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le vieux monde qui n'en finit pas
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3 juin 2021

Élisabeth Roudinesco étrille les identitaires de tout poil (elle a foutrement raison)

Extrait du chapitre "Le labyrinthe de l'intersectionnalité"

« Ainsi les classifications de la psychiatrie firent-elles retour de façon inattendue pour se substituer à ce qu’on appelle plus simplement antisémitisme, racisme, sexisme, rejet de l’altérité ou de l’anormalité, ces mots pouvant aisément recouvrir les autres discriminations à l’encontre de "tout ce qui n’est pas soi". Sans compter les multiples néologismes [...] fabriqués par des associations féministes "racisées" pour dénoncer un suprémacisme blanc et patriarcal. D’où l’apparition [...] sans la moindre intention humoristique, d’autoreprésentations majestueuses et royales à des fins identitaires, du genre: "Je suis transgenre, intersectionnel, tendance queer-décoloniale, ethniquement afro-hispanique, racisé. Je suis discriminé par les cisgenres, transphobes, lesbophobes, grossophobes, pauvrophobes, armés du privilège blanc paternalo-occidentalo-hétéronormé ainsi que par le fémonationalisme et l’homonationalisme des blancs et blanches qui se sont hétéro-normalisé.e.s en devenant hostiles aux subalternisé.e.s noir.e.s, etc." » Élisabeth Roudinesco, Soi-même comme un roi, Essai sur les dérives identitaires, Seuil « La couleur des idées », 2021.

Fou

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