La red (1)
La red (Le filet, Emilio Fernandez, 1953).
Extrait 1. Rossana (Rossana Podestà) se rend au village.
On découvre avec elle que Jose Luis s'est évadé du bagne.
Le film est édité chez Tamasa
La red (2)
La red (Le filet, Emilio Fernandez, 1953).
Extrait 2. Jose Luis (Armando Silvestre) retourne au village, boit un rhum, tue deux flics.
Le film est édité chez Tamasa
Faute de brioche, qu'on leur donne des jeux. (Louis XVI)
Pendant les élections françaises, la vie continue. Voici les cotes des "principaux" candidats au scrutin du 22 avril. C'était tout à l'heure, dans une agence Ladbrokes du centre de Bruxelles, à deux pas de la Bourse et de la galerie-2016. Les parieurs de l'officine britannique, qui ne font pas confiance à l'Ifop, donnent Sarkozy légèrement favori au premier tour. Plus bas, les cotes pour le vote du 6 mai. Hollande, cette fois, est très, très nettement favori. Disons qu'un type culotté place un billet de mille sur Philippe Poutou. Si l'homme du NPA entre à l'Elysée, le bénef permettra au type de rénover totalement les trois salles de bains de la villa sur le Léman, et l'ami Georges Moustaki sera content. En prime, Poutou abolira Hadopi, la religion et le chômage, la guerre et l'exploitation de l'homme par l'homme. Eh bien, ça vaut le coup d'essayer. Vous croyez que c'est plus stupide que de parier sur des chevaux ou des tennis-girls allemandes ?

Cotes pour le deuxième tour des présidentielles :
1 François HOLLANDE 1,12
2 Nicolas SARKOZY 5.50
3 François BAYROU 101.00
4 Marine LE PEN 67.00
5 Jean-Luc MELENCHON 101.00
6 Eva JOLY 201.00
7 Philippe POUTOU 201.00
Mieux que la pêche au gros : la poésie

« C'est mon côté animal, se dit Ebenezer. Le côté chien sac à puces, rongeur d'os, fureteur, qui subsiste en moi, qui m'envoie poursuivre un lapin quand je devrais être à écouter, et courir la forêt quand je devrais être à lire les vieux livres de la bibliothèque. Nous sommes venus trop vite, pensa-t-il. Nous avons dû évoluer trop vite. Il a fallu à l'homme des millénaires pour faire de ses grognements des rudiments de langage. Des milliers d'années pour découvrir le feu et des milliers d'années encore pour inventer l'arc et la flècue, pour apprendre à labourer et à cultiver, des milliers d'années pour abandonner la caverne et s'installer dans une maison construite par lui. Mais il ne s'est guère écoulé plus de mille ans entre le moment où nous avons appris à parler et le moent où nous nous sommes trouvés livrés à nous-mêmes... tout seuls... » [© 1952, traduit de l'anglais par Jean Rosenthal]
Il pleut ! Il pleut ! Il pleut ! Dégage !
Dominique Grange
Accrochage Dael-Cleeremans
André Dael - Raph Cleeremans, Rappel

« André Dael n’est pas né en Italie. Dire qu’il n’a pas volé la Joconde, c’est s’avancer peut-être un peu vite. Il travaille depuis son plus jeune âge mais très lentement. Il aime beaucoup photographier les photographies mais à la main avec des couleurs qui se délavent dès l’entrée en matière. Il y a bien sûr dans son art un aspect historique mais les histoires sont confidentielles. Qu’a dit Little Nemo à Mao Tse-Toung ? Quant à la rencontre occultée jusqu’à présent de Perruggia et de Génitas Ibrahim Patibular seul Dael peut-être a eu l’oeil assez aigu pour en prendre conscience. Récemment rentré des Etats-Unis et du Mexique, Dael n’habite pas nécessairement à Bruxelles. Où est-il ? Ailleurs. Que fait-il ? Je n’en sais foutre rien. Objecteur de conscience, Dael n’a jamais été fusillé, heureusement. Avec le temps ainsi récupéré il met des encres brisées sur du papier blanc. Dael a les cheveux blonds et les yeux sympathiques, du jazz plein les oreilles et une bonne dizaine de doigts. » [Cyril Landsberg]
« La première fois que je rencontrai Raph Cleeremans, il lisait Parménide. La seconde, il buvait un vin précieux qu’il avait tout exprès choisi à Beaune. Il portait des chaussures noires et pointues et souriait sous cape. Nous avons vidé la bouteille, parlé de l’Italie, du nombre d’or et peut-être même de Platon. Ses oeuvres de papier ont la lumière des cavernes. Ce sont des voiles tremblants où s’inscrivent des scrittis anciens, des morceaux de passé, des strates de savoir et d’imperceptibles souffles grecs, hébreux, latins. On l’imagine dans un monastère de Patmos ou d’Athos, au fond d’une bibliothèque à Rome ou en terre brugeoise, penché sur un vieux manuscrit savourant, au fond de l’encre séchée, la patience des savoirs et l’impertinence des questions en filigrane. Mais c’est à Gand, le plus souvent, qu’à son tour, il se jette à l’eau noire de Chine et qu’inlassablement, il tire ses traits, accrochant au passage ou dans les failles, des parcelles d’univers. Insaisissables, évidemment. » [Guy Gilsoul]
Slogans-programmes

Quand on coupe le son et les images, il reste ça :
Aux capitalistes de payer leur crise
Le changement c'est maintenant
L'écologie le vrai changement
La France forte
La France libre
La France solidaire
Oui, la France
Prenez le pouvoir
Soutenons le black block
Un monde sans la City ni Wall Street
Une candidate communiste
~
Qu'en restera-t-il lundi matin ?
Claude Duneton, chienne de vie

« A l'âge où la raison m'accable, pour être devenu un homme dont le poil est gris, il arrive, dans mes rêves, que je caresse des chiens morts. »

Il y a un mois, Claude Duneton est mort. Pas de biblio sélective. Chez lui, tout est bon.
Lectures pour tous : Jacques Roubaud 2
La pieuvre
La pieuvre à l'oeil mélancolique
au-dessus d'un sourire amer
attend sur le fond de la mer
la caméra panoramique
qui va filmer sa lutte épique
contre un scaphandrier pervers
d'Hollywood ; on lui a offert
des quantités astronomiques
de dollars pour qu'elle succombe
au cinquième round, gentiment
alors qu'elle pourrait aisément
et d'un bras... Voyez comme on tombe
bas, quand on veut être riche
et avoir son nom sur l'affiche.
Jacques Roubaud, Les animaux de tout le monde, 1983, Seghers, "Liseron"
Michael Hurley à Cologne (avant Nantes)
Pour donner un maximum de visibilité au commentaire de Ph!l sur mon récent post à propos de l'imminente prestation nantaise de Michael Hurley, je relaie ici, toutes écoutilles grandes ouvertes, le Get A Job du "jeune septuagénaire" de Portland - enregistré à Cologne le lendemain du concert bruxellois du 11 avril.

