27 novembre 2009
Siné gagne en appel contre la Licra
Lu chez Lindingre
Siné-LICRA : 2-0 pour Siné
Siné vient de gagner en appel contre la Licra.
Le président UMP de la LICRA, Patrick Gaubert, lèche-botte patenté de Sarkozy s’acharnait à prétendre que Siné est anti-sémite. Pourquoi? Parce que Siné avait déclaré qu’un type (Jean Sarkozy) capable de se convertir (il relatait une fausse info énoncée par Patrick Gaubert himself !!!) pour épouser une milliardaire est un arriviste. Logique, non? ”Il ira loin ce petit” avait-il écrit.Val avait trainé Siné dans la boue, la taxant d’antisémitisme. Un certain nombre de serpillères lui avaient emboîté le pas, dont Patrick Gaubert qui pensant faire plaisir à Monsieur le Président, s’est senti obligé de porter plainte contre Siné et de s’acharner dans la procédure. C’est à ça qu’on reconnaît les minables. Ils se compromettent pour faire plaisir au chef. Mais le chef, lui, il s’en fout complètement. Du côté des Sarkozy, personne n’a jamais évoqué cette affaire, c’est un comble! L’eau est passée sous les ponts. Jean Sarkozy est effectivement allé loin. Je ne parle pas de ses études, bien entendu. Philippe Val est allé loin, lui aussi. Siné a été blanchi en première instance et en enfin, en appel. Entre-temps, il a créé un canard qui est en train d’enterrer Charlie Hebdo. Philippe Val et son équipe se sont ridiculisés, compromis. Les amis de Val, les BHL, Finkelkraut, Adler, Fourest, Askolovitch… qui ont craché sur Siné continueront certainement à le faire. Siné lui, n’est pas trop procédurier, et ils le savent. Ces immondices ont compris une chose: quand tu traite quelqu’un d’antisémite, ça lui colle à la peau comme du napalm. Le temps que ta victime se dépatouille avec cela, que la procédure suive son cours (un an tout de même!), tu t’en est débarrassé. Quand on te taxe publiquement d’antisémitisme, tu es rejeté comme un pestiféré, on dit de toi que “tu n’es pas clair”. Val a jeté l’opprobre sur une bonne dizaine de personnes. Siné était celui de trop. Puis Val a pris le boomrang dans la gueule. Pas grave, ça n’a pas nuit à sa carrière. Virer un collaborateur parce qu’il critique le fils du mec qui est en train de te pistonner pour devenir directeur des programmes de France Inter… C’est pas joli joli. Le pire dans cette histoire, c’est d’instrumentaliser la LICRA à des fins politiques. Premièrement ça ne sert à rien, la preuve. Deuxièmement, sur le terrain de l’antisémitisme, ça produit l’effet exactement inverse. [Yan Lindingre]
11 novembre 2009
Blague pour l'armistice

L'humour le plus noir est toujours le plus beau. © Lindingre
14 septembre 2009
Bernard Joubert et les goujats(*)
Etonné de ne pas lire dans Siné Hebdo, dont il est jusqu'alors un chroniqueur régulier (pléonasme), les deux derniers papiers qu'il a envoyés au canard, Bernard Joubert écrit à Siné afin de savoir ce qui se goupille. Rien que du très banal, si Siné n'était pas Siné (le flingueur d'hypocrisies qu'on a, ici et ailleurs, si vaillamment défendu), et si Joubert n'était pas l'historien de la censure que l'on sait. Voici sa lettre, qui devient donc une lettre ouverte. Les deux textes incriminés sont visibles un peu plus bas (billet suivant).
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Le 13 juillet 2009
Cher Siné,
Désolé de te déranger pendant tes vacances. Je sais aussi que ce n'est pas toi qui gères le rédactionnel, c'est Catherine. Mais je me permets de te passer ce mot parce que le problème auquel je suis confronté n'est pas une broutille.
Tu trouveras ci-joint mes deux dernières chroniques "Chez les censeurs" que j'ai livrées début juin et début juillet. (Je ne livre plus qu'une fois par mois puisqu'il n'y avait jamais place quand je livrais tous les quinze jours.) Tu ne les liras pas dans le journal. Inutile de me demander pour quelles raisons, je l'ignore. Pour la première, Théo m'a transmis l'avis de Catherine comme quoi cette interdiction de revue ne méritait pas un article. Ca m'a semblé une explication n'expliquant rien. L'interdiction d'une revue est au contraire le sujet parfait pour une rubrique sur la censure.
