Lectures pour tous : James Hadley Chase
« Pas à croire, le temps que ç’avait duré, ce racket. Personne n’aime se vanter d’avoir été faisandé, et Corridon comptait là-dessus. Ceux qu’il roulait la bouclaient. Et serré, encore ! Corridon continuait à prêter l’oreille aux diverses propositions, posait ses conditions, acceptait le premier versement pour jouer ensuite la fille de l’air. Depuis cinq ans, il vivait dans un monde de faussaires, de fripouilles, d’escrocs et de voleurs. Il se représentait lui-même cyniquement comme un parasite, une punaise de classe vivant aux dépens d’une foule de punaises de troisième zone. Ils pouvaient se passer de lui, mais leur frousse, leur rapacité et leur épaisse bêtise les obligeaient à lui demander aide. Une fois entre ses mains, ils étaient sans recours. Mais ça ne pouvait pas durer indéfiniment. » Raymond Marshall [James Hadley Chase], Ne tirez pas sur le pianiste [1951], Presses de la cité, « Un mystère » n°57, traduit de l’anglais par Michèle Vian.
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