Lectures pour tous : Charles Dickens
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« Les gendarmes et les inspecteurs de Bow Street venus de Londres (car la chose se passait à l’époque de la police en gilet rouge aujourd’hui disparue) passèrent une semaine ou deux à fréquenter la maison, et leurs activités ressemblèrent d’assez près à ce que j’ai entendu dire ou à ce que j’ai lu à propos des activités de ce genre de hauts personnages dans des cas analogues. Ils arrêtèrent plusieurs individus manifestement innocents, s’acharnèrent avec énergie sur plusieurs idées fausses et s’obstinèrent à essayer d’adapter les circonstances à leurs idées, au lieu d’essayer d’extraire de ces circonstances des idées. D’autre part, ils se tinrent auprès de la porte des Gais Mariniers, en se donnant des airs entendus et secrets qui emplissaient d’admiration tout le voisinage ; et ils avaient une façon mystérieuse d’absorber leurs breuvages qui faisait presque autant d’effet que la capture du coupable. Presque, mais non tout à fait, car ils ne le capturèrent pas. » Charles Dickens, Les grandes espérances [1860], traduit de l’anglais par Sylvère Monod, Gallimard, 1999.
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