Lectures pour tous : Mathieu Larnaudie
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Kenneth Branagh dans Wallander, 2008-2015
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« ... jusqu’à ce que je tombe sur l’une de ces séries policières dont je suis amateur, et dont le haletant suspense me happait. Je me laissais prendre par l’enquête, absorber par la lutte sans merci que se menaient des protagonistes aux caractères bien trempés (souvent, certes, grossièrement définis, taillés, pourrait-on dire, à la serpe psychologique, mais dans le genre policier j’ai toujours été partisan de penser que l’intensité du récit, l’imbroglio des situations et l’épreuve des faits se doivent de primer sur la nuance psychologique), par la confrontation impitoyable opposant, à de fourbes criminels vicelards, cruels et redoutables ou à de dangereux psychopathes, des hommes d’honneur que distinguaient leurs prouesses athlétiques, leur courage, leur rectitude morale, leur ingéniosité et, ce qui m’impressionnait plus encore, leur puissance d’élucidation logique. J’admirais la faculté qu’avaient ces personnages [...] de débusquer et de coordonner les indices pour mener à bout leur investigation, de dénouer les fils d’une intrigue, de faire surgir, au bout de leur démonstration, la certitude éclatante d’une vérité dans son irréfutable évidence, de démasquer et de confondre l’assassin (ou le braqueur de banque, le chef de gang, le politicien corrompu, le flic véreux). Pendant les coupures publicitaires qui interrompaient la diffusion – et tenaient mes attentes en suspens –, je me servais de nouveaux verres de Chartreuse. » Mathieu Larnaudie, Acharnement, 2012, Arles, Actes Sud.