Chikamatsu monogatari,  Kenji Mizoguchi 1954

lesamantscrucifiés

« Les "amants crucifiés" transgressent les lois de leur univers social, et sont au-delà de tout jugement. Ils apparaissent comme les seuls vrais vivants du film et, à ce titre, exercent une fascination aussi bien sur les autres personnages de l’intrigue que sur le spectateur. L’art, la certitude [...], l’acharnement tranquille avec lesquel Mizoguchi met en œuvre cette fascination dans les cadrages, le grain de la photo ou le jeu des interprètes font de lui, au moins dans sa dernière période, le cinéaste par excellence. Une sorte d’égal, de contemporain dans l’éternité d’un Goethe ou d’un Shakespeare, auxquels le matériau littéraire ici utilisé a pu d’ailleurs être comparé. »

Jacques Lourcelles, Dictionnaire du cinéma. Les films, Robert Laffont, « Bouquins »