12 novembre 2009
Un peu de poésie et ça redémarre

Lendemain de onze novembre. Une nouvelle année démarre.
Un peu de poésie murale nous aide à passer le cap (Bruxelles).

01 novembre 2009
Pink Screens

La 8e édition de Pink Screens s'est achevée dans la joie et la bonne humeur.
On y reviendra

Mina Orfanou dans Strella, de Panos H. Koutras (Grèce, 2009)
Bande-annonce de Born in Flames (Lizzie Borden, USA, 1983)
29 octobre 2009
Pinocchio dans l'espace et le Chevalier à la Rose
Dépannons le Filochard qui m'écrit ce qui suit (moi, c'est Ribouldingue).
Aucune récompense n'est offerte, sauf notre reconnaissance légendaire et,
si nécessaire, le remboursement des frais encourus.

Huguette Duflos, Jaque Catelain (Der Rosenkavalier, 1925)
« Lundi dernier (26/10), dans une belle indifférence générale, Arte a diffusé LE CHEVALIER A LA ROSE de Robert Wiene (1925). J’avais programmé l’enregistrement... mais en oubliant bêtement de régler mon Sony sur l’horaire d’hiver ! Je n’ai donc eu que la première demi-heure du film (que j’ai effacée de dépit).
L’un de vous aurait-il eu l’idée lumineuse d’enregistrer cette rareté, que j’aimerais beaucoup voir dans son intégralité (et ajouter à ma collection dans la foulée) ?
Par ailleurs, j’avais raté PINOCCHIO DANS L’ESPACE, de Ray Goossens, quand ce dessin animé de long métrage était passé sur CinéCinéma Classics, il y a déjà une bonne quinzaine d’années. Quelqu’un l’aurait-il ? »

28 octobre 2009
The Names, Milan, 23/10
The Names, Milan, vendredi
Merci à Wally66100 et à Michel, of course
27 octobre 2009
L'étrangleur de Moulinsart
Jacques K. de Paris-Bretagne m'envoie ceci, qu'il a lu sur le blog d'Assouline
[C'est Bob Garcia qui parle.]
Je suis auteur de polars aux éditions du Rocher, Payot-Rivage, etc. (Testament de Sherlock Holmes, Duel en enfer, etc.). En marge de mon travail d'écrivain, j'ai publié par passion cinq petites études tintinophiles, tirées en moyenne à 500 exemplaires chacune, dans le cadre d'une association loi 1901 (Promocom) dont le but est de faire connaître Tintin auprès du jeune public. Certains de ces ouvrages contiennent quelques vignettes de Hergé au titre de la courte citation graphique et conformément à la convention de Berne de 1974 (Acte de Paris) afin d'illustrer le propos. Ni Promocom, ni moi-même n'avons gagné un centime avec ces publications quasi confidentielles. Un premier jugement - Tribunal de Nanterre - dans le procès opposant Moulinsart/Rodwell à Promocom/Garcia a admis le principe de la courte citation graphique. Moulinsart a fait appel. Le jugement en appel - Tribunal de Versailles - infirme sur le principe de courte citation graphique et me condamne à payer 48.619,76 euros pour contrefaçon, sur des accusations mensongères et non démontrées de Moulinsart (on me demande par exemple de retirer des images de Tintin d'un de mes ouvrages qui n'en contient aucune!).
L'association Promocom étant acculée au dépôt de bilan, et ne pouvant pas moi-même payer cette somme (je ne suis pas imposable en 2009), j'ai donc proposé par voie d'avocat une solution de conciliation à Moulinsart qui connaît fort bien ma situation financière. Réponse de Moulinsart: commandement de payer avec saisie-vente de ma maison, au plus tard mercredi 28 octobre. Je souhaite dénoncer les procédés orduriers de Rodwell et de Moulinsart, en montrant la violence et l'acharnement dont ils font preuve à mon égard. Un proche de Rodwell a annoncé publiquement devant témoins que "Rodwell veut la peau de Bob Garcia. Jusqu'à quand les juges vont-ils donner raison à un tel personnage?"

