04 août 2022

Au lieu de jeter l'ancre, mouillons

« Avant même qu’une ancre puisse être levée, il faut d’abord la mouiller, et ce truisme parfaitement évident me conduit immédiatement à mon sujet, qui est la dégradation du langage maritime dans la presse quotidienne de ce pays. Votre journaliste, qu’il prenne la responsabilité d’un navire ou d’une flotte, presque infailliblement, "jette" l’ancre. Or on ne jette jamais une ancre, et une liberté prise avec un langage technique est un crime contre la clarté, la précision et la beauté d’un parler porté à la perfection. Une ancre est... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 01:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

30 juillet 2022

Lectures pour tous : Erskine Caldwell

« Pour nous, le paysage se réduit à ce que nous laisse voir la fenêtre de cet établissement miteux: un bassin à l’abandon, empli d’une eau sale et stagnante, dans lequel flotte dos à l’air une poupée décapitée, de la taille d’un petit enfant, entièrement vêtue. [...] La tristesse de cette chambre lamentable, jointe à l’image obsédante de la poupée sans tête, voilà qui pourrait devenir aussi déprimant que le thème d’un film dont nous avions parlé à l’occasion d’un festival de Cannes, il y a quelques années. Je ne me rappelle plus... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 16:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,
20 juillet 2022

Hotties Reading 739

Erskine Caldwell, écrivain américain (1903-1987)
Posté par charles tatum à 00:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
14 juillet 2022

Ne plus tripoter les méduses

« La méduse n’est pas à l’aise sur le sable et la mort lui réussit très mal. Les taxidermistes sont impuissants à ressusciter la beauté de cet animal qui, en gonflant son ombrelle dans les courants, conçoit le miracle d’inventer la lumière. L’homme, boudant le prodige, lui tient fortement rigueur de ses décharges urticantes. Mais comment pourrait-elle dire autrement qu’elle n’aime pas qu’on la tripote ? » Laure Belhassen, Femmes animales. Bestiaire métaphorique, aux [indispensables] éditions des Grands Champs, 2019. ~... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 00:15 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
05 juillet 2022

Les philosophes, les bêtes et l'âme

« Si les philosophes, depuis deux mille et quelques cents ans qu’il y en a, avaient, aidés par une science exacte, réfléchi sur les animaux au lieu de rêver sur l’âme, peut-être leurs écrits auraient-ils acquis une valeur humaine efficace. » Raymond Queneau, "La vie des sauterelles", Front national, 1945 [repris dans Lectures pour un front, in Bâtons, chiffres et lettres, Gallimard, 1965.] [Pas de rapprochements hâtifs svp. Le Front national dont il est question ici est un des multiples organes de presse créés et diffusés... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 09:41 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,
02 juillet 2022

Boby Lapointe, on l'a dit, a cent ans

Posté par charles tatum à 18:49 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

02 juillet 2022

Boby Lapointe, prince charmant

  Robert Lapointe, dit Boby, né à Pézenas en 1922, mort dans la même ville en 1972, aurait eu cent ans en avril. Comment l'oublier ?
Posté par charles tatum à 13:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,
01 juillet 2022

L'âne, le son et la peau dure

« Le cheval hennit, l’âne brait, ce qui se fait par un grand cri très long, très désagréable, et discordant par dissonances alternatives de l’aigu au grave et du grave à l’aigu. Ordinairement, il ne crie que lorsqu’il est pressé d’amour ou d’appétit. L’ânesse a la voix plus claire et plus perçante. L’âne qu’on a fait hongre ne brait qu’à basse voix, et quoiqu’il paraisse faire autant d’effort et les mêmes mouvements de la gorge, son cri ne se fait pas entendre de loin. » « De tous les animaux couverts de poil, l’âne... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 12:55 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
30 juin 2022

Lectures pour tous : Shirley Jackson

« Aucun œil humain n’est capable d’isoler l’élément précis, qui, dans la composition malheureuse des lignes et des espaces, donne une allure diabolique à une maison. Il y avait là cependant un je-ne-sais-quoi – une juxtaposition insensée, un angle mal conçu, une rencontre hasardeuse entre ciel et toiture –, par lequel Hill House respirait le désespoir. Vision d’autant plus terrifiante que la façade semblait en éveil, avec ses fenêtres sombres évoquant les yeux d’un vigile, surmontées de temps à autre par le sourcil inquiétant... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 00:12 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
22 juin 2022

Lectures pour tous : Roberto Bolaño

« Ensemble, montés sur la Benelli qu’à l’époque j’avais fini par maîtriser, nous essayâmes de visiter tous les bains de Mexico, guidés par une ardeur absolue qui était un mélange d’amour et de jeu. Jamais nous n’y parvînmes. Bien au contraire, à mesure que nous avancions s’ouvrait autour de nous l’abîme, la grande scénographie noire des bains publics. De même que le visage caché d’autres villes réside dans les théâtres, les parcs, les quais, les plages, les labyrinthes, les églises, les bordels, les bars, les cinémas bon... [Lire la suite]
Posté par charles tatum à 12:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,