Contrairement à ce que l'on suggéra à une opinion publique convenablement manipulée (se sont succédé sur les lieux en moins de 24 heures quatre ministres dont l’actuel premier et son prédécesseur, accompagnés d’une armée de journaleux), l’imbécile heureux qui a failli nous porter l’estocade lundi soir près du « marché de Noël » de la place Royale – nous goûtions au même instant, à quelques mètres de là, dans une brasserie de la place, une salade de chèvre chaud  – n’était pas un forcené du djihad, mais un ivrogne ordinaire venu de Charente-Maritime.

Les pouvoirs publics auront attendu quatre jours et le surlendemain du sacro-saint réveillon pour nous informer qu'il s'agissait d'un bon chrétien, et que chaque litre de son sang contenait près de deux grammes d’alcool pur.

Le lobby concerné (le comité interprofessionnel français des syndicats de producteurs de vin) conteste avoir fourni le poignard dont l’homme s’est frappé neuf fois la poitrine avant de se rendre à la maréchaussée.

On l’a échappé belle.

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