17 septembre 2014

Le temps du vin nouveau, ou bourru

« J’ai voyagé. J’ai été dans l’Inde, j’ai parcouru les Gaules. J’ai traversé le désert où l’on a soif. Les pays esclaves, je les délivrais; les pays inhabités, je les peuplais; et plus je vieillissais, plus s’accroissait ma force: je tuais mes amis en jouant avec eux, je rompais les sièges en m’asseyant dessus, je démolissais les temples en passant sous leurs portiques. J’avais en moi une fureur continuelle qui débordait à gros bouillons, comme le vin nouveau qui fait sauter la bonde des cuves. » Gustave Flaubert, La... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 13:17 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

13 novembre 2013

Lectures pour tous : Gustave Flaubert

Jean Yanne, le Homais de Claude Chabrol (1991) ~ « Je pense comme vous, madame, que la mollesse du lit lorsqu'on y joint l'habitude de la lecture peut devenir extrêmement funeste. L'inertie musculaire qui est trop complète ne contrebalance pas l'action céphalique qui est trop violente. [...] Et de là, palpitations, dégoûts, perte de l'appétit, les digestions se font mal, l'innervation se trouble, c'est la veille qui se change en rêve, le rêve en veille, le sommeil s'il se présente est perpétuellement agité par des épistomachies... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 12:53 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
17 août 2010

Matzneff, Flaubert et les Roms

Grâce à Léo Scheer et à sa Revue littéraire, je découvre que Gabriel Matzneff redémarre ses chroniques bloguesques - ce qui fera hausser quelques épaules, grincer les dents des uns et se réjouir drolatiquement quelques autres. Je suis de ceux-ci. Même si j'ai du mal à m'imaginer dans le camp de la Verge Tarie, comme auraient pu le dire les excellents Nosotros Incontrolados. Mais ce n'est pas tous les jours surlendemain de 15 août, et l'appel à Flaubert pour encorneculer le Président et ses Sinistres est hautement réjouissant - et une... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 00:01 - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
04 avril 2010

Lectures pour tous : J.M. Erre

« Au cinéma, on désigne sous le nom de "série Z" une catégorie de films moqués pour leur budget insignifiant, leur médiocrité technique et leur pauvreté artistique. Il n'en reste pas moins que nombre de séries Z ont atteint le statut de film culte dans les cercles de cinéphiles initiés et/ou alcoolisés. Le lecteur non initié et/ou alcoolisé doit être averti qu'explorer les eaux troubles de ce cinéma "différent" n'est pas sans conséquence. L'auteur ne saurait donc être tenu pour responsable des dommages... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 11:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
24 mars 2009

Pamuk et Flaubert

Extrait du discours prononcé par Orhan Pamuk, mardi dernier, à l'université de Rouen. De quoi peut bien parler un écrivain quand on l'invite en Normandie ? De Flaubert, pardi. Comme le répète Pierre Assouline (qui, doctement, nous a indiqué le chemin menant à la traduction par Gilles Authier du laïus du Nobel turc), on attend les interventions publiques de Pamuk avec la même impatience que ses livres. Jamais déçu. [texte complet, à lire ICI]   « [...] La première catégorie de flaubertiens, ce sont les... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 13:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
04 février 2009

Le temps retrouvé [Sur un art populaire]

© Man Ray 20/11/1922 « L'idée d'un art populaire comme d'un art patriotique si même elle n'avait pas été dangereuse, me semblait ridicule. S'il s'agissait de le rendre accessible au peuple, en sacrifiant les raffinements de la forme, "bons pour des oisifs", j'avais assez fréquenté de gens du monde pour savoir que ce sont eux les véritables illettrés, et non les ouvriers électriciens. À cet égard, un art populaire par la forme eût été destiné plutôt aux membres du Jockey qu'à ceux de la Confédération générale du travail;... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 17:23 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
11 décembre 2008

Manoel de Oliveira, 11 décembre 1908

Manoel de Oliveira, cent ans, cinquante films fabuleux qui balaient un siècle de cinéma, une éternité d'écriture, de musique, de peinture, d'histoire d'Europe, d'intelligence, d'amour et de poésie... Que peut-on dire ? L'homme du Douro. Un aristo et une grande gueule. Un voyou et un dandy. Un vieux réac et un artiste subversif. Un type austère qui raconte des tas d'histoires cochonnes et parvient à nous faire aimer Claudel. Un athlète, un danseur. Un cinéaste essentiel. Voyez ses films. Ces deux-là, par exemple, parmi les plus... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 00:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,