Grâce à Thomas, j'ai retrouvé dans le Journal de Jean-Patrick Manchette cette remarque assassine (mais assez juste) à propos d'un vieux film de Rohmer, qui me semble s'appliquer assez exactement à tout ce pan du cinéma bourgeois auquel appartient le dernier Dreyer - que j'ai revu ce matin.

"Lundi soir, nous avons vu à la télévision Ma nuit chez Maud d'Eric Rohmer. Ce serait une charge féroce de la sottise bourgeoise s'il n'apparaissait pas clairement que, de l'avis de l'auteur, les personnages sont non pas des sots, mais tout au contraire des êtres fins et subtils. C'est donc un film ridicule et abject dans l'exacte mesure où il se veut noble et grave, c'est-à-dire totalement."