Le Passager clandestin a besoin de payer urgemment quelques factures à la bourre, sans quoi le système militaro-industriel-marchand pourrait bien décider de se passer de lui. [Ou décider à notre place que nous pouvons nous passer de lui, ce qui serait bien dans ses méthodes, au SMIM] Nous aurions toutes les raisons de le regretter, suffit de jeter un coup d'oeil au catalogue du Passager pour s'en assurer. Mais nos jeunes et méritants camarades de Neuvy-en-Champagne (dans la Sarthe) ne font pas la manche. Ils nous rappellent qu'ils sont à la tête d'un stock de livres qui ne demandent qu'à être lus. Que pour les lire, il faut les acheter. Qu'il suffit à un ou deux milliers d'entre nous, pour leur sauver la vie, de leur passer une modeste commande (leur livres ne sont pas chers; dix ou douze euros, c'est un plat du jour, deux paquets de blondes ou un gros sac de couches-pour-bébés [le lardon ne s'en rendra même pas compte mais, plus tard, il vous en sera reconnaissant]). Comment refuser ça à des éditeurs qui publient Anselm Jappe, Miguel Benasayag, Octave Mirbeau, Voltairine de Cleyre et notre pote Norman Spinrad, pour ne citer que ceux-là - et dont la collection phare est axée sur La Désobéissance tous azimuts ? Allez, à vos bourses !

passager clandestin

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votairine