Pour la seconde, je n'ai même pas eu droit à un semblant d'explication. Comme je venais aux nouvelles, ne voyant rien paraître, Olivier m'a conseillé, pour en savoir plus, de téléphoner à Catherine le mois prochain...
Normalement, la réaction normale serait que, de guerre lasse, je fasse mon deuil de Siné Hebdo. Que dans quelque temps tu demandes peut-être: et Joubert, pourquoi on ne le lit plus? Et qu'on te réponde: il n'envoie plus rien. Effectivement, c'est ce que je suis tenté de faire, ne prenant pas plaisir à ce que mon travail, qui nécessite des enquêtes en amont, finisse d'une chiquenaude à la poubelle. Mais si je pars ainsi, je vais garder cette impression désagréable: celle d'avoir été éliminé de façon louche, en loucedé, peut-être suite à mon article sur le "féminisme flicard" qui a tant déplu à Catherine. C'est le genre de pratique que dénonce Gérard Filoche, le contremaître qui pourrit la vie d'un employé pour le pousser à partir. Alors l'imaginer dans le journal qui porte ton nom, ça me salit les rêves.
Aussi fais-je le choix de te poser cette question: je continue ou pas? Et si je continue, je suis chroniqueur ou pas? Pour moi, on attend d'un chroniqueur qu'il exprime ses idées. On le prend pour ce qu'il est ou on ne le prend pas, mais on ne lui demande pas d'espérer d'hypothétiques parutions selon l'humeur de la direction.
Je vais même ajouter que, pour le cas où tu me répondes "continue", je n'aurais envie de le faire que si la chronique que j'ai livrée en juillet (sur l'association d'extrême droite) paraît, et que je puisse réutiliser des éléments de ma chronique de juin dans un article à venir (sur le soixantenaire de la loi de 49).
Bonnes vacances à toi, marrantes et pas trop épuisantes.
Bernard Joubert
Lettre sans réponse au 14 septembre.
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(*) Goujat: Homme grossier dont les propos ou les manières sont volontairement ou involontairement offensantes. [Trésors de la langue française] Syn.: mal élevé.
Bernard Joubert et la censure
Voici deux volets de la chronique de Bernard Joubert [ CLIC ], «Chez les censeurs», expédiées cet été à Siné Hebdo. Le journal mal élevé s'est abstenu de les publier, sans la moindre explication. Considérant qu'un bon texte doit être lu, on les passe. Même si Joubert n'était pas un de nos grands historiens de la censure, on les passerait. Même s'il n'était pas, de longue date, un copain.
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ALLIOT-MARIE DANS LE CUL
(publication prévue: juin 2009)
Imaginez que vous soyez la reine des flics. Imaginez que vous ayez sous la main une loi de censure dont c'est l'anniversaire. Cotillons, bougies sur le gâteau, comment fêter l'événement? En égorgeant une revue. Ambiance Pasqua garantie, avec des vrais bouts de Marcellin dedans, et même un peu de Papon.
La procédure était pourtant remisée au placard depuis des années, mais, ce vendredi 5 juin, Michèle Alliot-Marie l'a réactivée pour frapper Top vision du niveau d'interdiction maximale (exposition, distribution, publicité). Une revue de cul que vous ne lisiez pas, et moi non plus, pas plus que la ministre, vous pensez bien. Qui la lisait, alors? Plus grand monde. Le cul numérique a tué le cul sur papier. Pour mater du porno à l'ancienne, qui se feuillette, il ne reste guère que trois rombières et deux curés continuant de siéger à la «Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence», comme au temps de Paris-Hollywood. La demande vient de là. Ce n'est pas nouveau, ça fait soixante ans que ça dure — la fameuse loi du 16 juillet 1949 —, mais les ministres de l'Intérieur avaient perdu l'habitude d'y prêter attention. Heureusement, parce que, dernièrement, la Commission ouvrait Psikopat, la revue d'humour de Carali, le Carali de Siné Hebdo, et, ne comprenant rien à rien, la classait « à surveiller » parce que ses BD « incitent à des relations sexuelles violentes (n° 190, p. 88-89), montrent une relation sexuelle entre une femme et un homard (n° 191, p. 49) ou encore proposent que chacun tue son voisin pour sauver la planète (n° 191, p. 4)». Il en était de même avec Fluide glacial et son numéro spécial sur la Nouvelle Sexualité, où l'on trouvait « un roman-photo licencieux [de Léandri avec Gotlib!], un dossier sur les sex-toys [totalement bidon: stimulateur de pancréas, gel décoiffant pour pubis...], une bande dessinée sur le sadomasochisme [avec le fantôme du commandant Cousteau] et des petites annonces licencieuses [toutes fausses, évidemment, telles que: "Zoophile pas très bien membré cherche souris pas farouche."] ».