Image d'archives : « Un apache attend l'étrangleur à la sortie des bureaux. »
Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais illustrer le billet avec ce laideron de Castafiore ?
Pas envie de me retrouver à la rue.
23 octobre 2009
Alice Belaïdi, évidemment
« Tant de spectacles tournent autour de la femme au pays de l'homme, abîmée, avilie dans sa fraîcheur initiale. Ici, peut-être est-ce la première comédienne que nous découvrons qui allie le jeu vrai, le non-jeu dans sa crudité magique,engendrant la séduction féminine la plus troublante, celle-là précisément qui lui vaut dans ce récit le calvaire du commerce de son corps. Elle devient notre enfant dans une lumière qui est celle de la grâce, par delà les turpitudes. [...] Au nom de notre morale, on pourrait lui refuser son vieil imam qui l'épouse, son consolateur. mais voilà, elle avait tellement besoin d'une convalescence ! Vous avez remarqué ? On vous en parle comme si on avait rencontré quelqu'un ? » (Jo Dekmine)

Ça y est, on est encore tombé amoureux. Alice Belaïdi, à la folie.
Elle avait cassé la baraque à Avignon, cet été. Grâce à notre grand Jo Dekmine ( Théâtre 140 ), elle vient d'enflammer Bruxelles trois soirs d'octobre. Seule en scène pendant 80 minutes pour jouer l'adaptation géniale (par Gérard Gelas, du Chêne noir) des Confidences à Allah de Saphia Azzedine. Encore un coup de Léo Scheer. Vite, qu'elle revienne.




Centres de rétention : Mise à sac d'une entreprise
« Sûrement des anarchistes.» (La police)
Belgique - Ils saccagent l’entreprise qui construit un nouveau centre de rétention
Une vingtaine de vandales masqués ont envahi jeudi l’entreprise de construction Besix, dans la commune gantoise de Sint-Denijs-Westrem. Ils ont saccagé l’entreprise, selon le parquet de Gand. Les faits résulteraient du mécontentement provoqué par la construction d’un nouveau centre fermé pour les sans-papiers à Steenokkerzeel, à côté du centre fermé existant 127bis. La bande est entrée dans le bâtiment de Besix, Kortrijksesteenweg, en fin de matinée. Les vandales ont saccagé tout le mobilier. Ils ont projeté de la peinture noire partout, abîmé du matériel de bureau, des ordinateurs, des peintures et des flatscreen et déversé un produit odorante sur le sol. La salle d’accueil, plusieurs bureaux et des espaces de conférences ont été saccagés. Des slogans en noir ont été mis sur un mur : "No borders" et "127 tris JAMAIS". Les énergumènes ont expliqué à la réceptionniste qu’il ne lui arriverait rien si elle se tenait calme. Ils ont également déclaré que leur acte était "la conséquence de la construction des prisons". Les vandales s’opposeraient ainsi à la construction d’un nouveau centre de transit pour sans-papiers à Steenokkerzeel. Le nouveau centre sera construit sur un terrain qui jouxte le centre fermé 127 bis. Leur méfait accompli, les individus ont pris la fuite sans être inquiétés. La police n’a pas de traces vers des suspects, mais elle a déclaré qu’il est sûr qu’il s’agirait d’anarchistes. 16.10.2009 Traduit du quotidien belge Nieuwsblad par Cette Semaine ("Brèves du désordre")
20 octobre 2009
Le vermisseau de la semaine : M. A, de la STAB
Lu ce matin cette dépêche (Agence Belga, Bruxelles)
Mis en ligne le 20/10/2009 à 09h35
Métro bruxellois :
appel à ne plus aider les mendiants
Depuis le 15 octobre, un message sonore dans les stations du métro bruxellois incite les passants à ne pas attirer les mendiants en les aidant, ce qui choque une partie du public et les associations d'aide aux démunis qui y voient un appel à l'égoïsme, écrit mardi la presse francophone. Jean-Pierre Alvin, le porte-parole de la STAB, précise que ce message est inspiré de ce qui se fait dans les transports en commun parisiens. "Le texte est d'ailleurs identique à celui qui est diffusé à Paris", se défend-t-il. A la STAB, on dément qu'il y ait une augmentation de la mendicité sur le réseau. le but serait de conscientiser les passagers du rôle qu'ils ont à jouer. "On veut faire prendre conscience aux clients que s'ils donnent satisfaction aux mendiants, ceux-ci reviendront. Et les mendiants ont d'autres ressources ou d'autres endroits pour mendier", conclut le porte-parole de la STAB.
[Je remercie Manu pour la dépêche] ~ (GFR) © Belga Bruxelles
Je vous laisse décortiquer les deux phrases que j'ai surlignées en bleu. J'ai pour ma part un petit faible pour ce que suggèrent les mots « ceux-ci reviendront » (et le frisson qui va avec). Si c'est pas du fascisme, on n'en est pas loin.
Faute de cracher franchement au visage de M. A ou, mieux, de le livrer aux hordes de mal rasés mal lavés mal éduqués mal polis mal nourris mal logés mal chauffés mal aimés qui hantent les couloirs de la Société de Transports Intercommunale de Bruxelles (et qui se feraient sans doute une joie, à notre grand plaisir, de le mettre en pièces et de le dévorer tout cru), on peut lui faire part de son mépris en se connectant ICI. Sale boulot, porte-parole, hein ? Dire que demain, ce type peut être mis au chômage et, poussé par la déprime et par sa daronne, se foutre par la fenêtre.
~
Et pendant ce temps-là, chez les riches :

