La république des carpettes

« Le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand vient donc d’annoncer sa décision de retirer Louis-Ferdinand Céline des célébrations nationales, cédant ainsi à la pression de Serge Klarsfeld qui avait exprimé son indignation. Quel crédit peut encore accorder à la moindre de ses décisions quand on constate la légéreté avec laquelle un ministre de la République, qui a dans un premier temps accepté, avalisé et préfacé le programme des célébrations nationales, se renie sous la simple menace d’une injonction publique venant d’une personnalité et d’une association ? L’ancien professeur d’histoire aurait-t-il découvert entre-temps que Céline était antisémite ? La volte-face est indigne et injustifiable. On saura désormais à quelle aune il convient de mesurer les prochaines décisions du ministre de la Culture. En attendant, son art consommé de la langue de bois lui permettra certainement d’expliquer comment son désaveu n’a en rien bafoué l’indépendance des historiens, conservateurs et universitaires membres du Haut comité chargé de préparer les célébrations nationales. » 

Pierre Assouline, hier soir.

(Oui, le titre du billet est approximatif. So what ?)