie du loisir. Une grande expositions de ses clichés se déroulera du 2 mars au 3 septembre prochains à la Smithsonian's National Portrait Gallery, à Washington. C'est époustouflant, c'est du presque jamais-vu, ça vaut le voyage.

Specimen n° 2 : W.C. Fields, 1938

wc_fields 1938

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Orson Welles : un trichrome de Harry Warnecke

Au service du New York Daily News, le premier "tabloid" américain, le photographe Harry Warnecke mit au point le procédé dit "trichrome carbro", dont les couleurs évoquent le Technicolor. Dans les années trente et quarante, il croqua moult personnalités du sport, de la politique et de l'industrie du loisir. Une grande expositions de ses clichés se déroulera du 2 mars au 3 septembre prochains à la Smithsonian's National Portrait Gallery, à Washington. C'est époustouflant, c'est du presque jamais-vu, ça vaut le voyage.

Specimen n° 3 : Orson Welles, en 1939

orson_welles 1939

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Gene Autry : un trichrome de Harry Warnecke

Au service du New York Daily News, le premier "tabloid" américain, le photographe Harry Warnecke mit au point le procédé dit "trichrome carbro", dont les couleurs évoquent le Technicolor. Dans les années trente et quarante, il croqua moult personnalités du sport, de la politique et de l'industrie du loisir. Une grande expositions de ses clichés se déroulera du 2 mars au 3 septembre prochains à la Smithsonian's National Portrait Gallery, à Washington. C'est époustouflant, c'est du presque jamais-vu, ça vaut le voyage.

Specimen n° 4 : Gene Autry, en 1942

gene_autry 1942

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