Le 6 février dernier, le juge des référés du tribunal administratif de Paris étendait aux moins de 18 ans l'interdiction du second fragment de Nymphomaniac. [Quelques jours plus tôt, c'était le premier fragment du film de Lars von Trier, qui se trouvait interdit aux moins de 16 ans. Comprenne qui pourra, car - sauf pour les exploitants et autres marchands de pop-corn - les deux films n'en font qu'un.]

Ces deux décisions de justice font suite à des plaintes de l'association extrême intégriste Promouvoir. [« La pornographie représente un danger capital pour la jeunesse », sic]

Le 24 février, soit dix-huit jours plus tard, le syndicat français de la critique de cinéma fait état de ses regrets. Réaction aussi prompte qu'énergique, on le voit. Quand la critique est fatiguée, la censure relève sa sale gueule.

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