vient de sortir

tarr

« Tout ici est en effet joué d'avance. Les personnages tournent en rond, ne disposant d'aucune ressource, à l'abri de toute promesse de lutte ou d'échappée. Mais l'impasse, on le disait, n'est-elle pas la condition profonde de la mise en scène de Béla Tarr ? Son cinéma a-t-il jamais été inspiré par autre chose que la confrontation du corps à la pesanteur, un intérêt persistant pour la survie des mortels à l'obstruction des perspectives ? La scénographie faisant ici loi ne s'offre pas pour la seule ivresse de son installation, mais comme l'ultime espoir pour ce monde là, celui du désastre au travail, de malgré tout se trouver une forme. Se cache même, osons le mot, une sorte de burlesque minimal dans ce jeu trouble de la répétition. [...] » (Extrait d'un texte de Sidy Sakho.)