Quand Gisèle Halimi crachait à la gueule de Ph.V. et consorts,

et de ce qu'était devenu Charlie, pour soutenir publiquement Siné,

cible d'une chasse aux sorcières.

Chapeau, Madame Gisèle !

 

« Siné n’est pas ce qu’il est convenu d’appeler un ami. Sa misogynie volontairement primaire nous a tenus éloignés l’un de l’autre, malgré quelques causes communes essentielles. (anticolonialisme, antiracisme etc.).

La direction de Charlie Hebdo vient de le licencier brutalement. Motif allégué: propos antisémites. A la lecture attentive de ses quelques lignes, je suis en mesure d’affirmer - en spécialiste du droit de la presse - qu’il ne s’agit que d’un prétexte; un procès pour antisémitisme n’aurait guère de chances d’aboutir.

Cette opération participe donc des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd’hui pour maintenir une psychose du juif persécuté.

Charlie Hebdo s’est toujours posé en champion de la liberté d’expression. Rappelez-vous le tonitruant procès mis en scène, filmé, supermédiatisé des caricatures de Mahomet. Aujourd’hui il porte à cette liberté un coup terrible en tentant de museler Siné-le-libertaire.

J’ai participé en son temps avec Cavanna et d’autres, à la création de Charlie Hebdo. Cette aventure superbe risque de s’achever dans la honte.

J’ai bénéficié jusqu’à présent d’un service de presse du journal. Arrêtez. Je ne veux plus vous entendre ni vous lire."

Gisèle HALIMI, juillet 2008

giselehalimi