Me croirez-vous enfin quand je vous dis que les censeurs sont des cons ?
Bernard Joubert

un dessin de Bar dans le collimateur
des protecteurs de l'enfance et de l'adolescence
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PROMOUVOIR LES GAMELLES
(publication prévue: juillet 2009)
Promouvoir, vous vous en souvenez? Cette association de moralité publique a connu son heure de gloire en obtenant le retrait du visa d'exploitation (c'est-à-dire l'interdiction) de Baise-moi, le film de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi, en 2000. Elle fit aussi interdire aux mineurs Ken Park de Larry Clark. Mais l'apogée, ça ne dure pas. Pareillement à cette autre officine d'extrême droite procédurière qu'est l'AGRIF, qui eut un moment la faveur des juges, Promouvoir s'est ensuite ramassé des gamelles à répétition. Le Conseil d'État la débouta de ses requêtes contre des revues (Micro revue, PC loisirs, Max), d'autres films (Fantasmes de Jang Sun-Woo, le Pornographe de Bertrand Bonello), un livre (Il entrerait dans la légende) ou le DVD de Baise-moi, la condamnant même à verser des dédommagements à ceux qu'elle attaquait. Les médias n'en parlèrent pas, une non-censure étant perçue comme un non-événement, et c'est dommage parce qu'un censeur qui repart la queue entre les jambes, c'est le genre d'info qui vous égaie la journée. Alors, ensoleillons ce jour...
Alléchés par les bruits de scandale au Festival de Cannes, Promouvoir et quelques amis, Action pour la dignité humaine, l'Union départementale des associations familiales du Rhône et le Comité protestant évangélique pour la dignité humaine — rien que des gens avec qui on a envie de se faire une sortie cinoche —, viennent de demander au Conseil d'État que soit classé X, ou au moins interdit aux mineurs, Antichrist de Lars von Trier. Toutes les chances étaient de leur côté, le film contenant des plans hards et des scènes très violentes. Pour parfaire la plainte, avait même été ajouté qu'Antichrist véhicule «un message de mépris et de haine à l'égard des femmes». Très malin, ça. L'argument fait florès dans les décisions de censure administrative de ces dernières années, où il s'ajoute, sans la remplacer, à la traditionnelle protection de la jeunesse. Le Conseil d'État avait donné l'exemple avec Baise-moi qu'il résumait à «une succession de scènes de grande violence et de scènes de sexe non simulées, sans que les autres séquences traduisent l'intention, affichée par les réalisatrices, de dénoncer la violence faite aux femmes par la société». Quand, il y a deux ans, Christine Albanel a interdit aux mineurs Quand l'embryon part braconner, un film soft de 1966, réalisé par Koji Wakamatsu (l'interviewé de Siné Hebdo n° 36), ce fut en invoquant «une image des relations entre les êtres fondée sur l'enfermement, l'humiliation et la domination de la femme». Et quand, le mois dernier, Michèle Alliot-Marie a interdit d'exposition (c'est-à-dire interdit tout court) la revue porno Top vision, c'est parce que, dixit la Commission de surveillance, «certaines photographies montrent des femmes attachées, ligotées ou ficelées».
Promouvoir jouait donc sur du velours. Sauf que Charlotte Gainsbourg a eu le prix d'interprétation féminine à Cannes et que la notoriété intimide toujours la censure. Nouvelle gamelle. Ah! que cette journée est belle!
Bernard Joubert
08 mars 2009
Journée de la salope
La dernière page de Siné Hebdo, cette semaine, s'coue un peu la routine où le canard a l'air de s'enfoncer doucettement. La Gabin y célèbre la foutriqueuse Journée de la femme, sans essayer de nous vendre (comme la première chienne de garde venue) un pensum arthritique sur "les damnées de la Terre, mes sœurs". Il est vrai que La Gabin possède quant à elle, et elle ne fait pas semblant, du cœur, des couilles et de l'humour. Voilà une plume à qui je confierais volontiers une page par semaine si j'étais rédactrice en chef d'un journal mal élevé. Sauf que chez La Gabin (et sa copine Miss.Tic, à qui j'ai volé trois images), salope, pute, insoumise, chatte, queue de cerise et bas-relief ne sont pas des gros mots.
