07 décembre 2015

Lectures pour tous : Goliarda Sapienza

« Il y avait trois robes : une rose, une blanche avec de merveilleuses dentelles, une de couleur bleue, voyante et brillante, mais qui avait pour elle d’être la moins décolletée. Dommage ! La rose et la blanche aux dentelles lui plaisaient, mais il fallait être prudente. Et en s’habillant et se peignant – elle n’avait pas beaucoup de temps – elle se contenta de les regarder sans arrêt. Elle n’avait jamais rien vu d’aussi beau, des larmes lui en montaient aux yeux. – Mais que faites-vous ? Vous pleurez,... [Lire la suite]
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04 décembre 2015

Lectures pour tous : Malika Mansouri

Tiens. Un bon livre pour le week-end. Ça vous évitera de glander héroïquement aux terrasses (chauffées, quel gaspillage) des bistrots. "Qu'ils soient frisés ou pas, basanés ou pas, noirs ou pas, qu'ils participent aux émeutes ou pas, ils perçoivent les préjugés racistes et infériorisants d'une société qui n'a pas fait le deuil de sa culture colonialiste, fondée sur le sentiment de sa supériorité et convaincue de sa mission civilisatrice dans le monde. Ils sont pourtant tous Français, descendants d'ex-colonisés que l'empire colonial a... [Lire la suite]
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21 novembre 2015

Viva Villa !

« [...] Une amitié qui devait se poursuivre, de temps en temps, par nos repas chez Debord où les commérages allaient bon train: "Tu as entendu ce qu’untel nous a sorti ? C’est inadmissible..." On savait quel serait le prochain exclu. Je ne sais plus qui, un jour, s’était étonné de notre passion pour le film Viva Villa !, et Debord de s’exclamer après son départ: "Non mais tu as entendu ce con, il n’aime pas Viva Villa !" Quinze jours plus tard, il tombait sous le coup du manquement à la radicalité et était... [Lire la suite]
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19 novembre 2015

Déplorer, maudire, ne pas comprendre (Jérôme Ferrari)

Déplorer, maudire, ne pas comprendre, par Jérôme Ferrari [Le Monde, 20/11/2015] Peut-être sommes-nous entrés en guerre, peut-être sommes-nous entrés en résistance, je ne sais pas. Il y a sans doute bien des manières d’être en guerre et de résister. Les querelles sémantiques paraissent bien vaines. Mais je sais que Paris n’est pas Homs, et je crains fort que persister à boire un apéritif en terrasse ne transforme aucun de nous en Jean Moulin. Finalement, ce serait bien qu’on commence par se mettre d’accord sur le sens des mots. Avant... [Lire la suite]
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18 novembre 2015

No Gun

"Chicago, dans les locaux du Community Market. Un artiste a juxtaposé des dizaines et des dizaines de ce logo qu'on trouve à l'entrée des magasins comme de l'Université." (Lola Lafon, sur Facebook)
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18 novembre 2015

Déconstruire. La peine de mort, volume 2

« Même si la peine de mort a été abolie en France en 1981, il s’agit pour Derrida de nous avertir qu’elle existe encore à l’état invisible et cachée dans toutes nos institutions juridico-politiques, l’État, la droit, la science. Dit autrement, cette peine de mort, même abolie, a laissé des traces dans notre monde dans la mesure où elle est à l’origine de ce que nous sommes, de notre relation à la mort et de nos manières de nous penser comme sujets politiques. À ce sujet, Derrida parle d’échafaudage, comme si une fois celui-ci... [Lire la suite]
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13 novembre 2015

Lectures pour tous : Joyce Carol Oates

« Cressida ne souriait sur aucune de ces photos. Pas une seule fois depuis l’enfance, elle n’avait été photographiée en train de sourire. Arlette avait voulu expliquer : Notre fille n’était pas malheureuse. Mais elle refusait de sourire quand on la photographiait. Même sur les photos de classe. Et cela parce que... Mais Arlette ne pouvait prononcer ces mots. Sa gorge se contractait, elle ne pouvait pas. ... elle avait dit : l’une de ces photos illustrera forcément votre nécrologie. Alors c’est impossible de sourire.... [Lire la suite]
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09 novembre 2015

Hotties Reading 422

Francis Blanche 1921-1974
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08 novembre 2015

Citons, récupérons, détournons

« C’est la puissance même des cauchemars que de nous révéler quelque chose de la structure du réel, et c’est la puissance même du cinéma que de nous révéler la structure de cauchemar dont le réel lui-même est trop souvent tramé. » [Georges Didi-Huberman] ~ « Il n’y a pas de matin où je me réveille sans vouloir foutre le feu aux quatre coins du monde. » [Constant Malva]
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08 novembre 2015

"Flory, c'est l'or des sinistres sourires"

Régine Flory 1891-1926 [photo : Comoedia, le théâtre illustré, 15/11/1924] ~ « Flory, c’est l’or des sinistres sourires, c’est la soierie des fleurs qui ont froid le soir, c’est la féerie des soirs qui effleurent la mort, c’est l’affleurement des lèvres du vampire, c’est le frôlement de femme fantôme qui rit au-dessus des flots. » ~ Ernest de Gengenbach [Jean Genbach], Judas ou le Vampire surréaliste (1930), Cartouche 2010 cité dans Rien n’est fini tout commence, Berréby/Vaneigem, Allia 2014
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