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le vieux monde qui n'en finit pas
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31 octobre 2025

Le hussard centenaire

« Ce soir-là, il était en smoking. Il devait aller dans une soirée où il verrait deux ou trois personnes qu’il aimait bien. Il se demandait toujours pourquoi on l’invitait dans des endroits pareils. Il se trouvait très inférieur aux imbéciles qui enchantaient les maîtresses de maison. Ses airs sombres, on croyait que c’était exprès. On trouvait des intentions derrière toutes ses maladresses. Et si l’on ne trouvait rien, c’était sans importance. Le monde était fait de n’importe quoi, reçu par n’importe qui et tout ce néant se donnant un grand mal pour ressembler à quelque chose. » (Les enfants tristes, 1951)

Ce 31 octobre, Roger Nimier aurait eu cent ans. Hasard ou coïncidence ? Gallimard réédite Perfide en Folio. C’est une très bonne idée.

« Perfide tenait sous un bras un exemplaire des Mémoires du cardinal de Retz et regardait tout avec un intérêt prodigieux. Il avait une oreille déchirée et un œil au beurre noir, mais cela ne retirait rien à sa dignité. » Dans la France d’après-guerre, une bande de collégiens joue au poker, s’essaie aux courses et à la débauche. Les parents sont de grands enfants, même M. Melba, président du Conseil, et son épouse qui prend pour amant l'un des lycéens,  ébloui de sa chance. Leurs gestes, leurs pensées, leurs paroles diffèrent à peine de celles des adolescents. Une séance à la Chambre, c’est une classe chahuteuse. Et si des émeutes éclatent, si le gouvernement change de mains, si même le sang coule, c’est un peu comme une immense récréation. (Perfide [1950], 256 p., 8,50 €)

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