Le 8 mars. Journée de la salope. Pute et insoumise

« Le 8 mars, c'est la fête de ma race. La journée de la femme. Ce jour-là, mesdames, si votre homme vous demande "Qu'est-ce qu'on mange ?", vous avez le droit de lui répondre "Ma chatte, mon amour."
« Et la journée de la sodomie, c'est quand ? C'est où la Foire au cul ? L'année de la cochonne, c'est déjà passé ? Et la journée des hommes, elle tombe en même temps que la nôtre ? Parce que c'est quoi, une femme, quand y a personne dedans ?
« Le problème, désormais, ce n'est plus pour qui on nous prend, c'est comment on nous prend. Mais où sont les hommes ?
« On est passées du coq à l'âne, de Casanova à Lalanne, du stade anal au stade de foot, du septième ciel au trente-sixième dessous. On est passées au bas débit. C'est le supplice de Tantale, le temps des queues de cerises. Arrêtez avec vos bouquets de marguerites. Etes-vous vraiment devenus l'ombre de nos chiens ? On connaît la chanson. Depuis qu'on roule des pelles aux crapauds, on le sait, nous, que c'est fini les contes de fées, la queue de Mickey et le prince charmant avec son cheval. Quitte à ce qu'il y ait des chevaux dans l'histoire, on aimerait autant que ce soit la horde sauvage.

« On apprécie les bas-reliefs, la petite goutte qui perle, l'odeur sous vos bras, les gros mots et l'éjaculation faciale; l'amour quoi. L'amour ouf !
« Nous, ce qu'on voudrait, c'est la journée de la femme légère. On veut des formes à épouser, des coups de foudre en pagaille, des preuves d'amour, des oiseaux rares qu'ont le sens du vice. Ça va être notre fête, mais il est où le roi des cons ?
« Descendez de vos Vélib'. Restez pas planqués sous la minijupe de votre mère. Arrêtez de partir avec nos frères. Revenez, on ne sait plus sur quoi s'asseoir.
« La journée de la femme deviendrait la plaie de la police des mœurs.
« En attendant, avec Miss.Tic, le jour de la femme on ira au musée de l'Homme. »
La Gabin, Siné Hebdo n°26

© Miss.Tic (for présidente)
05 mars 2009
Droit égal pour tous
Siné débouté de sa plainte en diffamation contre Askolovitch.
Serge Quadruppani (clic):
« Au nom de la liberté d'expression, la 17e chambre correctionnelle de Paris a débouté Siné de sa plainte en diffamation contre Claude Askolovitch qui l'avait traité d'antisémite. Il ne s'agit pas d'un jugement sur la réalité de la chose, mais sur le droit de la dire. Cependant, nul ne niera qu'un antisémite est une ordure. Donc, au nom de la liberté d'expression, Claude Askolovitch a le droit de déclarer, même si c'est faux et honteux, que Siné est une ordure antisémite. Le droit étant égal pour tous, nous pouvons donc dire et proclamer qu'Askolovicth est une ordure arriviste, cire-pompe du sarkozysme prêt à toutes les bassesses inquisitoriales pour être admis dans le club des directeurs de conscience médiatiques. »

01 mars 2009
Yan Lindingre est en rogne
Sur le blog de Lindingre, hier (sous le titre « Faudra-t-il leur écraser la gueule à coups de talon pour qu'ils la ferment ? ») :
« Aujourd’hui sur Inter, Caroline Fourest s’exprimait sur “l’affaire Siné”, qui n’en est plus une. En gros, elle a expliqué que même si le tribunal a relaxé Bob, même si le juge a exhorté la LICRA de cesser de poursuivre aveuglément à tort et à travers, même s’il a rappelé à l’attention de Charlie, qu’on ne peut pas reprocher à Siné ce qu’on revendique par ailleurs, même si, même si, même si… Eh bien, Siné est quand même coupable, dit-elle, cette saucisse. Car, réitère-t-elle, il a associé les juifs et l’argent. Et moi je dis : tu nous emmerdes, saleté! Pourquoi France Inter, à part Mermet, ne donne la parole qu’aux gens de Charlie? ”Siné est homophobe, Siné est antisémite, Siné est fasciste”… Ça suffit!!!! Dénier ouvertement une décision de justice, c’est s’exposer à des poursuites. Heureusement que chez Siné on est pas aussi procédurier que ces taches de Charlie Hebdo. On a pas dans l’équipe un bavard à engraisser. Combattre l’intolérance en imposant d’autres intolérances, défendre la liberté d’expression en censurant, voilà leur credo. Et où nous mènerait Charlie si on le laissait faire? A un