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le vieux monde qui n'en finit pas
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4 juillet 2019

La Rochelle 06

les proscrits

Berg Ejvind och hans hustru [Les proscrits] Victor Sjöström, 1917

Avec le recul, c'est éprouver surtout le film comme une promesse: celle de l'œuvre à venir de Sjöström sachant rendre visible l'invisible, à savoir le mouvement des âmes. Mais plus encore, il est une promesse pour le cinéma tout entier. Un seul exemple: quand Berg-Ejvind déclare son amour à Halla et qu'elle-même, à tout jamais transportée, le demande une seconde fois en mariage, quand tous deux se déclarent sur le champ mari et femme, dans quel film sommes-nous: Les Proscrits ou, déjà, dans Johnny Guitar, ce western lyrique tourné quelque quarante ans plus tard et sur un autre continent ? « Voir un film de Sjöström – dixit Henri Langlois, 1956 –, c'est monter vers un air de plus en plus pur. » [Bernard Benoliel]

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