Extrait n° 3 de « De quelques cultes dispersés »,
Gilbert Lascault, Le fou parle, juin 1981.

« Dans la plupart des maisons d’édition françaises, tout manuscrit reçu est d’abord envoyé à l’Institut Pasteur pour être soigneusement désinfecté. Il est ensuite porté à l’exorciste du diocèse dont dépend la maison d’édition, afin d’éliminer les maléfices qui ont pu être introduits dans le papier. L’exorciste doit être particulièrement vigilant lorsque le manuscrit porte sur la vie d’un saint... Toutes ces précautions étant prises, le texte est confié aux lecteurs de la maison, qui ne donnent leur avis à l’éditeur qu’après avoir fait sept signes de croix. »