Maccarthisme moderne et soft : le politicly correct. Et comment? En imposant de zigzaguer entre les susceptibilité de tel ou tel lobby plus ou moins respectable. On ferait de l’humour à l’américaine: Jamais une vanne avec des juifs et de l’argent, pas de blague avec un noir qui a l’accent africain, pas d’homo en chemise rose, plus d’aveugle (de non-voyant) qui se ramasse sur le trottoir, plus de gros qui s’empiffre, pas de femme sans culotte, pas d’enfant qui boit du vin, pas de mec qui s’essuie la bite dans les rideaux, plus de chiens qui s’enculent… plus rien… rien… rien!!!! Comme dit l’avocat de Clearstream, heu pardon, de Charlie: aujourd’hui, on ne pourrait plus accepter le sketch de Desproges avec “les juifs”. Bande de fous, vous ne pourriez plus l’accepter parce que tout bonnement, vous en êtes indignes. Incapables de comprendre que ce genre d’humour justement, brocarde l’antisémitisme, sans l’occulter. Ce que fait Siné, ce qu’il a toujours fait, c’est défendre les minorités. LA FIN ICI

Robert Crumb
24 février 2009
Siné, la relaxe
tout chaud - mardi 24 février
Le tribunal correctionnel de Lyon a finalement relaxé
le dessinateur Siné poursuivi par la Licra
pour "incitation à la haine raciale".

"Le tribunal considère que (Siné) s'est autorisé à railler sur le mode satirique l'opportunisme et l'arrivisme d'un homme jeune, engagé sur la scène politique et médiatique", a déclaré le président du tribunal, Fernand Schir, au rendu du délibéré. "Il ne creuse pas le préjugé antisémitisme", a-t-il ajouté. "La lecture de ces chroniques, on ne peut pas la faire en faisant abstraction de l'hebdomadaire dans lequel elles ont été publiées. Charlie Hebdo est un journal satirique, on est sur le terrain de la provocation", avait déclaré le 28 janvier le procureur Bernard Reynaud dans son réquisitoire, à l'issue duquel il avait demandé la relaxe.
28 janvier 2009
Siné contre la Licra : relaxe requise. Youpeee !
« Le parquet de Lyon a demandé la relaxe du caricaturiste Siné, poursuivi pour incitation à la haine raciale après la publication dans Charlie Hebdo en 2008 de deux chroniques controversées.
(article complet ici et ailleurs)
Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 24 février. »
Encore vingt-huit fois dormir, comme on dit à Bruxelles. Le vin blanc a le temps de fraîchir.
18 janvier 2009
Un Lindingre dont sa rédac chef n'a pas voulu
[Tout le monde connaît la rubrique de Siné Hebdo, « Voici un dessin refusé par un journal dont nous tairons le nom pour ne pas lui faire de pub ». Souvent, les dessins refusés sont d'ailleurs assez mauvais, et l'on comprend que... bon, ce n'est pas le problème. Cette semaine, j'ai trouvé un dessin refusé par Siné Hebdo - pour qui j'ai toujours fait, avant même sa création, une publicité des plus éhontées. Il s'agit d'un dessin de Yan Lindingre, posté par lui sur son propre blog avec un petit texte d'explication. Entre fils naturels du professeur Choron... Je ne pouvais pas ne pas le glisser ici. Pas pour titiller Catherine Sinet, non. Juste pour faire chier Hortefeux. Et vive la presse satirique libre, merde alors !, aurait pu s'exclamer Robert Dehoux. En outre, le dessin refusé est très marrant.]
« Ce dessin ne peut pas passer dans Siné Hebdo. La rédac trouve la référence tendancieuse et risquée. Moi, je ne comprends pas. Hortefeux a organisé le sommet sur l’immigration à Vichy, je n’y vois aucune référence au gouvernement de Vichy. Quand je parle du Veldhiv, je ne vois aucune référence à la rafle éponyme. Les policiers qui raflaient pendant la guerre ne connaissaient rien de la solution finale, ils l’ont dit. D’ailleurs, ils n’ont jamais été punis, c’est bien la preuve qu’ils n’ont rien fait de mal. Ils pensaient faire le même travail que les policiers à qui l’on demande aujourd’hui de rafler des enfants à la sortie des écoles. Ce qu’il en advient après, de ces malheureux, ce n’est pas leur problème. Hortefeux a raflé plus d’hommes, de femmes et d’enfants qu’on lui avait demandé. Papon aussi. Je ne dis pas que c’est la même chose, je dis juste qu’il y a des points communs. » LA SUITE ICI

