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le vieux monde qui n'en finit pas
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27 octobre 2008

Lectures pour tous : Chevillard

« D'une manière générale, les contributions de Crab à la science ne suscitent pas l'intérêt qu'elles mériteraient, tel encore ce vernis invisible uniformément appliqué sur les miroirs, grâce auquel votre visage réfléchi s'épanouira d'orgueil et de satisfaction quelles que soient l'estime que vous vous portez et la figure que vous faites réellement, en sorte que vous aurez chaque matin l'air agréablement surpris d'être vous-même.
Mais Crab pourrait multiplier les exemples.
Son projet de cosmogonie révolutionnaire - car nous n'allons quand même pas rester éternellement sphériques, nc'est-ce pas ? -, eh bien ce projet grandiose est fraîchement accueilli par les autorités scientifiques.
Et pourquoi, sinon parce que ces messieurs crèvent de jalousie ? »

Éric Chevillard, La Nébuleuse du crabe, 1993

crabe2
Merci à Sami. [ Illustration: Alain Ghertman ]

« Mais encore, Crab porte en permanence sur le dos un lourd fauteuil, car rien n'est fatigant comme de porter en permanence sur le dos un lourd fauteuil, et il est nécessaire de temps en temps pour souffler un peu. On n'en finit pas de découvrir Crab. » Idem.

~

« [...] à force de manger dans l'assiette de leurs maîtres et de partager toutes leurs activités, en effet, les chiens réussissent déjà des étrons humains très vraisemblables, très fidèles, le reste suivra, à quoi l'on mesure la valeur pédagogique irremplaçable de l'exemple. » Idem.

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Commentaires
A
Et je vous recommande son blog, excellent et quotidiennement alimenté <br /> http://l-autofictif.over-blog.com/
Répondre
Y
Oui, n'est-ce pas ?
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K
Mais vous lisez dans mes pensées ! J'ai découvert ce Chevillard sur une plage de Turquie, tout en matant les derrières flasques de vieilles Allemandes rouge écrevisse. C'est drôlement chouette, ce qu'il écrit.
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