Lectures pour tous : Pouy / Wittgenstein
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« L’attitude humaine de vie est comme notre langage, ne dépendant que d’une matrice sans épaisseur, comme l’alphabet. Peut-être ne vivons-nous qu’en 26 ans, 26 lettres, 26 chapitres, peut-être que les limites de notre monde, à chaque instant, débutent par a et se finissent par z, ou bien, plutôt, débutent par a et se terminent par a, puis débutent par b et se terminent par b, etc. » Ludwig Wittgenstein, Tractatus logico-philosophicus, 1921.
C’est ainsi que Jean-Bernard Pouy a conçu La Pêche aux anges (Gallimard, 1986)*. Contraintes : le roman se compose de 26 chapitres, chacun s’ouvrant (et se concluant) successivement sur la lettre a, la lettre b, etc. La dernière phrase du roman étant « Elle regarda enfin son fils et lui embrassa le nez. » C’est ainsi que l’Oulipo est grand.
* Qu’il ne faut pas confondre avec Les Anges du péché, des révérends pères Bruckberger-Giraudoux.