Une semaine après la sortie en librairie du Journal 1966-1974 de Jean-Patrick Manchette (Gallimard, 640 p., 26 €), on nage dans le bourbier des clichés dégradants et des superlatifs qui n'engagent à rien, des approximations admiratives et des imprudentes contrevérités (les morts, on leur fait dire ce qu'on veut).

Il nous fallait une grande bouffée de contrepoison.

C'est Serge Quadruppani qui s'y colle, dans un texte chaleureux qui remet à l'heure les tocantes de quelques tocards. (Il nous fit déjà le plaisir d'une brève mais décisive intervention dans Libération du 2 mai.)

http://quadruppani.samizdat.net/spip.php?article32

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