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le vieux monde qui n'en finit pas
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4 juillet 2015

La Rochelle, 43e, 09

mystery_leaping_fish

Comme il le fait chaque année, Serge Bromberg est venu à La Rochelle nous offrir un trésor muet issu de ses collections faramineuses, dont il accompagne lui-même la projection au piano. Le plat de résistance était la géniale fantaisie pseudo psychiatrique (le fil rouge du film n'est pas sans rapport avec celui du récent Inside Out de Pixar/Disney, mais beaucoup moins réac et beaucoup plus drôle que ce dernier) de Victor Fleming, When The Clouds Roll By (Cauchemars et superstitions, 1919). Douglas Fairbanks, auteur du sujet de départ, s'avère un incroyable acteur burlesque, quelques années avant les bondissants swashbucklers qui feront de lui la légende que l'on sait. En avant-programme surprise, Bromberg a présenté une curiosité absolue: une parodie de Sherlock Holmes imaginée par Fairbanks et transformée en scénario abracadabrant (on pense à W.C. Fields) par Tod Browning en personne. Le spectacle délirant de ce détective "scientifique" rebaptisé Coke Ennyday - vive les jeux de mots foireux -, qui se pique toutes les trois minutes pour se stimuler les neurones (la fameuse solution à 7%, sans doute) et se projette au visage des lessiveuses de coke pour se réveiller, nous rappelle qu'en 1916 l'idée du Code de production régulant la censure dans les studios, n'a pas encore germé dans le cerveau malade des ligues familiales et autres puritains américains. Ce joyau s'intitule The Mystery of the Leaping Fish (quelque chose comme Le Mystère du poisson bondissant). Il est réalisé par John Emerson qui a demandé à sa propre femme, une certaine Anita Loos, de rédiger le texte des intertitres. Fairbanks, Browning, Loos, Conan Doyle (non crédité): rien que le gratin. On trouve sur YT une copie complète du film. On dirait bien qu'il s'agit de la version restaurée par Lobster, la boîte de Serge Bromberg et, par conséquent, celle que les festivaliers privilégiés ont vue tout à l'heure sur l'écran géant de la Coursive. Les autres peuvent le regarder ici. La maison n'offre pas les sous-titres, mais qu'importe, les dialogues ne sont pas légion.  

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