Hotties Reading 952
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Françoise Hardy 1944-2024
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August Friedrich Schenck, Angoisses, ca.1878 [Melbourne]
Enfin, quelqu’un qui ne nous saoule pas avec le paradis, saint Pierre, le bondieu, les retrouvailles au ciel avec Raoul et toutes ces inepties. Entarter la mort, en revanche, ça a du chien. Merci à Jérôme Sié, et à Willy.
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« Chez les corvidés sociaux, comme les corbeaux et les corneilles, de nombreux naturalistes ont rapporté un comportement particulier en présence d’un congénère mort. On trouve ainsi dans la littérature des mentions de ce que certains considèrent comme un rite funéraire. Une corneille vient de mourir, mort accidentelle à la suite d’un accident de chasse, de l’action d’un prédateur, d’une collision, et toutes les corneilles du clan accourent, lançant des croassements forts, longs et monocordes. Bientôt ce seront des dizaines, voire une centaine de corvidés qui observeront la scène, posés à proximité ou en survol. Ces corneilles viendraient rendre un dernier hommage à ce congénère connu qui vient de mourir. [...] Une collègue américaine a réalisé ses travaux de thèse sur le sujet. [...] Elle a présenté à des corneilles un cadavre de congénère (une peau comme conservée dans les collections du Muséum), pour tester leurs réactions et enregistrer leurs réponses comportementales. Les corneilles présentes, bien vivantes, sont venues par curiosité, mais ne se sont pas engagées dans un quelconque rituel mortuaire d’adieu. En revanche, certains individus se sont approchés du corps sans vie et ont même essayé de s’accoupler avec cette peau posée au sol. Nous sommes bien loin d’un rite culturel témoignant d’une grande sensibilité... » Frédéric Jiguet, Vivent les corneilles, Actes Sud, « Mondes sauvages », 2024.

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Cette miniature (6 x 6 cm) faite à la main, partie d’une série de trois,
nous a été offerte par Pierre Desproges (1939-1988).
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« Le moment est venu de donner une leçon à l’Iran. – C’est le Canada. »
[Merci à Édouard]
Noël, notre compère, dit Le Grand Boudou, conseiller balistique de Georges Le Gloupier [de l’Internationale pâtissière] et concepteur d’impayables facéties, meneur de bringues arrosées à l’Oud Zottegem, ahurissant cinémaroufle et infatigable collectionneur de livres et de fi-films, auteur de l’indispensable Anthologie de la subversion carabinée (1986-2026) [dont la quatrième édition est sortie en avril dernier], vient d’être poussé vers la sortie par une longue et douloureuse maladie. Noël Godin était né à Liège en septembre 1945, il a posé ses kamiks à Bruxelles en ce triste dimanche d’août 2026. Comment allons-nous nous passer de sa présence singulière, de son humour allaisien rentre-dedans et de ses innombrables trouvailles langagières, de sa radicalité burlesque, de ses mots de désordre (Vive Ravachol ! Vive Fourier !), de son érudition picdelamirandolesque, de la tendre amitié et de la confiance dont il nous honora pendant quarante ans ? Pour sécher nos larmes, nous pourrons nous rappeler qu’il prenait à son compte l’affirmation d’Ernest Cœurderoy déclarant en 1854 dans Hurrah ! ou la révolution par les cosaques (il y en a comme ça des mille et des cent dans l’Anthologie) : « Le but de ma vie étant le bonheur, je dois être sans pitié pour cet abîme d’indescriptibles misères qu’on appelle civilisation, et voir avec joie tournoyer sur lui les plus grands fléaux et les plus redoutables malheurs. » Ciao, Noël.
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le conseiller balistique
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avec Sylvie, dite le Gnouf
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les années 2000
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au Testet, avec Yannis Youlountas (septembre 2014).
À l’arrière-plan, Raoul Vaneigem
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Malgorzata Braunek dans Trzecia czesc nocy
[La troisième partie de la nuit], Andrzej Zulawski, 1971.
Connie Crothers, née le 2 mai 1941 à Palo Alto (Ca), est morte le 13 août 2016 à New York (NY). Il y a donc dix ans jour pour jour. On écoute ici l’album qu’elle enregistra avec Max Roach en 1982, Swish. Silence, ou je fais évacuer la salle.
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Extrait de l’album « Night Train ». Oscar Peterson (piano), Ray Brown (bass), Ed Thigpen (drums), Verve 1962. Je remercie infiniment Jean-Pierre Jackson, auteur d’un livre indispensable sur Oscar Peterson [Actes Sud/Classica, 2012], d’où je tire ces quelques lignes sur Hymn to Freedom.
« Le climat presque solennel du morceau trouve ses racines dans la conscience sociale d’Oscar, militant pour la lutte contre l’intolérance, le racisme et la bêtise, dont il n’a cessé de souffrir depuis l’adolescence. Le titre est une affirmation évidente de son soutien au mouvement pour les droits civiques du révérend Martin Luther King, ainsi qu’un émouvant salut à celui des Freedom Riders lancé par le Congress of Racial Equality (Core) qui fait voyager des groupes, comprenant des Noirs et des Blancs, dans des cars inter-États, en violant délibérément les lois ségrégationnistes du Deep South pour mettre le gouvernement fédéral au défi d’appliquer la loi. »
Catherine Le Goff est-elle la plus bretonne des artistes belges (elle vit à Bruxelles) ou l’inverse ? Question bête. Le beau livre de gravures de ma jeune payse, Chez Mémé, qui retrace les souvenirs d’étés lointains passés dans la maison grand-maternelle au cœur du Morbihan, vient enfin de me parvenir. C’est gentil, c’est drôle, c’est émouvant, ça remue des souvenirs. Et bien sûr, les gravures de Catherine sont splendides. Éditions CFC, Bruxelles, 2024, cartonné, 48 p., 15 € . Prix Espiègle 2025.
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