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le vieux monde qui n'en finit pas

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22 juillet 2026

Hotties Reading 946

Voula Papaioannou (1898-1990)

 

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19 juillet 2026

Teddy Wilson trio, 1969

Teddy Wilson (p), Isla Eckinger (b), Peter Giger (dms)

18 juillet 2026

Glen Baxter, l'art et le cheval

 

16 juillet 2026

Natalia Ginzburg

"Les motifs de révolte contre l'injustice sociale étant précis, concrets et suffisamment clairs aujourd'hui dans le monde, la révolte du féminisme contre l'espèce virile est pure perte de temps, pure futilité, prétexte malhonnête au bruit et à la confusion, et pure erreur." 

Natalia Ginzburg (1916-1991),

citée dans le dossier que lui consacre LMDA de juillet-août 2026.  

15 juillet 2026

Hotties Reading 945

L'épisode n°945 de Hotties Reading est dédié à l’ami Gérard Lenne,
éminent critique et historien de cinéma, auteur de quelques livres qui firent date,
grand organisateur de quiz cinéphiles et pourvoyeur des meilleures énigmes
(qui, je l'avoue, m'ont souvent laissé sur le carreau).

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14 juillet 2026

Le quatorze juillet, on écoutera Fet.Nat, et rien d’autre

Le rictus du geôlier / Cible du malfrat
Jean-François Nault, Linsey Wellman,
Olivier Fairfield, Pierre-Luc Clément, 2017

13 juillet 2026

Kill Bill

Lu ce qui suit dans le programme hebdomadaire du cinéma "art" et "essai" le plus proche de notre isba. La chaleur leur a liquéfié le cervelet, c’est sûr. [Outre le foutage de gueule, on appréciera la syntaxe, sur le mode ChatGPT.] Mais au moins, ils pourront vendre de la bière à l’entracte.

« Kill Bill : The Whole Bloody Affair est une édition complète des deux films d'action d’arts martiaux Kill Bill : Volume 1 et Kill Bill : Volume 2. Le film était à l’origine prévu pour être publié comme une seule partie. Toutefois, en raison de la durée du film plus de 4 heures, il a été divisé en deux parties. »

 

 

13 juillet 2026

Sam Neill 1947-2026

 

 

13 juillet 2026

« Hurricane », 2026

Abraham, Angel, Israel et Momo Boyd, aka Infinity Song.

Merci à Jacky  Goldberg [ et à Côte à Côte ]

12 juillet 2026

FDJ 293 : Michael Roemer

Abbey Lincoln, Ivan Dixon, Yaphet Kotto dans Nothing but a man, 1964

 

 

12 juillet 2026

Sans espoir

« Tout le monde sait, mais cela ne change rien : personne ne veut renoncer à un mode de vie consumériste qui flatte la facilité (dopamine obtenue sur commande en quantité illimitée : achats sur internet, nourriture ultra-transformée, écrans omniprésents). Dans mon département, le Pas-de-Calais, les maisons neuves sont construites sur d’anciens terrains agricoles. La mode est aux toitures noires, aux huisseries noires et les pelouses ressemblent à de magnifiques moquettes immaculées, sans aucun arbre (c’est vrai qu’à l’automne, les feuilles qui tombent, ça fait sale !). Les terrasses extérieures sont vite aménagées avec tout un tas de meubles (en plastique), un barbecue, que sais-je encore : le tout est d’acheter sans fin. Plus au sud, les gens installent la clim et font construire des piscines. Donc c’est sans espoir : le choix est déjà fait. Continuer à consommer et maintenir des habitudes mortifères plutôt que de s’adapter et réfléchir. » Marilou, dans Le Monde

 

11 juillet 2026

Tant qu'on a la santé

« Il enduisit de baume ses cheveux, après le shampooing et l’après-shampooing. Il passa le fil dentaire et se brossa les dents, se rasa et mit de l’après-rasage. Il massa ses mains gercées avec de la lotion, son épaule en vrac avec du gel analgésique, sa tendinite à la cheville avec une crème anti-inflammatoire et son poignet atteint d’ostéoarthrite avec un baume au CBD (un diagnostic récent et déprimant, mais qui n’était pas le pire, tant s’en faut). [...] Il avala un cachet d’ibuprofène pour lutter contre les douleurs en général, un sachet pour la tension, un autre pour le cholestérol, deux gélules d’huile de poisson pour une raison qu’il avait oubliée. [...] Julian prit également un comprimé multivitaminé, prétendument adapté aux quinquagénaires, un cadeau de ses enfants pour son cinquantième anniversaire, une sorte de plaisanterie qui n’en était pas vraiment une, et ne l’avait pas fait rire, même au moment du gâteau sans gluten. » Chris Pavone, Le portier [2025], Gallimard, « Série noire », traduit de l’anglais par Jean Esch, 2026.  