C'était samedi dernier, à Rome, chez M. et Mme Pape.
De gauche à droite, Mme Pape, une reine des Belges, un roi des Belges (en exercice), M. Pape. C'est pas la honte ?
11 octobre 2009
Coleman Hawkins à Bruxelles, 1962
Coleman Hawkins (saxophone ténor), seul puis accompagné de Jimmy Woode (contrebasse), Georges Arvanitas (piano), Mickey Baker (guitare) et Kansas Fields (batterie), est filmé dans un studio de l'INR (future RTBf), à Bruxelles, en 1962. La réalisation, mise en scène soignée et discrète, est de Yannick Bruynoghe. Le montage subtil, drôle et léger, est de Robert Van Hammée lui-même soutenu par la scripte Margo Bruynoghe. Le tout est enregistré par trois caméras et dure une trentaine de minutes. C'est du grand art. Sur Dailymotion, j'ai relevé cet éloge touchant. La langue est celle que pratiquent les moins de trente-neuf ans qui s'expriment aussi sur Facebook et par SMS (textos). Tel quel.
« ça fait vraiment plaisir à écouter on dit que le jazz c'est pour les vieux mais ils ne connaissent les racines de ce qu'ils écoutent en plus le jazz vient de la rue »
Merci à Alternativa pour le fichier, à Millimwa pour le tuyau
07 octobre 2009
De Bruxelles à Brest : galaxies et alternatives

Communiqué officiel
« Huit ans déjà ! Le festival intergalatique de l’image alternative continue son voyage dans l’espace bouillonnant des salles obscures et des chapiteaux de cirque, pour vous emmener cette année à la découverte du cinéma alternatif belge. Après le Chili en 2007, le Liban en 2008, c’est du côté des astres Wallons et Flamands que le festival a décidé de se mettre en orbite. Pourquoi la Belgique ? Parce que ! Mais aussi car les hasards des rencontres cinématographiques nous ont fait rencontrer un paquet de cinéastes belges et sympas, à tel point que ça en est devenu un euphémisme. Et puis, en creusant un peu, en explorant Bruxelles et ses faubourgs une semaine durant, nous avons rencontré des personnes, des énergies mais aussi des questionnements politiques, des engagements et un humour dont nous nous sommes sentie très proche. Si l’on en croit nos clichés hexagonaux, la Belgique est un petit pays où se concentrent des frites, des blagues et un accent rigolo. Mais non ! La Belgique (ou les Belgiques ?) ont beaucoup de choses à nous montrer et à échanger. Si les belges connaissent tout de notre vie politique, l’inverse n’est pas vrai. Il y a pourtant beaucoup de chose à dire sur ce pays (ces pays ?) où l’on cause, comme on le verra dans le choix des films, de séparatisme, d’insurrection, de résistance, d’intégration, de création et de folie. »
« Pour plus d’informations, n’hésitez pas à nous contacter ou même passer au local », ajoutent les Brestois.
Ils en ont de bonnes. Au local ! Faute d'un accord tarifaire avec la SNCB-SNCF, société de navettes intergalactiques bien connue, on peut aussi consulter leur site Internet : ICI. On saura tout sur le festival, en français, breton, espagnol et anglais. N'ont pas eu le temps de faire une traduction flamande. C'est bien la peine de parler des "Belgiques". J'en connais qui vont faire la gueule, au fédéral. Pour leur peine, à Brest, on ne verra pas De Helaasheid der Dingen (La Merditude des choses, de Felix van Groeningen), Amphore d'or du récent festival de Quend (Groland). L'ex-Brestois Miossec était pourtant dans le jury. Bah, c'est bien fait.