10 juillet 2026

Oscar Peterson et Count Basie, « Jumpin’ at the Woodside »

Peterson (p), Basie (p),
Niels Petersen (b), Martin Drew (dms).
BBC Special, 1980.

10 juillet 2026

Coup de chaud sur la Bretagne (suite)

« Aucun territoire n’est à l’abri du changement climatique, la Bretagne ne sera pas un refuge »

Confondre l’exposition géographique d’un territoire et sa vulnérabilité au changement climatique peut créer un faux sentiment de protection et accentuer l’impréparation des pouvoirs publics et des habitants, avertissent les analystes Clément Jeanneau et Antoine Poincaré dans Le Monde du 11 juillet.

Il est une idée reçue, tenace, que les dernières semaines viennent sérieusement bousculer: la croyance en l’existence, en France, de territoires refuges vis-à-vis du réchauffement climatique. Pour citer l’exemple le plus emblématique: qui n’a pas déjà entendu, et pas seulement sur le ton de la plaisanterie, que la Bretagne ferait office de dernier bastion de fraîcheur à l’ère du réchauffement ?

Les canicules qui se succèdent depuis le mois de mai démontrent qu’il n’en est rien: aucun territoire n’est à l’abri du changement climatique. La Bretagne ne sera pas un refuge climatique. Il ne s’agit pas de nier qu’il puisse y avoir des températures moins élevées, par endroits et pour certaines vagues de chaleur, et que cela soit parfois le cas en Normandie ou dans le Nord. Mais la Bretagne est elle aussi en « insécurité climatique », pour reprendre l’expression de l’ingénieur spécialisé Alexandre Florentin, de même que les autres régions précitées.

Une étude menée par l’Observatoire de l’environnement en Bretagne montre ainsi que dans une France à + 4°C, ce qui correspond à la trajectoire actuelle de réchauffement à l’horizon 2100, les records de température pourraient atteindre en Bretagne 50°C par endroits; que jusqu’à six vagues de chaleur pourraient survenir en une année; que les conditions favorables aux feux de forêt augmenteraient de vingt-cinq jours par an; que la sécheresse des sols serait plus longue d’au moins un mois et plus intense de 47% ; qu’en été, les débits des cours d’eau chuteraient de 37% par rapport à la période 1976-2005...

La liste serait longue. Présentée l’été dernier devant des élus bretons et leur administration, elle a fait l’effet d’un choc, comme le raconte le pilote de l’étude, Pierre d’Arrentières, interrogé dans le cadre de notre livre Gérer l’inévitable : repères face à la dérive climatique (Terre à terres, 2026). De nombreux acteurs locaux ont alors manifesté leur surprise, « comme si beaucoup découvraient le sujet », témoigne-t-il.

Ces réactions illustrent un risque sérieux: celui du faux sentiment de protection. Il n’est pas propre à la Bretagne: les récents travaux du GIEC normand montrent, par exemple, que seuls 52% des Normands disent ressentir le dérèglement climatique dans leur quotidien, contre 71% au niveau national, selon une étude Odoxa de 2023. Si ce ressenti s’appuie sur des faits indéniables, il n’en reste pas moins piégeux: l’illusion de protection peut retarder la démarche d’adaptation d’un territoire. Le chercheur Julien Reveillon, de l’université de Rouen-Normandie, parle, dans un article publié sur The Conversation, d’un « biais d’optimisme irréaliste » en Normandie induit par ce « fort décalage de perception du dérèglement climatique ».

À ce stade, il est possible de se dire que la situation va certes se dégrader en Normandie ou en Bretagne, mais qu’il y fera tout de même souvent plus frais qu’ailleurs. Il ne faut cependant pas confondre l’exposition géographique d’un territoire et sa vulnérabilité, qui dépend de facteurs sociaux, politiques, environnementaux...

Ainsi, en Bretagne, la proportion de personnes âgées, plus fragiles face à la chaleur, est supérieure à la moyenne nationale, et en augmentation, selon les récentes études de l’Insee. La région est aussi très vulnérable sur la ressource en eau, en raison de sa géologie très particulière qui limite ses réserves souterraines. Elle puise ainsi 75% de son eau potable dans ses eaux de surface, contre 36% au niveau national, comme le constate l’agence régionale de santé dans un bilan de 2017. Une commission parlementaire observe également qu’en 2022, 70 communes bretonnes ont perdu provisoirement leur accès à l’eau. Cette année-là, l’une d’entre elles a même connu cinq mois sans eau potable au robinet. Un afflux d’habitants ou de touristes ne ferait que renforcer la pression sur la ressource et donc la vulnérabilité de tous.

Par ailleurs, le risque climatique d’un territoire n’est pas gravé dans le marbre. Certaines villes partent avec des atouts naturels indéniables, mais leur avenir dépend de leur capacité à se préparer à un climat déréglé. À ce stade, pour les territoires les mieux lotis sur le papier face à certains aléas, rien n’est acquis. La Bretagne est, par exemple, peu préparée aux fortes chaleurs, notamment du point de vue de ses bâtiments.

Enfin, le risque peut varier de façon majeure sur un même territoire, en fonction de spécificités liées, par exemple, à l’urbanisme, ou des liens de solidarité entre acteurs locaux, qui peuvent sauver des vies.

Dans ce contexte, le rôle des pouvoirs publics est essentiel. Face aux canicules, l’une des priorités devrait être de faciliter l’accès aux lieux naturellement frais ou déjà climatisés présents partout en France, en veillant à réduire les inégalités d’accès à la fraîcheur. Le collectif Demain 50°C appelle ainsi à s’appuyer sur les églises, où peut être organisé l’accueil des plus fragiles.

L’extension des canicules à tout le pays plaide pour une politique de droit à la fraîcheur sur tout le territoire. La France pourrait s’inspirer de l’Espagne, où l’État et les collectivités ont coordonné la mise en place d’un réseau d’abris climatiques. L’idée est de s’appuyer sur l’existant (bibliothèques, piscines, parcs) pour en faire une infrastructure publique de résilience: extension des horaires d’ouverture, travail pour rendre ces espaces accueillants auprès de différents publics, etc. À Barcelone, 99% des habitants vivent à moins de dix minutes à pied d’un abri climatique, ainsi que l’indiquaient les auteurs d’un article sur le sujet dans The Conversation.

À l’heure où les débats se focalisent sur la climatisation, ce cas rappelle que l’adaptation climatique, loin d’être un seul sujet technique, est éminemment sociale et politique. Il invite à se poser une question encore trop occultée: quel modèle d’adaptation climatique voulons-nous ?

Clément Jeanneau et Antoine Poincaré sont analystes, spécialistes de l’adaptation au changement climatique et auteurs de Gérer l’inévitable : repères face à la dérive climatique (Terre à terres, L’Aube, 2026).

9 juillet 2026

Le Morbihan et ses voisins sont dans le rouge

 

8 juillet 2026

Hotties Reading 944

« Monument Valley », Tracey Emin 1995

8 juillet 2026

Lectures pour tous : Edgar Hilsenrath

« Madame Shmulevitch : visage de momie. Je lui donnerais facile quatre-vingt-dix ans. Mais ça ne peut pas être ça. [...] Non. Elle ne peut pas être aussi vieille, impossible. Car les yeux, dans son visage de momie, sont étrangement vivants. De furieux petits yeux d’oiseau, dont la force hypnotique cloue chacun au poste de travail qui lui est assigné : apprentis, coiffeurs, manucures, cireurs de chaussures et même Shmuel Shmulevitch, le patron. Comme on dit dans la boutique, pardon, dans le salon : "Quand elle vous regarde, on bosse. On met les bouchées doubles sans gaspiller son temps." Oui. Quand Madame Shmulevitch lève les yeux, plus personne n’ose se curer le nez, se gratter le derche, voire fumer une cigarette : ça coupe, ça tond, ça rase, ça racle, ça masse, ça peigne, ça lotionne, en un mot : ça travaille. » Le nazi et le barbier [1977], traduit de l’allemand par Jörg Stickan et Sacha Zilberfarb, Le Tripode, 2018.

 

2 juillet 2026

Lectures pour tous : Johann Chapoutot / Bertolt Brecht

« Mais vous, levez les yeux, cessez de jacasser
Apprenez donc à voir, et enfin agissez.
Le monde gouverné par cette pourriture ?
Les peuples l’ont maté, et pourtant attention :
N’exultez pas trop tôt, la victoire n’est pas sûre –
Car ce terreau putride est encore fécond ! »

 

***

Épilogue de La résistible ascension d’Arturo Ui (Bertolt Brecht, 1957). Dans une nouvelle traduction, fichtrement rajeunie, signée Alexandre Pateau. La pièce de Brecht, agrémentée de moult commentaires et variantes, est précédée d’un essai / mise en perspective de Johann Chapoutot. L’Arche, « Uppercut », 2026, 264 p., 17 €.

 

2 juillet 2026

Archie Shepp (ss), Horace Parlan (p)

Nobody knows the troubles I’ve seen,
extrait de l’album Steeplechase « Goin’ Home »,
enregistré à Copenhague, Sweet Silence Studios, le 25 avril 1977

1 juillet 2026

Hotties Reading 943

Louise Brooks, Laurel Canyon [Los Angeles], 1927

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